Posts Tagged ‘PSOP’

Brochure P.S.O.P.

30 avril 2014

Brochure pdf de 40 pages sur le Parti Socialiste Ouvrier et Paysan (1938-1939), issu de la tendance Gauche Révolutionnaire, compilant des textes déjà publiés sur notre site (et/ou sur des anciens sites de nos collaborateurs avant la création de la B.S.):

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L’arrestation de Lucien Weitz en 1939

31 janvier 2014

Le 25  juillet 1939, le journal La Jeune Garde, organe des Jeunesses socialises ouvrières et paysannes est perquisitionné et Lucien Weitz est arrêté pour un article « qui incitait les militaires la désobéissance, dans un but de propagande anarchiste ». La quatrième chambre correctionnelle le condamne le 22 septembre 1939 à deux ans de prison et 500 francs d’amende.

Jean Zyromski ajoute un post-scriptum à sa tribune dans le Populaire du 10 août 1939:

Je suis en désaccord total, absolu, avec les conceptions de politique internationale du Parti Socialiste Ouvrier et Paysan. Mais je tiens à élever ma protestation contre l’incarcération de Weitz et aussi à affirmer publiquement ma conviction de l’honorabilité et de la loyauté entière de Marceau Pivert, militant désintéressé depuis toujours.

Dans son journal du 11 août 1939, George Orwell note:

Various arrests in France in connection with anti-war & anti-imperialist activities include Lucien Weitz & R. Louzon.

La Révolution prolétarienne défend énergiquement l’accusé:

POUR UN ARTICLE DE JOURNAL WEITZ EST ARRETE PREVENTIVEMENT ET MIS AU DROIT COMMUN !

Pour la première fois en France, depuis des temps immémoriaux, une arrestation préventive a eu lieu pour délit de presse : celle du camarade Lucien Weitz poursuivi pour un article de la Jeune Garde, l’organe des jeunesses du Parti socialiste ouvrier et paysan.

L’inculpation est celle rituelle de « provocation de militaires à la désobéissance dans un but de propagande anarchiste », — bien qu’aucune phrase de l’article ne s’adresse à des militaires et que le Parti socialiste ouvrier et paysan auquel appartient Weitz n’ait rien d’anarchiste, étant un parti électoral.

L’arrestation préventive de Weitz, contrairement à toutes les traditions, sa mise au régime de droit commun, contrairement non seulement aux traditions républicaines mais à celles de l’Empire, montrent à quel point est déjà parvenue la fascistisation de la France. Après avoir emprunté à Napoléon-le-Petit le système des décrets-lois, Daladier retire aux défenseurs de la liberté le régime d’humanité que celui-ci leur avait accordé.

Nous sommes tombés plus bas que sous l’Empire !

La Révolution prolétarienne, 10 août 1939.

Marceau Pivert et le service du film de la Fédération de la Seine

5 décembre 2009

Extrait de la contribution de Bert Hogenkamp au livre Une histoire mondiale des cinémas de propagande (2008). Bert Hogenkamp est historien du cinéma, professeur à l’Université d’Utrecht et responsable de la recherche aux archives audiovisuelles néerlandaises (NAA). Les illustrations ajoutées par nos soins viennent du Fonds Pivert du Centre d’histoire sociale du XXe siècle.

Ce fut finalement la fédération de la Seine du Parti socialiste SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière) qui créa son propre service cinématographique. L’instigateur en fut Marceau Pivert, le chef de la Gauche révolutionnaire de la SFIO; le prétexte concret pour commencer à tourner fut la rumeur selon laquelle les sociétés commerciales d’actualités pourraient boycotter la commémoration annuelle des Communards tombés au Mur des Fédérés, le 16 mai 1935. Pivert enrôla quelques cameramen pour filmer la manifestation, à laquelle participèrent plus de 200 000 Parisiens. La cinéaste Germaine Dulac, mentionnée plus haut, membre de longue date de la SFIO, y assista en tant que conseillère. Le résultat fut un film de 25 minutes, intitulé Mur des Fédérés.

Le projet suivant du Service du film fut un documentaire sur le rassemblement populaire du 14 juillet 1935, célébrant la naissance du Front populaire (…°. Le Service du film de la Fédération de la Seine couvrit les grandes manifestations avec plusieurs équipes. Connu sous le nom de 14 juillet ou Bastille 1789 – Bastille 1935, ce film de trois quart d’heures reliait les événements de 1789 à l’assemblée populaire, en mettant l’accent sur la victoire du socialisme. C’était à l’évidence le point de vue de la Gauche révolutionnaire. En utilisant, entre autres, des séquences filmées par le Service du film de la Fédération de la Seine, l’Assemblée populaire elle-même réalisa un autre film sur le même événement, Le Défilé des 500 000 manifestants. Comme l’a fait remarquer Jonathan Buchsbaum, ce film « était plus festif et moins militant » que celui produit par le Service du film de la Fédération de la Seine, ce qui révélait les différences politiques entre la Gauche révolutionnaire et les communistes [1].

(…) La réalisation de ces deux films entraîna d’énormes dépenses pour le Service du film de la Fédération de la Seine. Il s’ensuivit une réorganisation interne et ce n’est qu’en 1936 qu’un nouveau film sortit. A nouveau, il couvrait une manifestation qui exigeait le démantèlement des ligues fascistes, suite à l’agression par un groupe de fascistes du leader socialiste Léon Blum qui se retrouva à l’hôpital. Le 16 février 1936 durait 20 minutes, le commentaire était dit par l’anthropologue Paul Rivet et par Georges Monnet, le chauffeur en charge de la voiture de Blum lors de l’attaque.

(…) Alors qu’on pouvait interpréter les images de Grèves d’occupation comme « Tout est possible » (ainsi l’avait écrit Marceau Pivert dans un célèbre article du Populaire), le Service du film de la Fédération de la Seine ne sortit aucun film sur les grèves, tout en ayant suffisamment de matière pour le faire. C’était évidemment pour des raisons politiques: si ce film avait insisté sur le caractère révolutionnaire des occupations d’usines, et émis un doute sur les déclarations de la CGT affirmant qu’on avait obtenu le meilleur résultat possible, il aurait été inacceptable pour le groupe majoritaire à l’intérieur de la SFIO. A l’inverse, si ce film avait soutenu que les grèves n’avaient pas remis en question le système capitaliste en place, mais que ce n’était qu’histoire de marchandage des syndicats avec les patrons, il aurait été inacceptable pour Pivert et ses partisans de la Gauche révolutionnaire. Au lieu de cela, le Service du film de la Fédération de la Seine produisit un certain nombre de films à la gloire de l’unité de la SFIO. Le film de 30 minutes sur le Conseil national extraordinaire du 10 mai 1936 pouvait sans aucun doute être interprété ainsi. Idem pour les trois films d’actualité qui suivirent:La Manifestation triomphale du 7 juin au vélodrome d’hiver, A Roubaix: le Nord socialiste reçoit ses ministres et 14 juillet 1936. Après le suicide, en novembre 1936, du ministre de l’intérieur Roger Salengro, le Service du film produisit La Vie et mort de Roger Salengro, hommage honnête à ce politicien de la SFIO qui fut victime d’une campagne de dénigrement venant de la droite.

Le désaccord croissant entre la Gauche révolutionnaire et les partisans de Blum commençait à paralyser le travail du Service du film, surtout composé de partisans de Pivert. Le déclin d’intérêt dont il était l’objet dans Le Populaire indique clairement que, vu ses liens étroits avec la Gauche révolutionnaire, il était de moins en moins perçu comme un service du film de l’ensemble du Parti socialiste. Sa production qui avait à son actif en 1936 quelques quinze œuvres originales (mis à part quelques films animés s’ajoutant aux films d’actualités), demeura quasiment identique l’année suivante et seules vinrent s’y ajouter quelques productions extérieures sur la guerre civile en Espagne [2]. Ce fut l’un des points de discorde, la Gauche révolutionnaire s’opposant à la politique non-interventionniste de Blum, laquelle était tout autant critique envers la politique communiste vis-à-vis de l’Espagne. Cela ne veut pas dire que le Service du film ne tourna rien en 1937, mais simplement que le matériel ne fut pas monté. En janvier 1938, le Service du film sortit enfin un film qui le remit à la une de la presse socialiste, mais il n’était pas de son cru, c’était la version française d’un film américain sur le commerce des armes, Trafiquants de la mort.

En juin 1938, au Congrès de la SFIO à Royan, Pivert et ses partisans démissionnèrent du parti et peu après, ils fondèrent le Parti socialiste ouvrier et paysan (PSOP). Le Service du film suivit loyalement Pivert et rejoignit en bloc le PSOP, archives cinématographiques comprises. Enfin, les images des grèves de juin 1936 et des manifestations de la Gauche révolutionnaire pouvaient être utilisées sans réserve. En novembre 1938 sortit le premier et unique film du PSOP, Contre le courant. Pendant près d’une heure, ce documentaire donnait une interprétation des événements survenus en France entre 1934 et 1938 du point de vue de la gauche radicale, ce qu’accentuait la voix de Marceau Pivert qui disait lui-même au commentaire.

Le moins que l’on puisse dire, c’est même en étant de plus en plus marginalisé au sein de la SFIO, le Service du film de la Fédération de la Seine restait cependant plus productif que Mai 36, organisation officielle du Parti pour l’art et la culture qui avait commencé ses activités en juillet 1936. Germaine Dulac était responsable de sa section film qui n’en produisit qu’un, Le retour à la vie (1936). Mélange d’actualités et des scènes de fiction, le film soutenait que seule une hausse du pouvoir d’achat résoudrait les problèmes économiques français. Pour le reste, Mai 36 se limita à participer à la production de La Marseillaise et à organiser des cours de vulgarisation sur le cinéma.

Notes:

[1] Jonathan Buchsbaum, Cinéma engagé: Film in Popular Front, Urbana III, Chicago, University of Illinois Press, 1988, p. 63. Buchsbaum nomme les actualités de l’assemblée populaire Le Grand Rassemblement, mais à Ciné-Archives la copie existante du film est enregistrée sous le nom: Le Défilé des 500 000. J’utilise donc ce titre.

[2] Le Populaire, 23 octobre 1937, p.6.

Femmes du PSOP

9 août 2009

Extraits du texte de Séverine Liatard, « Autour de la Gauche révolutionnaire : des femmes en politique au temps du Front populaire », dans Les deux France du Front populaire, de Gilles Morin et Gilles Richard. (L’Harmattan, juin 2008, ISBN : 978-2-296-05702-9, 416 pages). Gilles Morin a réalisé en 1995 l’inventaire du Fonds Pivert au Centre histoire sociale de Paris I.

Au sein du P.S.O.P. [1], le taux de représentativité des femmes est supérieur à celui des autres organisations de gauche: sur 972 militants, on compte 138 femmes. Elles représentent donc 14,2% des effectifs militants [2]. Une proportion qui a priori est plus favorable à l’accession de certaines d’entre elles à des postes de responsabilité, comme le comité directeur ou les comités de rédaction des diverses publications de l’organisation.

En septembre 1935, le comité directeur [3] de la tendance pivertiste comprend 25 membres dont 3 femmes (12%): Colette Audry, Hélène Modiano et Simone Kahn. La composition de ce comité reste la même jusqu’au début de l’année 1937 [4]. Lorsque la tendance pivertiste est exclue de la SFIO au lendemain du congrès de Royan en juin 1938, la commission administrative permanente (CAP) du PSOP comprend désormais 33 membres, parmi lesquels une seule femme: Suzanne Nicolitch [5].

Madeleine Hérard à Royan (1938)

Les comités de rédaction des trois organes d’information et de propagande pivertistes [6] sont dirigés par Marceau Pivert, Michel Collinet et René Lefeuvre pour La Gauche révolutionnaire, par Marceau Pivert, Lucien Hérard et René Modiano pour Les Cahiers rouges et par Michel Collinet pour Juin 36. Aucune femme n’occupe la fonction de rédactrice en chef. Toutefois, parmi la quinzaine de collaborateurs réguliers qui alimentent les pages de ces publications, sept sont des femmes: Colette Audry, Simone Kahn, Berthe Fouchère, Hélène Modiano, Madeleine Hérard, Suzanne Nicolitch et Charlotte Ricard. A titre d’exemple, la collaboration de Colette Audry s’évalue ainsi: elle publie un article tous les deux numéros dans La Gauche révolutionnaire d’octobre 1935 à décembre 1936, trois articles dans Les Cahiers rouges de mai 1937 à mai 1938, et tient une revue de presse régulière dans l’hebdomadaire Juin 36 jusqu’en avril 1938. Peu impliquée au sein du PSOP, elle n’intervient plus que très ponctuellement dans Juin 36 lorsque celui-ci devient l’hebdomadaire de cette organisation à partir de juin 1938.

De son côté, le CASPLE (Comité d’action socialiste pour la levée de l’embargo), mis sur pied en septembre 1936 pour soutenir la cause des républicains espagnols et qui revendique en décembre 150 adhérents appartenant tous à la Gauche révolutionnaire, est dirigé par une équipe de huit membres dont Simone Kahn et Colette Audry [7]. Cette dernière, qui fait partie des initiateurs de cet organisme, se rend dans la péninsule ibérique au cours de l’été 1936, et rentre à Paris en septembre. Comme Michel Collinet, présent dès la mi-juillet en Catalogne, elle rapporte des témoignages sur le déroulement de la révolution libertaire et rencontre les membres du POUM (Parti ouvrier d’unification marxiste), que les pivertistes considèrent comme la seule organisation capable de conduire le prolétariat espagnol à la victoire. Elle écrit des articles sur les conséquences désastreuses de l’inaction des organisations socialistes françaises. A travers cette démarche, il s’agit d’infléchir la politique de non-intervention énoncée par le gouvernement Blum le 6 septembre 1936 dans le discours de Luna Park. De plus, Colette Audry participe à la traduction de la publication hebdomadaire du bulletin du POUM, La Révolution espagnole, et devient l’administratrice de cette édition pour la France [8]. Lorsque le CASPLE étend son recrutement à l’ensemble de la SFIO et en particulier aux zyromskistes [9], Simone Kahn endosse la responsabilité de secrétaire administrative aux côtés de Jean Prader (secrétaire général), et 2 femmes (Berthe Fouchère et Colette Audry) sur 23 membres font désormais partie de son bureau [10].

Hélène Modiano à la conférence constitutive du PSOP

Selon ce recensement sommaire, six militantes émergent des instances de direction de la tendance pivertistes: Colette Audry, Hélène Modiano, Berthe Fouchère, Suzanne Nicolitch, Madeleine Hérard et Simone Kahn [11]. Ces femmes appartiennent pour la plupart à une génération née au début du siècle (elle ont une trentaine d’années) et elles possèdent un capital scolaire élevé: Colette Audry (1906-1990), Suzanne Nicolitch (1902-1942) et Hélène Modiano (1909-1987) sont toutes trois agrégées de lettres et enseignent dans le secondaire. Les deux premières ont préparé ce diplôme en partie ou dans son intégralité à l’ENS de Sèvres [12]. Madeleine Hérard (1897-1978) devient libraire après avoir fait des études dans un collège méthodiste en Grande-Bretagne et avoir séjourné aux Etats-Unis. Enfin, Berthe Fouchère (1899-1979) est institutrice. Rayée des cadres de l’enseignement en raison de ses engagements syndicaux, elle s’expatrie successivement en Algérie, en Allemagne et en Autriche de 1923 à 1925.

Il est certain que la place des enseignants, en particulier des instituteurs, est prépondérante aux postes de responsabilité et sans aucune mesure avec leur poids démographique dans l’organisation, tous sexes confondus. La hiérarchie des tâches le plus reproduit souvent dans l’organisation la division sociale du travail. Ces professions représentent 5% des effectifs militants et accaparent plus de la moitié des postes de responsabilité nationale. En détaillant davantage la composition de la direction pivertiste, on comptabilise en moyenne 30% d’instituteurs, 15% de professeurs, 13,9% d’ouvriers qualifiés, 14,1% d’employés subalternes et 10,1% d’employés supérieurs pour la période allant de 1935 à 1937 [13]. Toutefois, l’appartenance à une catégorie socioprofessionnelle « diplômée » semble être pour une femme un impératif si elle veut siéger dans les espaces décisionnels: aucune militante des catégories socio-professionnelles ouvrières, employées ou sans profession, ne détient de responsabilité alors qu’elles constituent la majorité des effectifs militants de la Gauche révolutionnaire [14].
On peut également constater la fréquence des couples militants au sein des organes de direction du courant pivertiste. Le phénomène s’explique en partie par le fait que le mariage ne transgresse pas les barrières sociales: ouvriers et employés se marient entre eux, les intellectuels aussi (…)

Notes:

[1] Nous ne connaissons pas la répartition par sexe lors de la signature de la plate-forme de la Gauche révolutionnaire en octobre 1935. L’organe mensuel mentionne seulement que 824 militants, dont 408 de la Seine, ont adhéré à l’organisation (La Gauche révolutionnaire, N°3, décembre 1935).

[2] Bruno David, « Récurrences et Figures de l’histoire ouvrières. Histoire sociale du pivertisme (1935-1940) », thèse de doctorat, sous la direction de Jacques Julliard, EHESS, 1996, p. 412. L’auteur ajoute que la 15° section de la Seine où les pivertistes sont majoritaires comprend 12% de femmes.

[3] Membres du comité directeur de la GR à l’automne 1935: Pivert, Collinet, Modiano, Beaurepaire, Périgaud, Mallarte, Floutard, Jacquier, Weil-Curiel, Hélène Modiano, Midov, Hérard, Lefeuvre, G. Goldschild, Lalande, Simone Kahn, Guérin, Weitz, Brévillard, Jospin, Thouron, Gillet, Krihiff, Colette Audry.

Suppléants: G. Kahn, Etcheverry, Meier, Langier, Fournier, Zahn. Papiers des Amis de Marceau Pivert, 22AS-I-12, CARAN.

[4] Comité directeur de la Gauche révolutionnaire en janvier 1937, papiers des amis de Marceau Pivert, op. cit.

[5] Membres de la CAP (équivalent du comité directeur) du PSOP élus par la conférence nationale des 16-17 juillet 1938: Pivert, L. Hérard, R. Modiano, Collinet, H. Goldschild, Jacquier, Poireaudeau, Guérin, Broussaudier, R. Cazanave, A. Weil-Curiel, Moncond’huy, H. Midov, Degez, F. Pichon, Lancelle, Suzanne Nicolitch, Domisse, R. Rul, Sagette, Marc, L. Weitz, Rouaix, G. Floutard, Petit, Delmas, C. Spinetta, G. Mora, L. Vaillant, G. Levant, J. Enock, L. Vallon, Edouard (Juin 36, N° 18, 22 juillet 1938).

[6] La Gauche révolutionnaire (mensuel de la tendance), Les Cahiers rouges (mensuel d’études et d’action révolutionnaire réservé aux militants, dont le premier numéro paraît en mai 1937), Juin 36 (hebdomadaire de la Fédération de la seine de février à juin 1938, puis hebdomadaire du PSOP).

[7] CASPLE N°1, décembre 1936.

[8] La Révolution espagnole N°1, 3 septembre 1935.

[9] Le CASPLE devient le CASPE en avril 1937.

[10] L’Espagne socialiste (organe franco-espagnol du CASPE), N°1, 16 avril 1937.

[11] Nous n’avons trouvé aucun renseignement sur Simone Kahn.

[12] Colette Audry appartient à la promotion de 1925, Suzanne Nicolitch (née Alamercery) à la promotion de 1924. A la même époque, Hélène Modiano prépare l’agrégation de lettres au collège Sévigné.

[13] Bruno David, art. cit., p. 470.

[14] Il y a 16,5% d’ouvrières, 39,1% d’employées et 23,5% de femmes sans profession (dont les femmes au chômage). Ibid., tableau 22, p. 412.

Contre le courant

14 avril 2009

La Bataille socialiste ouvre une chaîne sur Youtube en commençant avec la vidéo de présentation du DVD de Contre le courant, film tourné par le P.S.O.P. en 1938, édité avec le N°116-117 des Cahiers du CERMTRI en 2005.

Voir aussi:

  • La note de lecture dudit N° des Cahiers du CERMTRI parue dans La Révolution prolétarienne N°748.

Le numéro avec le DVD peut être commandé pour 10 € + 1,40 € de frais de port au C.E.R.M.T.R.I., 28 rue des Petites-Ecuries 75010 Paris.

Naissance d’un parti nouveau: le P.S.O.P. (Mc Nair, 1938)

24 mars 2009

Article de John Mc Nair, de l’Independent Labour Party (I.L.P.), paru dans Les Cahiers rouges N°12 (juin-juillet 1938). Membre du contingent de l’ILP en Catalogne en 1936, John Mc Nair (1887-1968) deviendra secrétaire général de l’ILP en 1939.

Le socialisme en France

Naissance d’un parti nouveau : Le Parti Socialiste Ouvrier et Paysan

Le XXXV° congrès annuel du Parti socialiste S.F.I.O. appartient maintenant à l’histoire ! Il a eu pour issue – en vertu même de son orientation – la constitution d’un parti nouveau rallié aux directives de la gauche révolutionnaire. Son nom ? Parti socialiste ouvrier et paysan.

Le débat relatif à la politique étrangère du gouvernement de Front populaire, débat poursuivi pendant les deux jours suivants, avait été très favorable au bureau central. Il n’était pas possible de défendre, devant un public de délégués ouvriers, la sinistre trahison à l’égard de l’Espagne et l’asservissement de la politique française à la haute finance de Paris et de Londres surtout. Les délégués, troublés et confondus, attendaient néanmoins, avec cette patience qui est à la fois leur force et leur faiblesse, la réplique officielle.

Le discours de Léon Blum

Le mardi matin, à 9 heures, Blum intervint dans le débat. Il parla deux heures et demie. Pareil type oratoire est rare en Angleterre aujourd’hui. Il avait fait appel à tous ses pouvoirs de persuasion. Et du strict point de vue de l’effort mental et physique, ce fut une merveilleuse performance. Mais à aucun moment il ne répondit avec précision aux critiques formulées. A l’auditeur superficiel, il semblait bien qu’il traitait effectivement le sujet proposé, mais, réflexion faite, on s’apercevait que l’on n’avait reçu de lui aucune réponse, parce qu’aucune réponse n’était possible.

La non-intervention

Il parla de l’Espagne pendant quarante minutes. Qu’est-ce que la non-intervention ? demanda-t-il, et puis il répondit lui-même : « C’est simplement le contraire de l’intervention. » – Il nous gratifia d’un regard d’ensemble sur l’histoire du XIX° siècle et prouva de faon concluante que l’intervention d’un État dans les affaires intérieures d’une autre puissance est indéfendable. Donc, conclut-il, la non-intervention du gouvernement de Front populaire reste dans la ligne même des plus hautes traditions de la pensée démocratique et républicaine.

Et le congrès applaudit. Mais le problème véritable n’avait même pas été effleuré ! Le congrès, consciemment ou non, restant aveugle à l’égard du fait que pareille politique se traduisait en réalité par l’acceptation d’une cynique et ouverte « intervention » en Espagne de tous les États fascistes. La politique de non-intervention avait favorisé le mal même qu’elle était supposée prévenir. Sur un point, particulièrement, Blum garda un silence significatif. Il ne dit pas au congrès pourquoi le gouvernement de Front populaire en juillet 1936 avait arrêté dans le port de Bordeaux le départ de tout un chargement de matériel et de munitions que le gouvernement républicain légal avait commandé dès avant l’ouverture des hostilités. Matériel et munitions qui eussent sauvé l’Espagne ! Que pareille trahison eut été commise par le gouvernement nationaliste anglais, voilà qui se pouvait comprendre ; mais par une contradiction aussi tragique qu’étrange c’est le gouvernement français de Front populaire qui en porte la responsabilité. Le prix en a été payé par le sang même de ses frères d’Espagne. Est-ce là ce que Léon Blum appelle de la « non-intervention » ?

Le problème financier

Sur le terrain financier, sa position était plus faible encore, mais une fois de plus, il jeta de la poudre aux yeux des délégués.

« Quand nous prîmes le pouvoir, dit-il, mon ami Vincent Auriol et moi-même comprîmes que la situation financière de la France était désespérée et qu’une dévaluation était inévitable. Malgré tout, nous crûmes qu’il était de notre devoir de tout faire pour prévenir cette dévaluation et nous décidâmes de « tenir » jusqu’à la limite extrême de nos ressources.»

Là-dessus, Blum s’embarqua à pleines voiles pour le royaume des spéculations philosophiques, affirma que tout, dans les affaires humaines, est de l’ordre des réalités relatives et que peut-être l’inévitable peut être évité.

Tout cela était bien beau! Le congrès se trouvait flatté d’être invité à prendre part aux cogitations d’un aussi grand esprit. Mais voilà qui se paie et c’est le travailleur français qui en fait les frais.

Comment cela? Fait-il rappeler le magnifique combat de juin 36; le capitalisme français prêt à demander grâce à genoux, les fameuses réunions du palais Matignon au cours desquelles les représentants ouvriers bataillèrent longuement pour obtenir les réformes sociales nécessaires au salut de leur existence. Ils obtinrent finalement une augmentation de 7 à 15%. Faible satisfaction si l’on songe que le pouvoir d’achat de la monnaie allait être réduit de 25 à 30%. « Nous avions, nous, dit Blum, que la dévaluation était inévitable.»- Mais l’avoua-t-il aux ouvriers français au moment des accords Matignon? Et s’il s’en garda bien, c’est qu’alors nos camarades n’eus[s]ent jamais accepté une augmentation dérisoire que les semaines suivantes devaient réduire à moins encore que rien.

Bien sûr, nous savons que ce sont toujours les mêmes qui paient. Mais il est dur de songer qu’en pareil cas la classe ouvrière a payé avec la complicité d’un gouvernement de Front populaire.

Alors, Léon Blum, continua par une vigoureuse attaque contre le Sénat. (Lloyd George en fit autant, il y a vingt-cinq ans, et plus efficacement, certes, contre notre Chambre des Lords). Et enfin, il conclut par la nécessité d’un gouvernement d’union nationale. Il était prêt à coopérer avec des hommes comme Paul Reynaud et Mandel qui, dit-il, ne sont pas des fascistes, mais seulement des réactionnaires et qui n’avaient point l’intention d’attaquer les institutions républicaines.

Et Blum déclara alors: « Je suis un de ceux qui n’ont jamais condamné l’union nationale (Union sacrée) en temps de guerre. Je déclare ici que si notre pays était entraîné dans un conflit, je ne refuserais pas d’entrer à nouveau dans un gouvernement d’unité nationale.»

C’est en vertu de cette déclaration solennelle que les camarades de la Gauche révolutionnaire ont décidé de sauver et de maintenir les principes du socialisme international et de former un parti nouveau, un parti socialiste vrai, un parti ouvrier et paysan.

Le premier Congrès du Parti

Ce fut un congrès fédéral des délégués de la région parisienne. Dimanche dernier, dans le fameux district de Montmartre, furent discutés démocratiquement les statuts du parti nouveau. Nos camarades du Bureau international se trouvaient à Paris et Marceau Pivert les invita à assister au Congrès. Fenner Brockway et ses compagnons survinrent pendant la session de l’après-midi et nous pûmes tous constater que le socialisme n’est point mort en France. Les murs étaient couverts du seul drapeau que nous reconnaissons pour nôtre: le drapeau rouge, et quand Fenner apporta au Congrès le fraternel message de l’I.L.P.et du Bureau international, l’assemblée, tout entière dressée, chanta l’Internationale. Plus de trois cent délégués, public largement ouvrier, écoutèrent l’allocution de Brockway avec un enthousiasme qui prouvait quel écho trouvaient ses paroles. Et comme Fenner terminait son discours, l’un des délégués lui cria: « Ton programme est le nôtre, camarade! »

Pourquoi nous en étonner? Ce n’est rien d’autre que le programme du socialisme révolutionnaire international.

Nos camarades français ont eu le courage d’avouer que le Front populaire, sous sa forme gouvernementale et parlementaire, a déçu et trahi.

C’est à eux qu’appartient, aujourd’hui, la tâche lourde de maintenir la conscience de classe du prolétariat français. Qu’ils trouvent ici les voeux les plus fraternels de l’Independent Labor Party britannique. Car ni Dieu ni tribuns ne peuvent sauver les travailleurs. Il leur faut se sauver eux-mêmes.

Le premier Congrès du parti nouveau se tiendra les 15 et 16 juillet. L’I.L.P. y enverra une délégation fraternelle et notre camarade Marceau Pivert a promis de venir en Angleterre pour exposer le programme du Parti socialiste ouvrier et paysan à nos camarades rassemblés à l’école d’été.

John Mc NAIR.

Pourquoi nous quittons le Parti S.F.I.O. (1938)

20 mars 2009

Extrait des Cahiers rouges N° 12 (juin-juillet 1938).

Beaucoup ne comprennent pas, ou feignent de ne pas comprendre. Expliquons-nous donc clairement.

1° La question de la Seine

Cette question a joué un rôle important dans les événements qui nous ont amenés à notre décision, parce que nous étions solidaires de Marceau Pivert et de ses camarades, mais elle avait surtout une valeur d’indication, de symbole en quelque sorte.

En effet, si on laisse de côté la lettre privée (et d’ailleurs innocente) de Marceau Pivert, lettre dont l’utilisation suffit à disqualifier la Commission des conflits, nos camarades ont été frappés (d’une suspension sans appel) pour l’envoi d’un tract à l’intérieur du Parti, alertant les militants, en vue d’un prochain congrès, sur les dangers de la tentative faite par Léon Blum en mars dernier.

C’est un cas-type de la suppression de la démocratie à l’intérieur du Parti, de l’interdiction de la libre critique. Et cela est déjà d’une importance très grave.

Passons sur certaines… anomalies: des camarades ont été frappés alors qu’ils n’avaient été entendus que comme témoins! Quand on est décidé à empêcher l’expression de certaines idées, on ne s’embarasse pas de scrupules de ce genre.

Mais la Fédération de la Seine s’étant presque unanimement déclarée d’accord avec son bureau et ayant demandé la suspension des sanctions jusqu’au Congrès, la Fédération est dissoute vingt-quatre heures après, sans aucune tentative de conciliation; cas unique dans l’histoire du Parti!

Le but de l’opération est clair: décapiter la G.R. avant le Congrès de Royan, lui enlever 433 mandats qui pourraient, comme cela s’est déjà fait, mettre le Secrétaire général en difficulté.

Et pour être sûr qu’on sera bien débarrassé de ces gêneurs, on ne se contente pas d’exiger, pour entrer dans la nouvelle Fédération, un serment de soumission à la décision de la Commission des conflits, mais on refuse d’admettre le serment de ceux qui sont connus comme G.R.!

C’est ce qui permettait à la Fédération de la Haute-Vienne, où il n’y a pas de tendance G.R., de parler, dans sa motion d’une « volonté d’épuration systématique« .

On pouvait espérer, après cela, que le Congrès de Royan s’insurgerait contre ces méthodes; mais la bureaucratie avait bien pris ses précautions.

A notre désir de conciliation répondit une volonté réelle de laisser hors du Parti la Fédération de la Seine, dont on fit le procès (et en quels termes!) sans que ses représentants soient admis à se défendre.

Blum se lamenta, mais ne voulut rien faire. Arnol, Lebas, et Paul Faure furent aussi violents que possible, P. Faure reconnut que depuis longtemps il voulait exclure la G.R. La motion de conciliation de la Haute-Vienne et celle du Doubs ne furent même pas mises aux voix, et la motion du Nord, refusant toute mesure d’amnistie, obtint la majorité.

Dès ce moment on pouvait prévoir la suite, d’autant plus que la question avait été nettement posée par Blum sur le terrain politique. Il était évident pour tous que les sanctions disciplinaires n’étaient qu’un prétexte juridique pour se débarrasser d’une opposition politique gênante.

2° La question politique

Malgré tout, les délégués de la G.R. participèrent jusqu’au bout aux discussions, pour ne laisser échapper aucune possibilité de redressement du Parti sur le terrain politique.

Certes, nous ne demandions pas au Congrès d’adopter les thèses de la G.R., mais nous lui demandions au moins de renoncer à toute tentative d’union nationale, conformément au voeu de la quasi-unanimité du Parti. (La Fédération des Alpes-Maritimes avait, à l’unanimité, voté un ordre du jour dans ce sens, et de nombreuses fédérations en avaient fait autant.)

Or, non seulement Blum voulut à toute force faire approuver ses tentatives de « Rassemblement national » ou d’ « unité française« , mais il refusa obstinément de s’engager pour l’avenir ou de laisser poser la question au Congrès; il alla même plus loin dans son discours, déclarant qu’un gouvernement de Front populaire était impossible, et que le Parti ne pouvait revenir au pouvoir qu’à la faveur de circonstances exceptionnelles permettant la constitution de ce gouvernement d’ « unité française » auquel il ne renonçait pas. En attendant, soutien du gouvernement Daladier tant que le grand gouvernement d’unité française n’est pas possible.

Et comme si cela n’était pas suffisant, Blum annonça aux délégués, dont beaucoup n’en croyaient pas leurs oreilles, qu’en cas de guerre le Parti ne refuserait pas d’entrer à nouveau dans l’union sacrée!

On comprend les félicitations sincères des journaux de droite. Jamais, en effet, le parti socialiste n’avait été aussi « sage ». On comprend aussi l’enthousiasme de certains zyromskistes qui soulignent avec complaisance que Blum accepte la plupart des idées de Zyromski en politique extérieure, et en fait accepter, à la majorité du Parti, toutes les conséquences.

Ce qu’on comprend moins, c’est l’étonnement de certains vrais socialistes devant notre attitude. Que leur faut-il de plus? Quand donc auront-ils compris?

3° Les possibilités de redressement

Certains se bercent encore de l’espoir de travailler, à l’intérieur du Parti, au redressement nécessaire. Nous devons leur dire, avec la franchise que nous devons à de bons camarades, que c’est là un espoir complètement illusoire.

Nous avons nous-mêmes lutté, tant que nous avons pu le faire, dans le Parti. Nous avons pu constater que les militants les plus sincères, ou bien s’éloignaient du Parti et abandonnaient toute action, ou bien se laissaient peu à peu endormir et cédaient parfois, eux aussi, au chantage permanent au péril extérieur.

Les réactions spontanées, très vives au moment de la capitulation devant le Sénat, se sont peu à peu émoussées dans le Parti. La tentative « de Thorez à Reynaud » avait heurté tout le monde; aujourd’hui, ceux mêmes qui avaient critiqué le « Front des Français« , formule communiste, acceptent l’ [« ]unité française« , présentée par Blum.

Tous ont pu constater comment la bureaucratie du Parti se débarrassait de ceux qui devenaient gênants. Et tous ont pu constater que la tendance zyromskiste, en dépit d’une opposition de façade et de revendications démagogiques, se rallie, en fait, à la politique de Blum dirigée vers l’union nationale.

Ceux qui voudront défendre le socialisme traditionnel, fondé sur la lutte des classes, à l’intérieur du Parti, seront vite conduits à l’indiscipline ou s’épuiseront en luttes stériles.

Après l’escamotage du Conseil national de mars, notre dernier espoir résidait dans le Congrès de Royan. Ce Congrès a montré que le Parti était incapable de se redresser lui-même, de tirer les leçons de l’expérience, de se dégager de l’emprise de certains « chefs ».

Pour nous, la question, est tranchée. Le Parti S.F.I.O., complètement enlisé dans le parlementarisme, est incapable de s’arrêter sur la pente où se sont engagés les autres partis sociaux-démocrates.

C’est un devoir impérieux pour nous de renoncer à toute complicité avec ceux qui entraînent le Parti, et avec lui, une partie de la classe ouvrière, vers la catastrophe, même s’ils ne s’en rendent pas compte.

Nous le faisons avec un grand déchirement de coeur, car nous aimons le Parti, malgré toutes ses fautes. Mais ce qui est le plus grave, ce n’est pas de commettre des fautes, c’est d’être incapable de les reconnaître, c’est d’y persévérer.

4° Les tâches de l’avenir

On a essayé de nous retenir avec une insistance qui ne ressemblait guère à l’attitude qu’on avait eue envers nous dans le passé. Et on nous a dit que nous reviendrions dans trois mois ou dans un an.

Nous reviendrons dès que le Parti S.F.I.O. aura retrouvé son attitude vraiment socialiste, conforme aux principes essentiels de sa charte. Et nous nous gardons bien, par des polémiques acerbes ou des querelles de boutiques, de retarder d’un seul jour l’unification totale du prolétariat sur la base de la lutte de classe, de l’action révolutionnaire.

En attendant de pouvoir faire ce que d’autres n’ont pas pu ou pas voulu faire, nous avons une tâche immédiate à laquelle nous ne pouvons nous dérober: rallier tous ceux que les événements de ces dernières années avaient découragés et éloignés de l’action, rallier ceux qu’avaient déçus et écoeurés les déviations des partis prolétariens, entretenir et ranimer chez eux la flamme révolutionnaire, développer la résistance à l’union nationale et à l’union sacrée.

Nous quittons le Parti socialiste parce que nous sommes socialistes et que nous sommes décidés à le rester.

S. BROUSSAUDIER.

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Voir aussi:

Les trotskystes du PSOP

17 juin 2008

Dans La Vérité N° 4 du 5 mai 1939 que vient de mettre en ligne le site d’archives de la LCR (http://asmsfqi.org), un témoignage sur l’activité de la minorité trotskyste dans le P.S.O.P. de Marceau Pivert:

  • Avant le congrès national
  • Projet de programme pour le congrès du PSOP (présenté par le camarade Desnots)
  • Deux lettres sur les travaux d’une commission d’enquête

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