Posts Tagged ‘révolution’

The Commune issue 13

15 avril 2010

The April issue of  The Commune is now available. Click the image below to see the PDF or see individual articles as they are posted online in the list below

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‘we are fighting for now and for our future’ – speeches by Jerry Hicks, Steve Kelly, Juan Carlos Piedra

striking against labour’s budget – by Steve Ryan

recession and solidarity in france – by Ramate Keita

anarcha-fems meet – by Bahar Mustafa

royal mail deal: a post mortem – by ‘Postman Pat’

BA strike: against the race to the bottom – by Gregor Gall

obamacare: the nuns strike back – by Ernie Haberkern

ESOL students and staff defend childcare – by Sally Haywill

20 years of namibian independence – by Jade McClune

terre’blanche, ‘black boers’ and the class war – by Adam Ford

gender, nation, class and the first intifada – by Aitemad Muhannah

the deficit! the deficit! but what about unemployment? – by Oisín Mac Giollamóir

‘blair plus’: a future fair for all? – by David Broder

flying the flag for socialism in scotland – by Ewan Robertson and Angela Gorrie

anna walentynowicz: an inspiring class fighter – by Chris Ford

questions of communist recomposition – by Ed Griffiths

for a league of communists – by Allan Armstrong

political platform of our communist network

upcoming events

the commune – numéro de janvier 2010

13 janvier 2010

Le numéro de janvier de The Commune est désormais disponible en ligne, ou peut être commandé auprès de uncaptiveminds@gmail.com. Sommaire des articles plus bas.

a class war in westminster? – by Adam Ford

theocrats in iran strike out against activists – by Anahita Hosseini

burn the borders – by the collective for solidarity with the accused of Vincennes

north devon hospital strike – by a UNISON branch official

no more no2eu?

serwotka re-elected

barack obama’s first year in charge – by Ernie Haberkern

a new left for a new decade – by Steve Ryan

an alternative to the age of austerity – by Chris Ford

no answers from copenhagen climate summit – by Mark Ellingsen

islamic republic mark II: theocracy with a smiley face? – by Nathan Coombs

the road to oil: hope and fear in congo – by Taimour Lay

does recession stifle resistance? – by Sheila Cohen

trades union congress: no saviours from on high – by Clifford Biddulph

british airways court ruling flies in the face of democracy – by Gregor Gall

an alternative view of the classroom – by a Tower Hamlets primary teacher

why such scope for union-busting in schools? – by Florence Mensah

letters – time to vote labour?; syndicalism resurgent; republican socialist convention

a new decade… the task: to build from below – by Dave Spencer

cracks in the electoral tactics of france’s anti-capitalist party – by Ramate Keita

is a workers’ government a capitalist government? – by David Broder

the commune’s december aggregate meeting – by Mark Ellingsen

the commune’s activities

Jean Ellenstein, réformiste (Socialisme mondial, 1979)

14 mars 2009

Extrait de Socialisme mondial N°12 (automne 1979)

Dans son émission « Questionnaire » sur TF1 du 6 novembre, Jean-Louis Servan-Schreiber interviewait Jean Ellenstein, écrivain appartenant au PCF et qui, depuis les élections de mars 1978, s’est affirmé comme l’un des leaders de l’opposition au sein de ce parti. Le PCF est bien entendu lui-même une organisation réformiste, mais lors de cette émission, Jean Ellenstein n’a pas cherché à dissimuler à quel point il l’était. La « révolution » qu’il désire , dit-il:

« ne peut ressembler en rien du tout [à] ce que l’histoire à produit jusqu’à présent. Elle ne peut donc être que démocratique, pacifique, graduelle et légale, c’est-à-dire s’exercer, se développer d’une façon graduelle dans le cadre de la légalité. »

Nous ne reprochons pas à Ellenstein de dire que la révolution doit être « démocratique » et « pacifique » – après tout, c’est notre propre point de vue – mais nous devons le critiquer quand il dit qu’elle doit être « graduelle ». Ceci pour la simple raison qu’une révolution n’est pas une révolution si elle est graduelle. Le mot n’implique pas seulement un changement fondamental (dans ce contexte, de la base de la société), mais un changement mené à bien – que ce soit pacifiquement ou violemment – assez rapidement. La révolution qui mène du capitalisme au socialisme, même si elle peut être réalisée pacifiquement, doit être une rupture rapide et radicale.

Ce n’est pas l’avis d’Ellenstein. Sa prétendue révolution n’est qu’un long processus ,graduel, de réforme sociale. C’est ce qu’il dit quand il préconise une « troisième voie », à mi-chemin entre la social-démocratie et la ligne traditionnelle du PC:

« C’est une voie de réforme. C’est l’ensemble des réformes qui constituent le processus révolutionnaire de longue durée. La différence avec la social-démocratie, je la vois dans le fait qu’il ne s’agit pas de réformes au sens de petites réformes et même de réformes sociales que l’on peut accomplir et qui peuvent être utiles, mais de grandes réformes de structure qui modifient profondément l’organisation économique et sociale de notre pays. »

Mais ce n’est absolument pas une théorie révolutionnaire. C’est du pur réformisme. Et cela ne diffère pas fondamentalement de la social-démocratie. Le sociaux-démocrates disaient cela eux aussi, et réclamaient de « grandes réformes » – mais c’était avant qu’ils n’aient appris que dans un régime capitaliste, c’est au profit que l’on donne la priorité. Alors les « grandes réformes » devinrent de « petites réformes » et, par la suite, les « petites réformes » devinrent de « mini-réformes ». Cela était inévitable, car on ne peut pas réformer le capitalisme de façon à servir les intérêts de la classe majoritaire des salariés. Ceux qui prennent cette voie, loin de « modifier profondément » le capitalisme, en sont eux-mêmes modifiés, et ne deviennent ni plus ni moins que des gérants du capitalisme. Et pourtant, avec l’échec manifeste de la social-démocratie sous les yeux, voilà qu’Ellenstein veut recommencer cette politique inefficace et vaine de réforme graduelle!

Le capitalisme ne peut pas être aboli graduellement par une série de réformes sociales réparties sur une longue période. Il ne peut être aboli que d’un seul coup, une fois que la majorité en est venue à comprendre et vouloir le socialisme. Une fois que cette majorité existe, on peut, certes, abolir le capitalisme pacifiquement, en se servant des institutions démocratiques existantes, mais ceci en un seul acte révolutionnaire, et non graduellement.

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