Posts Tagged ‘Tunisie’

Meeting de solidarité avec les travailleurs en lutte en Egypte, en Tunisie et ailleurs (Lyon, 24 février)

16 février 2011

Meeting de solidarité avec les peuples et les travailleurs en lutte en Égypte, en Tunisie et ailleurs !  

Donnons la parole à des militants d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient !

Construisons ensemble la solidarité !

La situation révolutionnaire en Tunisie a soulevé une vague d’espoir dans toute l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient, et même bien au-delà. Les travailleurs et travailleuses  d’Égypte ont emboîté le pas pour en finir avec Moubarak et son régime. Ces mobilisations font suite à d’importantes grèves ouvrières dans ces pays au cours des dernières années, elles expriment la réaction des travailleurs contre la crise mondiale du capitalisme. Du Maroc à l’Iran, de l’Égypte au Yémen en passant par l’Algérie ou la Jordanie, la révolte gronde contre l’oppression politique et sociale, la misère et l’exploitation qui ne profitent qu’à des minorités privilégiées et aux grandes puissances impérialistes.

Quelle est la situation actuelle dans ces pays ? Quelles sont les forces sociales et politiques en présence ? Quel avenir se joue là et quelles leçons en tirer pour le camp des opprimés ? Comment mettre en place la solidarité internationaliste ?

Venez en discuter ! Seront présents des militants marocains, algériens, tunisiens, irakiens et iraniens :

– Loumamba Mohsni (Ligue de la gauche ouvrière – Tunisie)

– Zyed Dhimene (Marxistes Révolutionnaires – Maroc)

– Mohammed Yefsah (Parti socialiste des travailleurs – Algérie)

– Houzan Mahmoud (Parti communiste-ouvrier d’Irak)

– Yadi Kohi (Parti communiste-ouvrier d’Iran)

Le 24 février, 18h30 à l’Université Lyon 2 (Amphi Jaboulay)

86 rue Pasteur Lyon 7e

Métro D Guillotière

Tram T1 Arrêt Rue de l’Université

Réunion publique en ligne sur les révolutions en Tunisie, Egypte, etc.

9 février 2011

Si rien n’est encore gagné, tant en ce qui concerne les revendications de liberté que les revendications sociales de la population tunisienne, la fuite du départ du dictateur Ben Ali le 14 janvier grâce à la révolution est déjà un évènement historique. Après la Tunisie, c’est la population d’Egypte qui se soulève contre la dictature de Moubarak, et les protestations s’intensifient dans tous les pays arabes, comme au Yémen, en Algérie, en Syrie, etc. Du Maroc aux monarchies du Golfe, tout le monde regarde, avec espoir pour la population et la classe ouvrière, avec terreur pour les dictateurs et têtes couronnés, les révoltes et révolutions de Tunisie et d’Egypte.

Pour discuter et tenter d’analyser les révolutions en Tunisie, en Egypte et ailleurs, les militants de l’Initiative Communiste-Ouvrière organisent une réunion publique en ligne (sur Paltalk) le mardi 15 février à 20 h 30 (heure de Paris).

(Voir ici comment participer)

Solidarité avec les populations de Tunisie et d’Egypte

3 février 2011

Salutations révolutionnaires aux populations courageuses de Tunisie et d’Égypte, à nos frères et sœurs militant-e-s de ces pays, nous sommes pleinement solidaires, nous sommes avec vous. Nous admirons votre bravoure pour vous être affrontés à deux dictateurs de la région dont on attendait le renversement depuis longtemps.

Les justes revendications de votre mouvement pour la justice sociale, l’égalité, le bien-être, le travail, la liberté et la dignité inspirent et donnent espoir aux millions d’opprimés, pas seulement de la région, mais de par le monde.

La lutte pour la suppression de l’establishment politique en Tunisie et en Égypte, soutenu par les États-Unis et leurs alliés occidentaux depuis des décennies, inaugure une nouvelle histoire de cette région, une histoire dont les pages seront écrites par le peuple qui a rendu cette révolution possible. Votre courage et la persistance de vos revendications pour la fin des dictateurs ont amené les États-Unis et d’autres pays occidentaux à revoir leur soutien à ces dictateurs, en tout cas pour le moment. Ils se trouvent forcés de céder à vos demandes.

Le pouvoir des travailleurs, des jeunes, des femmes et des hommes dignes et épris de la liberté, leur engagement pour un changement réel, ont forcé l’Ouest à reconnaître que le Moyen-Orient n’est pas seulement un repère de terroristes mais aussi un lieu pour les révolutionnaires et les défenseurs de la liberté qui peuvent écrire l’histoire en montrant la force des masses s’élevant au-dessus des barrières de la peur. Bien que ces dictateurs aient proposé de soi-disant « réformes », elles ont été refusé par ceux qui ont souffert d’emprisonnement, de torture, d’absence de liberté d’expression, ont été dépossédé des droits fondamentaux pendant des décennies.

Nous, à l’Organisation pour la liberté des femmes en Irak, nous regardons attentivement les nouvelles de Tunisie et d’Égypte, d’autres pays dirigés par des dictatures au Maghreb et au Moyen-Orient. Nous espérons et pensons que d’autres pays suivront. Les gouvernements mis en place par des coups d’État militaires au service de l’Ouest arrivent au terme de la terreur qu’ils imposaient aux civils. Le temps est venu pour que les populations reprennent leurs affaires en main, de choisir une alternative qui représente la liberté [*] et l’aspiration du peuple pour une vie meilleure, un avenir meilleur pour ses enfants, une égalité des droits pour les femmes, les travailleurs et tous sans distinctions. Les temps ont changé, les gens ont dépassé les barrières de la peur et goûté la gloire de leur force face à l’oppression.

Nous apportons notre soutien entier et notre solidarité aux populations de Tunisie et d’Égypte dans leur révolution.

Organisation pour la liberté des femmes en Irak (OWFI)

http://www.equalityiniraq.com

Note:

[*] Le mot anglais n’est pas liberté mais « free will », qui désigne plutôt le libre arbitre, l’acte de plein gré, la traduction ici en « liberté » se fait donc avec une connotation d’autodétermination, une formule plus précise ne nous venant pas à l’esprit dans cette traduction urgente et, rappelons-le, non professionnelle. [NdT]

عدد خاص عن الثورة في تونس

2 février 2011

Numéro spécial de Toward socialism [Vers le socialisme], journal du Parti communiste-ouvrier de gauche d’Irak, sur la Tunisie, en arabe:

pdf externe

Extrait traduit en français:

Voir aussi:

Critique sociale N°14

31 janvier 2011

Le numéro 14 de Critique Sociale (février 2011) est disponible au format PDF.

Au sommaire :

– Actualité :

* La révolution tunisienne ouvre la voie

– Histoire et théorie :

* Entretien avec Maximilien Rubel (1979)

* Paul Frölich (1884-1953) : parcours militant du biographe de Rosa Luxemburg

 

Critique Sociale est un bulletin d’informations et d’analyses pour la conquête de la démocratie et de l’égalité.  Notre but est de contribuer à l’information et à l’analyse concernant les luttes sociales et les mouvements révolutionnaires dans le monde. Nous nous inspirons du « marxisme », en particulier du « luxemburgisme », certainement pas comme des dogmes (qu’ils ne sont en réalité nullement), mais comme des outils contribuant au libre exercice de l’esprit critique, à l’analyse de la société, et à la compréhension de sa nécessaire transformation par l’immense majorité. Nous combattons le capitalisme et toutes les formes d’oppression (sociales, politiques, économiques, de genre). Nous militons pour que « l’émancipation des travailleurs soit l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes », pour une société démocratique, libre, égalitaire et solidaire : une société socialiste, au véritable sens du terme.

site http://www.critique-sociale.info. contact – @ – critique-sociale.info

Pour recevoir régulièrement ce bulletin, envoyez simplement un mail à : critiquesociale-subscribe@yahoogroupes.fr

Révolution en Tunisie : En avant ! En avant !

19 janvier 2011

Communiqué du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran sur la Tunisie [en anglais ici]:

Le vendredi 14 janvier, un mois de protestations et de luttes de la classe ouvrière et du peuple de Tunisie contre le chômage, la misère et l’État policier corrompu a conduit à la fuite précipitée de Zine El-Abidine Ben Ali, le président de Tunisie. Ce fut la première réalisation du peuple de Tunisie dans sa lutte pour la liberté et l’égalité.

C’est le début d’une révolution dont la victoire ne peut être que l’établissement du pouvoir direct des citoyens basé sur la participation populaire dans l’administration de l’État, le renversement complet de l’actuel gouvernement et la destruction de la machine répressive d’État utilisée contre le peuple de Tunisie depuis plus d’un demi-siècle.

La rapide victoire des gens de Tunisie pour forcer Ben Ali, qui était à la tête d’une redoutable machine de terreur, à fuir, pousse à l’optimisme et a été saluée par les peuples du monde en particulier dans les pays arabes. Dans plusieurs pays, les gens ont manifesté pour soutenir le peuple de Tunisie, alors que l’ombre de la peur plane sur la tête des dictateurs. En Iran, les gens se précipitaient pour regarder ces scènes similaires à celles de leur propre lutte contre le régime islamique lors de la révolution de 2009, et envoyaient des messages de soutien et de salutations après la fuite du dictateur tunisien ; ils se sentent plus forts pour leur lutte contre le régime islamique d’Iran.

Le début de la révolution tunisienne est un événement important avec un impact considérable dans la région et en particulier dans les pays de ce qui est appelé le “monde arabe”. Cette révolution doit vigoureusement aller de l’avant et réaliser sa victoire. L’élite dirigeante de Tunisie, en coordination avec les puissances occidentales, en particulier la France et les États-Unis, tente de mettre “hors de la vue” quelques uns des visages les plus haïs de l’État tunisien et de sauver la machine répressive d’État, comme l’armée et autres organes de répression, en invitant quelques nationalistes, islamistes et éléments réactionnaires de l’opposition pour former un gouvernement “d’unité nationale”, ils tentent de maintenir et de justifier l’actuel système d’oppression et d’exploitation. Le nom de code de cette opération est celui de “révolution du jasmin”, supposée être basée sur le modèle de la révolution de velours. En transférant le pouvoir entre différents groupes de la classe dirigeante, le but de l’élite au pouvoir est de provoquer la défaite de la révolution du peuple en Tunisie.

La population de Tunisie doit faire avancer sa révolution ; en mettant en avant des revendications comme la libération inconditionnelle des prisonniers politiques, le jugement public de Ben Ali et de tous ceux qui sont responsables des récents assassinats, la fin de la loi martiale, l’abolition des organes répressifs de l’État, la publication de tous les documents concernant le pillage et les détournements de fond par les hauts fonctionnaires du gouvernement, la participation directe et populaire dans toutes les prises de décision dans les industries, les organisations gouvernementales, les universités et les quartiers, la liberté inconditionnelle d’expression, de grève, d’organisation et d’activités politiques, la hausse immédiate des salaires, etc. Aucun gouvernement, qu’il se nomme “d’unité nationale” ou autrement, n’aura aucune légitimité pour diriger tant qu’il ne reconnaîtra pas ces revendications. Tout gouvernement qui refusera d’accepter ces revendications sera considéré comme la continuité de l’ancienne dictature et par conséquent ne pourra être reconnu.

Aller de l’avant et obtenir ces revendications ne sera possible que par l’organisation de masse de la classe ouvrière et de la population de Tunisie.

Nous sommes pour l’avancée et la victoire complète de la population de Tunisie ; sa victoire sera une victoire pour les peuples du monde, dont le peuple d’Iran.

Parti Communiste-Ouvrier d’Iran
16 Janvier 2011

Tunis, 14 janvier 2011