Motion présentée par la tendance Émancipation au Congrès national de la FSU à Lille le 4 février (motion repoussée, ayant obtenu 18,63 % des voix):
Dans le monde entier, les travailleurs et leurs organisations témoignent de leur solidarité avec les travailleurs et la jeunesse d’Haïti victimes du tremblement de terre du 12 janvier. Cela se fait de manière totalement désintéressée. Il n’en est pas de même de l’intervention des grandes puissances. Il suffit de voir le déploiement massif des troupes américaines et de l’ONU, alors même que dans les quartiers dévastés, des comités populaires se créent pour préserver la sécurité. Mais la première crainte des impérialismes américain et français, c’est que la population haïtienne prenne les choses en main face à un gouvernement discrédité, incapable, simple marionette de l’impérialisme. Que, comme elle le fit à plusieurs reprises dans l’histoire elle balaie ce régime corrompu, considérant que la véritable raison derrière leur souffrance n’était pas la nature, mais un gouvernement asservi à l’impérialisme, et, au-delà, le système capitaliste.
En effet, la vulnérabilité d’Haïti aux catastrophes de toute nature n’est pas accidentelle. L’absence de plans d’urbanisme, l’absence de constructions antisismiques, la corruption généralisée, sont la conséquence d’une asphyxie économique et politique organisée depuis deux siècles. Faut-il rappeler que l’impérialisme français n’a jamais accepté la proclamation d’indépendance en 1804 avec la première république constituée par des esclaves noirs ayant brisé la domination coloniale? Les travailleurs haïtiens n’ont pas plus oublié l’occupation américaine subie de 1915 à 1934, puis les dictatures soutenues par l’impérialisme. A la chute du clan Duvalier (1957-1986), la dette du pays était évaluée à 800 millions $, et aujourd’hui, Haïti continue à crouler sous la dette.
Depuis 2004, sous couvert de « mission humanitaire », Haïti est occupé par les troupes de la Mission des nations unies pour la stabilisation d’Haïti (MINUSTAH). Alors que les travailleurs haïtiens tentaient de défendre leurs droits face à la multiplication des zones franches, la décomposition du régime Aristide et sa soumission croissante aux intérêts américains, ont en effet permis, à l’automne 2003 aux impérialismes rrançais, américain, flanqués du Canada de mettre sous tutelle Haïti. Quant à Sarkozy, son empressement est guidé par le souci de préserver les intérêts du capitalisme français face aux Etats-Unis. Il entend en particulier défendre l’accord de partenariat France-Haïti (2008-2012), qui échange l’aide au « co-développement » contre la lutte anti-immigrés et le renvoi des migrants.
Les organisations syndicales haïtiennes qui, il y a quelques mois, se sont mobilisées pour un salaire minimum, contre l’occupation de leur pays (pour le retrait des troupes de la Minustah, forces de répression des grévistes), contre l’accord franco-haïtien de gestion concertée des flux migratoires et contre l’accord de partenariat économique (APE) signé avec l’Union européenne en appellent aujourd’hui à la solidarité internationale. En réponse à leur appel, la FSU [*] exige:
Annulation immédiate et totale de la dette (multilatérale et bilatérale), et ce, sans aucune condition.
Paiement des réparations! Restitution immédiate par le gouvernement français des 900 millions d’euros de la fortune Duvalier; argent extorqué par le dictateur au peuple haïtien.
Remboursement des 150 millions de francs-or (21 milliards d’euros) payés après leur indépendance par les Haïtiens pour « dédommager » les esclavagistes.
Que l’argent versé (et autres ressources) soient sous contrôle des travailleurs haïtiens et de leurs organisations.
Arrêt immédiat de l’occupation militaire: départ de toutes les troupes (américaines et de la Minustah).
Liberté totale de circulation des Haïtiens. Droit d’asile: accueil sur le territoire français (métropole et outre-mer) de tout Haïtien qui en fait la demande.
Régulation immédiate de tous les Haïtiens (qui se trouvent en métropole et outre-mer).
Note:
[*] Rappel: Cette motion n’a pas été adoptée par le congrès de la FSU auquel elle était présentée.
Banderole déployée par la délégation Émancipation lors de l’intervention de Bernard Thibault au congrès de la FSU à Lille le 3 février:
Il s’agissait, après une matinée marquée par des irrégularités de procédures de votes (présidente de séance étendant le vote simplifié aux motions, votes par acclamation dans le chahut), de montrer au secrétaire général de la CGT invité qu’il y a aussi des syndicalistes de lutte dans la FSU, première Fédération de fonctionnaires, malgré la signature par celle-ci des accords de Bercy sur la « rénovation du dialogue social » et son projet d’adhésion à la CES (Confédération européenne des syndicats).
Les six ouvriers de l’usine Continental de Clairoix (les Conti) ont vu leur condamnation pour dégradation de biens publics réduite en appel à une amende. Leur leader Xavier Mathieu avait sévèrement critiqué l’attitude de B. Thibault et de la direction confédérale lors de leur lutte. CGT et FSU déclarent vouloir développer leur coopération.
Tentative de majoritaires de cacher la banderole en faisant rempart de leurs corps (finalement de plus en plus gênés que tout le monde les prenne en photo)
Le dernier numéro d’Échanges, bulletin du réseau « Échanges et mouvement » vient de sortir (N°131, hiver 2009-2010, 3 euros).
Pour abonnement, informations et correspondance: echanges.mouvement@laposte.net, BP 241 75866 Paris Cedex18. Abonnement 15 euros pour 4 numéros comprenant les brochures publiées dans l’année.
Communiqué d’ International Alliance in Support of Workers in Iran (IASWI) du 28 janvier 2010, traduit de l’anglais par nos soins:
Selon le Comité de Coordination pour la Formation d’Organisations Ouvrières (Coordinating Committee to Help Form Workers’ Organizations), Majid Hamidi est maintenu en détention depuis le 14 janvier dernier. Majid Hamidi est en mauvaise santé depuis qu’il a été victime d’une tentative d’assassinat en octobre 2007 et a besoin de soins médicaux adaptés.
Majid Hamidi, militant ouvrier et membre du Comité de Coordination pour la Formation d’Organisations Ouvrières, a quitté son domicile à Sanandaj l’après-midi du 14 janvier 2010 et est incarcéré depuis. Le 15, des agents gouvernementaux sont venus chercher ses affaires et son ordinateur portable. Militant très connu dans la ville de Sanandaj, Majid Hamidi avait reçu 7 balles dans le corps le 18 octobre 2007. Les témoins et Majid Hamidi lui-même avaient témoigné que 14 coups de feu avaient alors été tirés. Après avoir reçu une première balle, Majid Hamidi avait tenté de s’enfuir mais avait été poursuivi par ses agresseurs, qui ont fini par s’échapper en moto et n’ont toujours pas été identifiés. Les chirurgiens n’ont pas réussi à extraire une des balles qui l’avait frappé au cou, en raison d’un grand risque d’endommager son système nerveux. Il a gardé cette balle dans le corps. Après son opération, Majid Hamidi avait publié un communiqué dénonçant cette tentative d’assassinat comme un attentat contre le mouvement ouvrier iranien. Il a continué depuis de militer au service de la classe ouvrière.
Condamnons ces attaques continuelles contre les droits des ouvriers en Iran. Exigeons la liberté immédiate et inconditionnelle de Majid Hamidi, des autres militants ouvriers et de tous les prisonniers politiques.
Envoyez une copie de vos messages de protestation à: info@leader.ir, info@judiciary.ir, iran@un.int; ijpr@iranjudiciary.org, info@dadiran.ir, office@justice.ir, ilo@ilo.org; cabinet@ilo.org; eastgulf@amnesty.org; hrwgva@hrw.org. CC: info@workers-iran.org
C’est probablement déjà arrivé à d’autres : se surprendre à avoir mis tant de temps avant de lire un auteur dont on avait entendu parler depuis longtemps, et qu’on devinait qu’il serait intéressant. Ça a été mon cas avec Jean-Marie Brohm, célèbre critique du sport de compétition. Je n’ai jamais été sportif, j’ai même toujours négligé mon corps, et cela m’a toujours paru une évidence que les spectacles sportifs étaient les nouveaux jeux du cirque inféodés à la logique marchande. Je considérai pourtant que toute dénonciation théorisée du sport n’était guère un angle d’attaque possible du capitalisme (et il y avait bien d’autres chats à fouetter). La première fois que j’ai été salarié, j’avais seize ans et je rentrai en vélo le midi manger chez ma grand-mère. Tout le repas se passait devant le Tour de France à la télévision. Je n’avais aucune illusion sur celui-ci, le dopage etc, mais je ne voyais pas « de mal » à ce que cela passionne malgré tout ma grand-mère. C’est un peu comme ça que je devais considérer le sport par la suite.
J’ai donc commencé bien tard ma lecture de Jean-Marie Brohm avec sa thèse de départ : Sociologie politique du sport (1976). L’idée essentielle que j’en extrayais aussitôt, ce n’était pas tant sur le terrain de la critique reichienne du décorum et de la « peste émotionnelle » instrumentalisée, de la dénonciation de la manipulation politique des masses à travers la « fonction intégrative » du sport (développées dans les chapitres 2 et 3 mais prévisibles), que tout simplement la caractérisation du sport moderne :l’obsession de l’exploit mesurable. Alors que le sport antique, exercice préparant tant à la guerre qu’à un certain type de parade amoureuse, était le combat entre deux rivaux, le sport moderne vise le record quantitatif, incarne intrinsèquement les valeurs essentielles du capitalisme et conditionne les masses à l‘intégration de ces valeurs. Le sport joue le rôle du stakhanovisme : un modèle héroïsé de performance et de productivité. Qui pourrait écarter d’un revers de main tout lien possible, dans le conditionnement des esprits par les valeurs idéologiques diffuses, entre le chronomètre du stade et celui de l’atelier ? Que le travailleur et l’athlète ne sont pas quelque-part deux figures, l’une dans l’ombre et l’autre dans la gloire, d’une réduction de l’homme à la performance quantifiable de sa production ?
Brohm perçoit le sport comme « l’institution de la compétition physique qui reflète strictement la compétition économique », tant sous le capitalisme privé que sous celui d’État des pays de l’Est de l’époque:
« Les sociétés dites « socialistes » sont des sociétés capitalistes d’État totalitaires. (…) le sport y est identique à celui que l’on observe dans les pays capitalistes. C’est la raison pour laquelle nos conclusions sont valables pour les deux systèmes. »
Brohm considère le record comme « peut-être la notion clé de la sociologie du sport, comme l’est par exemple la catégorie de la valeur dans l’analyse du Capital. » Avec un phrasé témoignant parfois de la mode néo-gramscienne (« superstructurel »,« procès de production ») des années 70, écrivant dans la vague d’une contestation, notamment « anti-olympique », d’un sport trop vite considéré jusqu’alors comme « politiquement neutre », Brohm inaugurait avec ce livre un champ d’analyse passionnant, qui nous montre qu’il n’y a jamais assez de chats à fouetter, de domaines négligés à tort par la critique.
La réédition de 1992 semblant épuisée dans le commerce, nous publions un extrait de ce livre décrivant l’Angleterre comme la patrie du sport moderne.
S.J.
Extrait:
La naissance du sport moderne en Angleterre
Christian graf von Krockow note que « le sport de compétition moderne est le produit de la société industrielle, la représentation symbolique concentrée de ses principes fondamentaux ; c’est la raison pour laquelle il fascine les masses dans tous les pays industrialisés ou en voie d’industrialisation [1]. »
C’est en Angleterre qu’il faut chercher l’origine du sport moderne. Dès le milieu du XVIII° siècle apparaît le « patronised sport ». L’aristocratie encourage les jeux populaires, elle les provoque par des récompenses. Elle les pratique même pour son compte. Éventuellement le noble ne dédaigne pas se mêler aux jeux du peuple.
Un des principaux sports pratiqués à l’époque par la noblesse est l’équitation. Les paris sont florissants. L’hippisme a son « General stud Bokk containing pedigrees races Horses », registre des pur-sang, depuis Guillaume II (fin du XVII° siècle) et le Jockey club est fondé en 1750. Cet engouement pour les épreuves hippiques a un curieux résultat. En 1788, on s’assemble à l’hippodrome de Newmarket pour voir un dénommé Evans essayer de battre le record pédestre de l’heure. Ce record a comme détenteur Thomas Carlisle qui, en 1740, a couru 17,3 km en une heure. On parie sur Evans comme on parierait sur un cheval. Les enjeux atteignent 1000 livres et le coureur sait qu’en cas de réussite il empochera le dixième de cette somme. Evans parcourt 17,4 km dans l’heure : record battu ! Mais on court aussi sur route. Foster Powell est âgé de trente ans, lorsqu’en 1764, sur le Bath road reliant Londres à Bristol, il couvre les cinquante miles en moins de sept heures ! Les épreuves pédestres sont le plus souvent des courses de longues distances. Pourtant en 1787, un nommé Walpole réussit à « avaler » un mile (environ 1609 mètres) en 4 minutes trente secondes. Ces « pedestrians » sont pour la plupart des semi-professionnels (déjà) ayant un métier complémentaire comme celui de « running footman », valet de pied chargé de précéder le carrosse d’un noble et d’annoncer son passage. Ce genre de course-pari existait déjà depuis le début du XVII° siècle. Ainsi, en mai 1606, eut lieu une performance faite à l’incitation d’un pari : un certain John Lepton of Kepwica paria qu’en six jours il parcourait cinq fois la distance de Londres à York (soit 200 miles par jour). En réalité, il ne mit que cinq jours. Il y a dans ce fait, dit Bouet, le prototype de ce qui devait devenir toujours de plus en plus répandu : une tentative de performance entreprise en raison d’un pari et qui se traduit le plus souvent sous la forme d’un match contre le temps. Comme dit Umminger : « Bien entendu le goût général pour le pari s’employait constamment à imaginer des épreuves sensationnelles, voire absurdes. On organisa ainsi des courses d’infirmes, de fillettes, de vieillards, des courses à cloche-pied et toutes autres sortes d’insanités. Le pari ne fut donc pas seulement l’initiateur de performances humaines extrêmes et du record mais plaça tout d’abord une série d’obstacles sur la voie de leur développement [2] ». On peut donc déjà dégager trois critères essentiels du sport industriel moderne ; la poursuite du record, l’intérêt majeur pour la vitesse et l’obsession du mesurable. Et W. Umminger conclut très justement : « assurément cela avait existé déjà, les spectateurs avaient déjà fait des paris sur l’issue d’un jeu, d’une compétition ou d’une rencontre. Mais le pari c’était toujours une sorte de jeu de hasard, accessoire d’un événement sportif qui aurait eu lieu de toutes manières. Les Anglais, au contraire, parièrent sur des exploits sportifs qui n’étaient entrepris qu’en raison de ce pari. Le pari fut l’incitation au record. Ici aussi comme dans la lutte contre le temps s’annonce l’ère industrielle dont la Grande-Bretagne passe également pour être le berceau [3]. »
Dans ce contexte général, les courses de chevaux deviennent un phénomène de plus important et fréquent. Elles ne cessent de gagner en popularité au cours du XVIII° siècle. Les courses de chevaux contribuèrent également à susciter une recherche systématique de perfectionnement de l’entraînement. Enfin, c’est en 1731, à l’occasion d’une course de chevaux, que le chronographe est utilisé pour la première fois.
La course à pied devait suivre le même chemin que les courses de chevaux. On note ainsi, en 1787, une performance sur la distance d’un mile ; en 1791, une autre sur un quart de mile. Ces coureurs à pied sont généralement des professionnels. Mais la pratique du pari sportif ne régna pas seulement dans le domaine des courses en lesquelles elle trouvait l’image la plus nette d’une société qui commençait à prendre son allure concurrentielle : les Anglais parièrent aussi sur l’issue des combats de lutte, d’escrime et surtout de boxe.
A la suite de cela commencèrent à se développer tous les autres sports britanniques : golf, etc. Mais ce qui demeure caractéristique de la dépendance du sport par rapport au développement des forces productives, c’est l’importance prises par l’apparition des montres et horloges. Il est typique pour le développement du sport moderne qu’apparurent en Angleterre, dès 1731, des chronomètres. En 1510, avait été inventé la montre de poche par Henlein ; en 1650, la montre à pendule par Huygens ; en 1676, la montre à répétition par Barlow et enfin, en 1776, le chronomètre par Harrison. Ces instruments de mesure du temps devaient avoir une influence considérable sur le développement du sport qui, jusqu’à l’apparition du chronométrage électronique, n’a cessé d’être une immense course contre la montre.
chronomètre de Harrison
C’est ainsi que, dès 1760, les Anglais organisèrent les premières courses de vitesse sur 110 yards ; distance la plus pate selon eux à démontrer la pleine vitesse humaine. Puis, à l’instar des grecs, ils s’affrontèrent sur une distance à peu près équivalente au « stade » : le « furlong » ou 220 yards (201,16 m) ; puis au « diaule » : le quart de smile (402,33 m) et enfin sur les distances correspondant aux courses longues (diolique) d’Olympie : le demi-mile (804,67), le mile (1609,31), le deux miles (3218,68 m), les trois miles (4828,02 m) et le six miles (9656,05 m). Ce sont ces distances que les continentaux, lorsqu’ils vinrent à la pratique de la course à pied (vers 1884-1894) transformèrent en 100, 200, 400, 800, 1500, 3000, 5000 et 10 000 mètres.
Petit à petit, tout les autres sports commencèrent à se diffuser, à se développer et surtout à s’organiser institutionnellement pendant les décennies comprises entre 1860 et 1900. La « Football Association » voit le jour en 1863, « l’Amateur athletic club » en 1866, « l’Amateur metropolitan of swimming association » en 1869, le « Rugby football association » en 1871, le « Bicyclists’ union » en 1878, le « National skating association » en 1879, le « Metropolitan rowing association » en 1879, « l’Amateur boxing association » en 1884, le « hockey association » en 1886, « la Lawn tennis association » en 1895, et enfin « l’Amateur fending association » en 1898. Ce rapprochement chronologique assez compact en Angleterre, démontre en tous cas les débuts foudroyants du sport de compétition dans son institutionnalisation. En même temps, on voit apparaître les premières grandes compétitions classiques. Les premiers championnats d’université apparaissent dès 1857, à Cambridge, dès 1860 à Oxford. L’épreuve qui devait se répandre sous le nom de cross-country et devenir la forme d’athlétisme la plus populaire, se courait à Rugby, en 1837, sous le nom de « crik run ». La première de la célèbre course d’aviron Oxford-Cambridge eut lieu en 1829. Puis ce fut au tour des compétitions de golf, de rugby et de cricket.
Dès cette époque, allaient s’établir les traits marquants du sport de compétition qui allaient fixer fondamentalement son dynamisme et son orientation. Bouet les résume très bien de la façon suivante : « Par ce que nous venons de dire des trois principaux sports (boxe, rugby, course à pied) auxquels, dans une Angleterre en pleine expansion économique et en pleine évolution sociale, la passion des paris avait donné une si forte impulsion, on aura vu s’accuser des traits caractéristiques du sport moderne : la recherche de la performance, la poursuite du record, la mesure (notamment du temps), le perfectionnement de la technique, la compétition incessante, l’insertion du sport dans l’activité économique, sa pénétration dans les différentes couches sociales qu’il met souvent en communication [4]. »
On voit ainsi progressivement s’ébaucher dans l’Angleterre industrielle du XIX° siècle le système institutionnel sportif qui n’allait pas tarder à se répandre dans toutes les formes sociales de la planète. Notre propos, nous l’avons déjà dit, n’est pas d’écrire une histoire du sport, même sommaire, mais de tirer les leçons de cette histoire afin d’en faire sa théorie. Or, du point de vue le plus général, on peut dire que l’histoire du sport est l’histoire de son extension progressive à l’ensemble de la planète, et cela à partir essentiellement de la fin du XIX° siècle et du début du XX° siècle. La concordance d’apparition des fédérations nationales sportives dans les divers pays montre bien le caractère structurel du fait sportif, indissolublement lié au mode de production capitaliste et à son essor expansionniste-impérialiste du début du siècle.
Sports
Allemagne
U.S.A.
Suède
Angleterre
Football
1900
-
1904
1863
Natation
1887
1878
1904
1869
Cyclisme
1884
1880
1900
1878
Aviron
1883
1872
1904
1879
Athlétisme
1898
1888
1895
1880
Lawn tennis
1902
1881
1906
1886
Ski
1904
1904
1908
1903
L’institutionnalisation du sport s’opère donc dans tous les pays presque simultanément, à mesure que le mode de production capitaliste s’installe et se consolide définitivement, avant de conquérir toute la planète.
Le premier facteur qui a donc constitué le sport en système mondial est la diffusion universelle du mode de production capitaliste industriel. Marx note dans sa préface au tome I du Capital que l’Angleterre est le « lieu classique » du mode de production capitaliste et il ajoute que « le pays le plus développé industriellement ne fait que montrer à ceux qui le suivent sur l’échelle industrielle l’image de leur propre avenir [5]. » Avec l’extension du mode de production capitaliste s’est également étendu le mode dominant des techniques du corps : les pratiques sportives. Comme le dit Bouet : « Le sport anglais a été assimilé progressivement par le monde entier… Le sport est devenu un phénomène mondial et est l’objet de relations internationales… La diffusion mondiale du sport l’a enrichi de certaines spécialités entraînant cette variété universellement répandue. Les compétitions internationales sont apparues et se sont multipliées, entraînant la formation d’organismes fédératifs internationaux qui ont puissamment contribué à achever l’évolution des normes des différents sports vers la rationalité [6]. »
Les échanges de capitaux, de marchandises et de travailleurs ont eu pour conséquence les échanges d’idées et les échanges de pratiques sportives. A mesure que s’exportaient les pratiques de loisirs et les marchandises se sont aussi diffusées les techniques sportives. Le facteur essentiel de la diffusion mondiale étant bien entendu, la constitution définitive du marché mondial comme cadre unificateur du mode de production capitaliste. Comme le dit avec un humour tout britannique Mc Intosh : « Jeux et sports s’exportèrent aussi bien que les vaisseaux et les épingles de sûreté. Ils furent portés aux quatre coins du monde par les voyageurs et les commerçants, les soldats et les marins, les ingénieurs et les missionnaires. Le commerce suivit le drapeau et le sport suivit le commerce [7]. »
Ainsi, à partir de l’aire anglo-saxonne, se diffusa le sport par l’expansion impérialiste au début de ce siècle. Comme le note encore Mac Intosh : « La majorité des sports de pratique courante et la très grande majorité des plus populaires furent exportés de Grande-Bretagne [8]. » En effet, l’empire britannique sema aux quatre coins du monde les pratiques sportives de son aristocratie et de sa bourgeoisie industrielle.(…)
Notes:
[1] C. GRAF VON KROCKOW, Der Wetteifer in der industrielen Gesellschaft, in Der Weitteifer,Limpert Verlag, Fankfurt am Main, 1962, p. 59.
[2]W. UMMINGER, Des hommes et des records, La table ronde, Paris, 1964, p. 237.
[3] Ibidem, p. 237.
[4] M. BOUET, Signification du sport, Éditions universitaires, Paris, 1968, p. 325.
[5] K. MARX, Le Capital, Livre I, op. cit., p. 548.
[6] M. BOUET, op.cit., p. 346.
[7] P.C. Mc INTOSH, Sport in society, Watts, Londres, 1963, p. 45. B. GLLET (op. Cit., p. 75 et 76) développe la même opinion: « L’Angleterre conservera un autre mérite, celui d’avir offert au monde entier la plupart des sports qui sont maintenant pratiqués: athlétisme, cross-country, rugby… »
[8] P.C. Mc INTOSH, op. cit., p. 80. Même opinion chez J. ULMANN,op. cit., p. 329: « Le sport s’étendit rapidement de l’Angleterre au reste du monde ».
On peut voir Jean-Marie Brohm parler des jeux olympiques de Berlin en 1936 dans cette vidéo de 2008:
Suite au succès de grèves dans le textile irakien en décembre dernier, Falah Alwan, président de la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak (FWCUI) a été muté d’office au sein de l’industrie d’État des textiles pour entraver son action syndicale [cf.communiqué ICEM 25-01-2010].
US Labor Against the War organise une campagne en ligne auprès des américains pour sa réintégration sur son ancien poste, la fin du harcèlement des syndicalistes irakiens et la signature par l’Irak des conventions internationales en matière de droit du travail.
Vous pouvez envoyer des mails de protestation au ministère irakien minister.office@industry.gov.iq et minister@industry.gov.iq, avec copie à l’Entreprise d’État des textiles: http://textile@industry.gov.iq (ceux qui voudraient écrire en anglais mais le maîtrisent mal peuvent copier-coller le modèle de lettre Stop Harassment of Union Leaders in Iraq de la campagne USLAW, ou écrire simplement en français à l’ambassade d’Irak à Paris: paremb@iraqmofamail.net).
Le site ami Entdinglichung nous signale avoir mis en ligne un texte d’un groupe luxemburgiste de Hambourg, Proletarische Front, critiquant le Fatah et le FPLP pour leur nationalisme, leur subordination aux intérêts des régimes arabes et leur incapacité à offrir une perspective pour le prolétariat d’Israël:
Collecte par le Comité de solidarité internationale des I.W.W. pour redistribution à Batay Ouvriye et à la Confédération des travailleurs haïtiens.
Paiement Paypal
La Bataille socialiste
Site d'éducation, d'informations et de ressources documentaires pour le marxisme vivant et la démocratie ouvrière.
Contact: bataillesocialiste[a]gmail.com ou bataille_socialiste[a]yahoo.fr (remplacer [a] par @)
L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes (K. Marx)
Journées de juin 1848 (Barricade rue Soufflot, Vernet)
Manifeste du Parti communiste (1848)
Karl Marx
Congrès de Genève de l'A.I.T. (1866)
Commune de Paris (1871) [3 photos]
Circulaire de l'A.I.T. (1871)
Programme du Parti ouvrier (1880)
Réunion annuelle des Communards au cimetière du Père Lachaise (Ilia Répin, 1883)
Jules Guesde
Haymarket Square (Chicago, 1886)
Conférence de J. Guesde (1888)
1° mai à Fourmies (1891)
Grève des verriers à Carmaux (1895)
Fondation de la C.G.T. (1895)
Carte du Socialist Labor Party de l'écrivain Jack London (1896)
La grève au Creusot (Adler, 1899)
Grève de Montceau-les-Mines (1901)
Congrès d'Amsterdam (1904)
Daniel De Leon dans son bureau du Daily People (1904)
..."Le parti socialiste est un parti de classe qui a pour but de socialiser les moyens de production et d’échange, c’est-à-dire de transformer la société capitaliste en une société collectiviste ou communiste, et pour moyen l’organisation économique et politique du prolétariat. Par son but, par son idéal, par les moyens qu’il emploie, le parti socialiste, tout en poursuivant la réalisation des réformes immédiates revendiquées par la classe ouvrière, n’est pas un parti de réforme, mais un parti de lutte de classe et de révolution."
Conférence du SPGB (1905)
Usine Michelin à Clermont-Ferrand (1905)
Grèves du Nord (1906)
Facteurs révoqués pour avoir fait grève (avril 1906)
Conférence aux grévistes, bois de Monteuil (1° mai 1906)
1° mai 1906
Rosa Luxemburg (1907)
Grève de Fougères (1907)
Guesde et Bracke sortant du congrès de Nancy (août 1907)
Mutins du 17° à Béziers (1907)
Grève des dockers à Nantes (1907)
Rosa Luxemburg parmi les enseignants de l'école du SPD (1907)
Grèves de Draveil-Vigneux (1908)
Grève de mineurs en Angleterre (1908)
Grève à Saint Ouen (Delance, 1908)
Rosa Luxemburg (vers 1908)
Grève à Mazamet (1909)
Grève des boutonniers de Méru (1909)
Grève des cheminots (1910)
Ouvriers du bâtiment en grève face à la troupe (Paris, 1911)
Comité de grève du bâtiment (1911)
Grève des transports de Liverpool (1911)
L'encyclopédie socialiste à partir de 1912
Grève de Passaic (USA, 1912)
Ledebour à un meeting contre la guerre (Berlin, octobre 1912)
La Maison des Fédérations de la CGT en 1913
Almanach SFIO en 1913
Grève des boulangers (1913)
Brochure de Jean Longuet (1913)
Petit-Pierre sera socialiste, livre illustré de vulgarisation (1913)
Dessin dans Petit Pierre
Militants du Parti socialiste du Canada (1913-1914)
Massacre des mineurs grévistes de Ludlow (Colorado, avril 1914)
Une du Socialist standard (sept. 1914)
Révolution russe (1917)
Grève des "midinettes" (Paris, mai 1917)
Manifestation du Parti socialiste du Canada contre la conscription (Montréal, 30 mai 1917)
Mutinerie de la 1° Brigade russe en France, déplacée au camp de la Courtine (juin 1917)
Chansons des I.W.W. (1917)
Soviet de Petrograd (1917)
Karl Liebknecht (Berlin, novembre 1918)
Librairie du Travail (1918)
Édition écossaise de K. Liebknecht (1918)
Occupation des locaux du Vorwärts par les spartakistes (Berlin, janvier 1919)
Barricade spartakiste (1919)
Inhumation de Rosa Luxemburg, dont le corps est retrouvé dans le canal Landwehr (13 juin 1919)
The One Big Union Monthly N° 1 (1919)
Réunion de la Vie ouvrière (1920)
Monatte, Souvarine et Loriot au procès pour "complot" des leaders du Comité de la III° Internationale (1921).
Brochure de Marthe Bigot (1921)
Pugilat au congrès de Lille de la CGT (1921)
L'Humanité (29 juillet 1922)
Le Populaire (29 juillet 1922)
Grève des sardinières de Douarnenez (1924)
Premier numéro de la Révolution prolétarienne (janvier 1925)
Grève à Durham (Angleterre, 1926)
Carte de la Fédération unitaire de l'enseignement, CGTU (1926)
Souvarine en 1926
Grève "des 10 sous" à Armentières (1928)
Chaîne de montage chez Ford (1928)
Groupe de Boris Souvarine (1930)
Livre de Nin sur le fascisme (1930)
Brochure de Marceau Pivert (1930)
Brochure de Zyromski (1931)
Film d'Yves Allégret (1931)
"Notre laïcité est d'essence prolétarienne, fidèle à la valeur étymologique du mot [Laïkos = peuple], elle s'oppose à l'aristocratisme des clercs dont le rôle consiste à faire admettre, par la persuasion, les pires servitudes". (Marceau Pivert)
Affiche de 1932
Brochure de la BS en 1932
Affiche hollandaise (1932)
Revue Masses (sept. 1933)
Géographie de J.F. Horrabin (1933)
Service de documentation de la Fédération SFIO de la Seine (1933)
Lettres de prison de Rosa luxemburg éditées par la Librairie du travail (1933)
Brochure de la Librairie du Travail exposant les positions de la minorité de la CGTU
Brochure des IWW rédigée par Paul Mattick (1933)
Manifestation antifasciste, Paris février 1934
Brochure de la Révolution prolétarienne (1934)
Livre posthume de Charles Vérecque (1934)
Grève générale de San Francisco (1934)
N° de Masses en 1934
L'Etincelle socialiste" (1934), journal d'une petite tendance de gauche de la SFIO: le Comité d'Action Socialiste Révolutionnaire
Gegen den Strom [Contre le courant], journal clandestin du PC d'opposition allemand (KPDO) (1934)
Insurrection des Asturies (1934)
Lancement de la revue Spartacus (décembre 1934)
Vadémécum du propagandiste
Jean Zyromski
Tract contre le décret-loi du 16 mars 1935 portant le service militaire à deux ans
Couverture de la R.P. (juillet 1935)
Les TPPS en 1935
Badge du service d'ordre de la SFIO
J. Gorkin à un meeting de l'Alliance ouvrière (Valence, 1935)
Groupe d'autodéfense de Tsukunft (organisation de jeunesse du Bund) dans la Pologne des années 30
Livre de René Modiano publié en 1935
Brochure de Marceau Pivert en 1935
Dessin de Frans Holß (1935)
Edition de R. Luxemburg par la Librairie du travail en 1935 (traduction M. Ollivier)
Militants à Paris
Affiches des J.S. (1936)
Affiche (1936)
Réunification de la C.G.T. (mars 1936)
Brochure du SPGB (1936)
Brochure d'Hélène Modiano (1936)
Affiche de la GR en mai 1936
Grèves avec occupations d'usines (1936)
Boulogne-Billancourt, juin 1936
Usines Delahaye (Paris), juin 1936
Pivert avec des ouvrières (1936)
Ravitaillement des grévistes (1936)
Grévistes du 15° arrondissement de Paris (1936) [2 photos]
Parisiennes pour le Front populaire (1936)
Défilé du 14 juillet 1936 (Paris)
Meeting contre la guerre (juillet 1936)
Livre de D. Guérin (1936)
Barcelone, juillet 1936
Bureau d'enrôlement des milices du POUM
La Batalla (organe du POUM) du 4 août 1936
Miliciens du POUM (5 photos)
Les miliciens du POUM envoient 4 canons vers le front d'Aragon (été 1936)
Bulletin en anglais du POUM (octobre 1936)
Commémoration à Barcelone de l'anniversaire de l'insurrection des Asturies (octobre 1936)
Miguel Pedrola, jeune du POUM tué sur le front d'Aragon en octobre 1936
N° 1 des Cahiers mensuels Spartacus (octobre 1936)
Funérailles de Durruti (novembre 1936)
N°2 des Cahiers mensuels Spartacus (novembre 1936)
De rode October, journal du RSAP hollandais de Sneevliet (1936)
Une de La Gauche révolutionnaire (octobre 1936)
Congrès socialiste révolutionnaire de Bruxelles (oct-nov. 1936, en anglais)
Barcelone, nov. 1936
Brochure de J. Prader (Spartacus, 1936)
Publicité poumiste dans le cahier Spartacus de décembre 1936.
Carte postale du POUM
Réunion du Comité central de la JCI (janvier 1937)
Miliciens du POUM sur le front de Huesca (hiver 1936-37) [2 photos]
Orwell et ses camarades de la Colonne du POUM sur le front de Huesca (1937)
Carte des milices du POUML'Internationale, journal de l'Union communiste (1933-1939)
4° brochure de Spartacus (janvier 1937)
Une de la Bataille socialiste (février 1937)
Accord des partis la gauche catalane non stalinienne contre les calomnies et diffamations (février 1937)
Jeunesses du POUM (JCI) et Jeunesses libertaires s'associent dans le Front de la Jeunesse révolutionnaire (février 1937)
Comité pour la Révolution espagnole (1937)
Enterrement des victimes de la fusillade de Clichy (mars 1937) [2 photos]
Affiche pour un meeting du POUM le 21-03-1937
Journées de mai 1937 à Barcelone [3 photos]
Manif contre la non-intervention en Espagne (mai 1937)
Brochure de la G.R. en mai 1937
L'Espagne socialiste, journal du C.A.S.P.E.
Madrid bombardée par les fascistes (affiche de 1937).
Pivertistes, anarchistes et syndicalistes s'unissent en 1937 dans Solidarité internationale antifasciste
Arrivée de camions français de SIA à Barcelone (1937)
Ambulance de l'I.L.P.
Motion de la BS au congrès socialiste (1937)
Une de l'hebdo de la JCI (Jeunesses du POUM) devenu clandestin (septembre 1937)
Les pivertistes prennent la Fédération de la Seine (janvier 1938)
Une de Juin 36 (1938), organe de la Fédé SFIO de la Seine puis du P.S.O.P.
Grève aux usines Citroën (mars 1938)
Meetings du Comité d'enquête sur les procès de Moscou et du Secours international solidarité et liberté (mars 1938)
Manif de la Fédération de la Seine devant le Sénat (avril 1938)
Scission du P.S.O.P. après Royan (1938)
"Nous ne nous parons pas d'une passion mystique pour le Parti, mais nous lui étions attachés. Attachés cependant, dans la seule mesure où il demeurait un instrument de libération prolétarienne, une arme pour préparer la révolution. Qu'il cesse d'être cela, et tout ce que nous lui avions voué cesse d'avoir un sens."
(L. Hérard, juin 1938)
Les Cahiers rouges, journal pivertiste (n° de juin-juillet 1938).
Militants pivertistes en 1938
Brochure de Katia Landau en 1938
Hommage à la Catalogne d'Orwell (1938)
Dessin de Frans Holß dans la presse du RSAP (1938)
Brochure de Robert Louzon en 1938
Siège de SIA à Barcelone (1938)
Meeting du Centre syndical d'action contre la guerre (septembre 1938)
"Procès" contre le POUM (1938)
Meeting SIA de solidarité avec le POUM pendant son "procès" (octobre 1938)
Meeting commun du PSOP, de l'Union anarchiste et du POI contre les décrets-lois (novembre 1938)
BS "zyromskiste" du 1° décembre 1938, défendant le principe d'une guerre antifasciste.
Aide matérielle du PSOP aux réfugiés espagnols (février 1939)
Exil des espagnols (Retirada) après la chute de Barcelone (1939)
Camp de réfugiés espagnols à Argelès-sur-Mer (1939)
Camp de réfugiés espagnols de Barcarès
D. Guérin & M. Pivert au congrès du P.S.O.P. (mai 1939)
Pivert à la tribune du Congrès du PSOP (1939)Socialist Standard (mai 1939)
Pacte germano-soviétique (août 1939)
Carte des amis du PSOP (1939)
Pivert et Angelica Balabanov (1940)
Brochure clandestine Spartakus ontwaakt! du MLL-Front de Sneevliet (1941)
Protestation contre le départ d'ouvriers pour l'Allemagne (STO) (1941)
Pivert, Gorkin et Gironella (Mexique, 1941)
Manifeste commun du MLL-Front (Pays-Bas) et de Contre le courant(Belgique), décembre 1941.
"A los ciudadanos", Lettre de J. Gorkín, V. Serge et M. Pivert (1942)
Brochure du Socialist Labor Party américain (1943)
Le Populaire clandestin en 1943
Dunayevskaya, CLR James et Lee-Boggs, animateurs de la tendance Johnson-Forest (années 40)
Brochure du Socialist Labor Party américain (1945)
Brochure du SPGB (1945)
Au Pays-Bas, le groupe Spartacus, formé de survivants du MLL-Front (dont la direction avait été fusillée en 1942) intègre les anciens du GIC en 1945 et reprend le flambeau du communisme des conseils.
Cahier Spartacus (février 1946)
La Flamme, revue de l'Union des communistes internationalistes (1946)
Cahier Spartacus (avril 1946)
Brochure de R. Lefeuvre (mai 1946)
Brochure de P. Monatte (mai 1946)
Cahier Spartacus (mai 1946)
Brochure de Rosa Luxemburg chez Spartacus en 1946
Cahier Spartacus (septembre 1946)
Revue Masses (n° de novembre 1946)
Journal des Jeunesses socialistes (1946) avant leur exclusion.
Turner, orateur du SPGB (Londres, 1946)
Congrès de la FEN (1947)
Cahier Spartacus (mars 1947)
Cahier Spartacus (avril 1947)
Grève des usines Renault (Boulogne-Billancourt, 1947)
Une de la nouvelle série de la BS qui reparaît en juillet 1947
Couverture du Western Socialist de juillet 1947.
Répression à Madagascar (1947)
Brochure d'André Ferrat (1947)
Brochure australienne (1947)
Cahier Spartacus (octobre 1947)
Cahier Spartacus (janvier 1948)
Brochure Spartacus (février 1948)
Brochure de Berthe Fouchère (mars 1948)
Revue Socialisme et liberté (N°2, mars 1948)
Une de cette BS 2° série contre Jules Moch (29/10/1948)
Une de la BS du 5-11-1948
Débuts de Socialisme ou Barbarie en 1949.
Liebknecht et Luxemburg (timbre allemand, 1949)
Réédition Spartacus (avril 1949)
Une de la BS du 30-12-1949
Juin 36, de Jacques Danos et Marcel Gibelin (1952)
Berlin, juin 1953Histoire du 1° mai de Dommanget (1953)
Livre d'Alfred Rosmer (1953)
Grève des fonctionnaires (août 1953)
Grève des travailleurs de la United Fruit Co. (Honduras, 1954)
Grève de Saint-Nazaire (1955)
Grèves de Detroit (1955)
Hongrie, 1956
C. Audry, C. Bourdet, M. Pivert, A. Breton et B. Péret au procès du M.N.A. (1957)
Mort de Marceau Pivert en 1958
Congrès de l'U.S.T.A. (1959)
Bidonville de l'agglomération parisienne (1960)
Brochure de Daniel Guérin publiée par Correspondance socialiste internationale (1960)
Naissance du PSU en opposition à la guerre d'Algérie en 1960.
Turin, 1962
Brochure du SPGB (1962)
Livre de Daniel Guérin (1963)
Edition Rubel dans la Pléiade (1963)
Supplément à ICO sur la Russie (1964)
Brochure de News & letters (1965)
Brochure du SPGB (1967)
Mémorial de L'Insurgé (publié en 1968)
Archives Monatte (1914-1924) (publ. 1968)
Pouvoir ouvrier N°90 (mai 1968)
Mai 68 en France
Brochure ICO (1968)
Brochure Spartacus (1969)
Traduction française de 1969 rééditée par Spartacus en 1982
Livre de Richard Gombin (1970)
(1971)
Livre de Daniel Guérin (1971)
Brochure Spartacus (1972)
Choix de textes de P. Mattick (1972)
(1972)
Chili, 1973
Traduction française de 1972
Édition de poche de textes de Castoriadis (1973)
Édition de poche compilant des articles publiés de 1934 à 1939 dans les revues animées par Paul Mattick (1973)
Socialisme mondial, bulletin du Parti socialiste du Canada (1974)
Livre d'Ignacio Iglesias (1974)
Livre de Paul Mattick (1974, publié en français en 1976)
Réédition Spartacus en 1975
Livre de J. Rabaut en 1974
Choix de textes de P. Mattick, en anglais (1978).
Manif des femmes de Téhéran contre le voile obligatoire (1979)
Compilation d'articles de l'Union communiste d'avant-guerre (Spartacus, 1979)
Livre de M. Ferro (1980)
Etudes de marxologie (Cahiers de l'ISMEA) N°21-22 (juin-juillet 1981)
Livre écrit en 1962 mais publié après la mort de P. Souyri, en 1982.
Livre de P. Mattick en 1983
Livre posthume de Souyri en 1983
Combattants communistes au Kurdistan iranien (v. 1983)
Grève des mineurs anglais, 1984
Couverture du Socialist standard (juillet 1984)
Insurrection et mouvement des conseils ouvriers (shuras) au Kurdistan irakien (1991)Inchiesta operaia, revue de l'Association pour l'enquête ouvrière (Italie, depuis 1998)
Biographie de Monatte (1999)
Livre en 2002 compilant des articles de J. Péra parus dans la Révolution prolétarienne entre 1925 et 1930.
Livre de W. Solano (2003)
Grèves de mai 2003 pour la défense des retraites
Biographie d'Helen Macfarlane par David Black (en anglais, 2004)
Falah Alwan, secrétaire général de Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak, lors d'un meeting contre l'occupation à Bagdad (2005)
Militants du PCO iranien à Londres (2006)
Livre de Nicolas Dessaux sur la résistance irakienne (2006)
Grève du textile de Mahalla (Egypte, décembre 2006)
Livre d'Agustin Guillamon (version en espagnol, 2007)
Brochure du Mouvement socialiste mondial.
Bulletin Echanges, depuis 1975.
Grèves des travailleurs sans papiers (France, 2008)
DVD sur René Lefeuvre (2008)
Grève interpro du 29 janvier 2009
Manifestation à Ispahan, 14 juin 2009
Répression des manifestations à Téhéran, juin 2009
Watch videos at Vodpod and other videos from this collection.