La represión contra la CNT y los revolucionarios

30 juin 2015 by

Agustín GUILLAMÓN vient de sortir un nouveau livre: La represión contra la CNT y los revolucionarios (Ediciones Descontrol, Barcelona, 2015,  484 p., 15 euros.) Demander les frais de port à Descontrol: descontrol@riseup.net.

Durante las sangrientas jornadas de mayo de 1937 los comités revolucionarios desbordaron a los comités superiores cenetistas. La insurrección de los trabajadores no fue derrotada militarmente, sino políticamente, cuando los líderes anarcosindicalistas dieron la orden de alto el fuego.

El hambre y el desarme eran los dos objetivos necesarios para el inicio del proceso contrarrevolucionario, que desencadenó toda su fuerza represiva contra los militantes cenetistas y las minorías revolucionarias en el verano de 1937.

La represión de los estalinistas y de la justicia republicana fue de carácter SELECTIVO: intentó integrar a los comités superiores en el aparato estatal, al mismo tiempo que desencadenaba una feroz represión contra los revolucionarios y encarcelaba a los dirigentes que habían tenido cargos de responsabilidad en Orden Público.

Después de mayo la CNT desapareció en algunas comarcas y poblaciones catalanas, disminuyendo en todas partes su influencia. El regreso de las antiguas fuerzas del orden (guardias de asalto y guardia civil) fue una reconquista que exigía el castigo de los componentes de los comités revolucionarios de julio de 1936, considerados ahora como “usurpadores e incontrolados”, aunque su intervención frente al fascismo había sido imprescindible para la supervivencia de la República.

Esa represión del anarcosindicalismo fue acompañada por una actitud pasiva de los comités superiores, que optaron por una defensa individual y jurídica de los presos, en lugar de una defensa colectiva y política. Los millares de presos anarcosindicalistas exigieron a los comités superiores un mayor compromiso y solidaridad, que sólo consiguió una campaña de prensa clandestina en favor de los presos, sin renunciar nunca al colaboracionismo. Los presos cenetistas anunciaron una huelga de hambre para obtener esa solidaridad, denegada al principio por los comités superiores en nombre de la lealtad institucional al gobierno

De la violencia revolucionaria de los comités contra la burguesía y los fascistas, característica de julio de 1936, se había pasado a la violencia represiva de las fuerzas burguesas del orden capitalista y de la justicia republicana contra la CNT y los revolucionarios. En el seno de la CNT esa represión de la oposición revolucionaria interna era simultánea a la integración de los comités superiores en el aparato estatal. No se trataba de ninguna “traición” de los dirigentes, sino de las dos vertientes necesarias y complementarias de un mismo proceso contrarrevolucionario: represión y persecución de los revolucionarios e institucionalización de los comités superiores.

El orden público burgués se fundamentaba en la unidad antifascista de todas las organizaciones, con el objetivo único de ganar la guerra. Ese objetivo suponía la plena sumisión de la CNT a un Estado fuerte, así como la extensión de la militarización al trabajo, a la economía y a todas las relaciones sociales y políticas

En junio de 1937 se creó la Comisión Asesora Política (CAP), recuperación de un ejecutivo fuerte y ágil de la CNT (como había sido el Comité de comités de julio de 1936) capaz de impedir un nuevo desbordamiento de la militancia, como había sucedido en mayo.

Juan García Oliver y los comités superiores repitieron el 20 de septiembre de 1937 su papel de bomberos e impidieron la resistencia contra el asalto del PSUC y las fuerzas de orden de la Generalidad al edificio de los Escolapios, sede del sindicato de la alimentación, de diversos grupos anarquistas y del último comité de defensa de barriada aún existente.

En octubre de 1937 la guerra y la constante dejación de principios habían devorado ya a la revolución.

Portada La represión c. la CNT

Les socialistes face à la censure de guerre… même après la guerre

27 juin 2015 by

Article paru dans La Révolution prolétarienne N°789 (juin 2015):

Dès août 1914, une censure sévère avait été mise en place en France : quasiment tous les journaux l’ont subie à un moment ou un autre. L’Humanité, ralliée à l’Union sacrée, ne fut pas extrêmement censurée même si le total des interventions de la censure sur la durée de la guerre est significatif1. C’est par la suite, avec l’apparition d’organes nationaux d’inspiration pacifiste – à partir de 1916 – que des socialistes et des libertaires eurent à subir le plus durement la censure.

Il n’y eut pas que les journaux qui furent censurés : les réunions publiques étaient interdites (même des réunions « privées » subirent le même sort), des tracts étaient interdits et saisis, et les correspondances surveillées – voire saisies. Même des cartes postales anodines étaient considérées comme de la « propagande pacifiste », et en conséquence interdites.

L’apparition en 1916 de la revue hebdomadaire Le Populaire marque une date importante quant à la situation des socialistes face à la censure pendant la Première Guerre mondiale. D’orientation « pacifiste modérée » (le courant dirigé par Jean Longuet), Le Populaire fut largement censuré – même s’il ne représentait pas l’aile la plus radicale des socialistes pacifistes, qui animaient pour leur part le Comité pour la reprise des relations internationales (CRRI) avec des syndicalistes et des libertaires. Le CRRI ne disposait pas d’une presse, bien que le projet ait été plusieurs fois envisagé. Mais ses brochures et tracts, diffusés sans autorisation, étaient régulièrement saisis. Des militants libertaires proches du CRRI créèrent en 1916 l’hebdomadaire Ce qu’il faut dire, qui fut régulièrement censuré et saisi, et qui cessa de paraître à la fin de l’année 1917.

La censure ne disparut pas après l’armistice du 11 novembre 1918. Le Parti socialiste SFIO avait changé de direction en octobre 1918, les pacifistes ayant emporté la majorité lors du congrès. Dès lors les pacifistes dirigeaient l’organisation, et la censure continua de s’exercer contre eux pendant une année. Après plus de quatre années d’une censure de guerre rigoureuse, cette censure politique limitait l’information des militants et sympathisants socialistes, par exemple sur les mouvements révolutionnaires en cours en Europe.
La censure de 1914 à 1919 a été diversement subie par les socialistes, en fonction de leur attitude face à la guerre et à l’Union sacrée. Elle a en tout cas été un fait marquant de la situation politique et sociale de cette période [2].

Julien CHUZEVILLE

Popu1erdecembre 1918

Le Populaire censuré en décembre 1918 : le programme de la Ligue Spartacus (révolutionnaires d’Allemagne) est intégralement «blanchi».

Notes:

[1] Alexandre Courban, « L’Humanité dans la mêlée (1914-1918) », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, n° 92, 2003.
[2] Claude Bellanger, Jacques Godechot, Pierre Guiral et Fernand Terrou (dir.), Histoire générale de la presse française, tome III : de 1871 à 1940, PUF, 1972, et Maurice Rajsfus, La Censure militaire et policière (1914-1918), Le Cherche Midi, 1999 (réédition 2014).
Certains aspects rapidement esquissés ici sont développés dans ma biographie politique de Fernand Loriot (L’Harmattan, 2012) et dans mon livre Militants contre la guerre 1914-1918 (Spartacus, 2014).

L’assassinat et l’enterrement de Berneri et Barbieri à Barcelone, mai 1937

22 juin 2015 by

Documentation envoyée par Agustín Guillamón, traduite en français par le CATS de Caen.

balance1

Barricade dressée en mai 1937 sur la Plaza Dostoievski (aujourd’hui Plaza del Angel), au début de la rue Llibreteria. Cette photo serait la vision qu’on aurait de la barricade en sortant du porche où vivait Berneri, en regardant vers la droite vers le Palais de la Généralité. Elle était située face au Syndicat Agua, Luz y Fuerza (électricité) de l’UGT. Cette barricade avait été érigée par des militants du PSUC pour se protéger contre toute avance qui pourraient s’effectuer depuis la vía Layetana pour attaquer la Généralité. (Agustín Guillamón)

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Vision de la même barricade depuis la rue Llibreteria. Au fond, en dessous du drapeau, une affiche qui dit Sindicato de Trabajadores de Agua, Luz y Fuerza de l’UGT (Syndicat de Travailleurs Eau, Lumière et Force), sur un édifice situé dans la rue Durruti (Layetana). À gauche, entre deux colonnes, le portail où vivait Berneri, en pleine Plaza del Angel (Dostoievski), au numéro 2, second étage, première porte. La photo montre clairement que le portail de l’édifice, où vivait Berneri, se trouvait à la merci du feu croisé entre la barricade du PSUC et les balcons du syndicat de l’UGT. Sur la photo, on peut de plus apprécier que le porche de la maison où vivait Berneri était entouré par une barricade qui allait depuis la rue Durruti (aujourd’hui Layetana) jusqu’au centre de la Plaza Dostoievski (aujourd’hui Plaza del Ángel). Personne ne pouvait entrer ou sortir du porche sans l’autorisation des maîtres de la barricade. Sur la terrasse de l’édifice, des mitrailleuses furent positionnées pour tirer vers la rue Durruti et la Maison CNT-FAI, située à environ 200 mètres. Ainsi, donc, le lieu était totalement contrôlé par le PSUC-UGT: la barricade de la rue Llibretería, la barricade de la Place et le siège du syndicat ugétiste. C’était une norme élémentaire de sécurité que les staliniens enquêtent et fouillent les étages de l’édifice où vivait Berneri, qui était au centre du système défensif stalinien. Berneri et Barbieri étaient dans le pire endroit possible, au pire des moments. Les anarchistes italiens qui vivaient dans l’édifice furent identifiés lors d’une première visite (mardi 4 mai à dix heures du matin), les armes (trois fusils) furent saisies lors d’une seconde fouille (mardi 4 à trois heures de l’après-midi) et on leur donna l’ordre de ne pas quitter l’édifice, la troisième fois ils revinrent avec « l’ordre supérieur » d’arrêter Berneri et Barbieri (mercredi 5 mai 1937, à six heures de l’après-midi). La nuit du 5 au 6 mai le cadavre de Berneri apparut très près du Palais de la Généralité, à peine à cinquante mètres de la Plaza del Ángel. Le cadavre de Barbieri fut trouvé sur les Ramblas. Seuls les staliniens pouvaient les arrêter, seuls les staliniens pouvaient les assassiner, seuls quelques noms pouvaient donner l’ordre supérieur de l’exécution : le consul soviétique Antono Ovseenko, le dirigeant du PSUC dans l’ombre Gerö (« Pedro »)… ( Agustín Guillamón)

Autopsie de Camillo Berneri

« L’autopsie pratiquée sur le cadavre de notre camarade Berneri démontre la facilité avec laquelle oeuvrèrent les assassins pour mener à bien leur exploit. Voyons comment. Le corps présente une blessure par arme à feu avec un orifice d’entrée par derrière la ligne de l’aisselle droite et de sortie au mamelon droit au niveau de la septième côte. Le projectile marque une direction de gauche à droite, DE L’ARRIÈRE VERS L’AVANT ET DE HAUT EN BAS, De même apparaît une autre blessure par arme à feu dans la région temporale-occipitale droite AVEC UNE DIRECTION DE HAUT EN BAS ET DE L’ARRIÈRE VERS L’AVANT. À en juger par la situation des bords des blessures, celles-ci ont été produites à courte distance et à une mesure minimale de 0,75 mètres. Les blessures furent causées l’agresseur étant situé derrière ou sur le coté par rapport à l’agressé, pour ce qui fait référence à la blessure abdominale et sur un plan de supériorité en ce qui concerne celle de la tête [1] ».

*

C’est à dire qu’on lui tira un premier coup de feu qui lui traversa la poitrine depuis l’aisselle droite jusqu’au mamelon droit et ensuite, tombé au sol, on lui donna le coup de grâce dans la tempe droite, avec une sortie de la balle par la nuque.

*

« Et telle a été la mort du camarade Berneri, au coté de Barbieri. Voici les procédés qui ont été mis en pratique aujourd’hui, comme à la mi-avril furent mis en jeu d’autres analogues pour faire disparaître Mark Rein, le fils du menchevique Abramovih, rédacteur en chef du journal Democratic Kraten. La Police pratiqua alors des gestions pour trouver le disparu. Il n’y eut pas de succès dans celles-ci. Exactement pareil que ce qui arrivera dans ce cas, quand on se lance dans des enquêtes pittoresques sur la mort de ces camarades »[2].

Notes:


[1] Solidaridad Obrera, mardi 11 mai 1937, page 2.

[2] Idem.

L’enterrement de Berneri

En mai 1937 l’édifice de l’Hôpital Clinique hébergeait la Morgue Judiciaire, lieu où l’on conduisait toute personne décédée dans les rues de la ville, en pratiquant une autopsie et en débutant l’enquête judiciaire correspondante, si nécessaire.

Le 4 mai, à 16 heures entrèrent les cadavres de Lorenzo Diperetti et Adriano Ferrari, et à 16h et quinze minutes le cadavre de Marcon Pietro. Le 6 mai, à 6 heures du matin, entrèrent les cadavres de Camilo Verneri et Francisco Barbieri.

À chacun d’entre eux, on donna un numéro d’ordre, et l’on remplit sur la fiche d’entrée les rubriques habituelles.

Lorenzo Diperetti [Lorenzo di Peretti], numéro d’ordre 942-Barcelone, 4 mai, 16 heures, provenant de la Généralité, tribunal numéro 3, médecin légiste qui pratiqua l’autopsie: Dr. Cunillera.

Adriano Ferrari, numéro d’ordre 943-Barcelone, 4 mai, 16 heures, provenant de la Généralité, tribunal numéro 3, médecin légiste qui pratiqua la autopsie: Dr. Cunillera.

Marcon Pietro [Marco Pietro], numéro d’ordre 949-Barcelone, 4 mai, 16 heures et quinze pays, provenant du Paseo de Gracia numéro 14, tribunal numéro 3, médecin légiste qui pratiqua la autopsie: Dr. Cunillera.

Camilo Verneri [Camillo Berneri], numéro d’ordre 1039-Barcelone, 6 mai, 6 heures du matin, provenant du Plaza de la República, tribunal numéro 4, médecin légiste qui pratiqua l’autopsie: Dr. Condemines.

Francisco Barbieri [Francesco Barbieri], numéro d’ordre 1040-Barcelone, 6 mai, 6 heures du matin, provenant des Ramblas, tribunal numéro 4, médecin légiste qui pratiqua l’autopsie: Dr. Condemines.

Quant au lieu de recueil des cadavres des cadavres et étant donné que le Palais de la Généralité est sur la Plaza de la República [Aujourd’hui Plaza de Sant Jaume], on doit constater que trois des cinq cadavres furent recueillis sur cette petite place, où étaient et sont situés les édifices de la municipalité et du gouvernement autonome. Il faut indiquer de plus que la Plaza del Ángel [durant la guerre Dostoievski] est à environ 200 mètres de la Plaza de la República.

11 mai, mardi.

Les Comités Régionaux de la CNT, de la FAI et des Jeunesses Libertaires distribuèrent un manifeste [3] conjoint, dans lequel on faisait le bilan des Journées de mai. Ils qualifiaient de provocation la tentative d’assaut contre l’édifice de la Telefónica par Rodríguez Salas et Artemi Aguadé, « dont le Conseil de la Généralité n’avait pas connaissance ». La responsabilité était donc mise sur ces deux personnes, disculpant ainsi le Gouvernement de la Généralité2. La réponse à cette provocation était considérée comme « spontanée », sans entrer dans des considérations plus profondes.

Les Évènements de Mai se réduisaient à « trois jours de lutte fratricide à Barcelone. Trois jours de chasse à l’homme, systémique et terrible ».

On relatait les assassinats de douze militants de la CNT à San Andrés « emmenés dans une ambulance au cimetière de Sardañola », les cinq hommes de la

ronde d’Eroles (un groupe armé d’enquête), les quinze militants assassinés dans les alentours de Tarragona, le cadavre de l’italien Berneri, pour terminer en regrettant « toutes les victimes d’un coté ou d’un autre ».

On soulignait le danger d’une intervention étrangère, avec la présence dans le port de Barcelone « de six navires français et anglais », durant « le mercredi et le jeudi de la semaine passée ».

La CNT et la FAI « furent contrainte au mouvement par une manoeuvre monstrueuse dans laquelle intervinrent de nombreux acteurs différents dont nous prononcerons les noms, en les accusant avec des preuves, quand l’occasion se présentera ».

On ne tirait pas d’autres leçons que la dénonciation de provocateurs et de provocations à venir, avertissant de cela la force publique et l’UGT, avec un appel à l’unité ouvrière « contre l’ennemi commun, celui de l’intérieur et de l’extérieur, celui du front et de l’arrière».

*

Le matin la cérémonie d’enterrement de Domingo Ascaso s’effectua discrètement. Celle de Camillo Berneri se fit l’après-midi. Les autorités d’Ordre Public, secondées par les recommandations à la concorde des comités supérieurs de la CNT, avaient interdit les cortèges funéraires pour ne pas enflammer les esprits. Défiant cette interdiction, les cadavres des militants anarchistes italiens Camillo Berneri, Francesco Barbieri, Adriano Ferrari, Lorenzo di Peretti et Marco Pietro1 furent accompagnés, depuis l’Hôpital Clinique jusqu’au cimetière de Sants, par un défilé de plusieurs milliers de compagnons et d’amis, emmené par le drapeau noir du Groupe allemand DAS [4] . Il y avait cinq chars funèbres, tirés chacun par deux chevaux.

<Les rédacteurs de Guerra di classe signalèrent la présence, depuis le début, de la compagne de Barbieri et l’intégration, par la suite, en pleine rue, de la compagne et de la fille de Berneri, arrivées en auto depuis la frontière de Port-Bou. « Il n’y eut aucun discours », ni d’autres hommages que celui du drapeau noir incliné sur les cinq cercueils [5], et le jour suivant ils furent inhumés dans les différentes fosses assignées, dont la section italienne de la CNT était titulaire.

Le 30 décembre 1940 les restes de Marco Pietro et Francisco Barbieri furent transférés à la fosse commune du cimetière de Sants. Le 7 novembre 1941 il se produisit la même chose avec les restes d’Adriano Ferrari et Lorenzo di Peretti. Finalement les restes de Camilo Berneri furent transférés dans la fosse commune de ce cimetière le 16 novembre 1951.

Agustín Guillamón.

Traduction du CATS de CAEN

 

 

Notes:

[1] CNT-FAI-FIJL-AIT: « Las organizaciones regionales de Cataluña afectas a la CNT, FAI y FIJL a la opinión pública ». Manifeste/Feuille volante. [AEP- C 606].

[2] Il est suffisamment prouvé de manière documentée que l’ordre d’occuper l’édifice de la Telefónica provenait du Président de la Généralité, et qu’il n’avait pas été approuvé par le Conseil, dans lequel il y avait une participation cénétiste.

[3] Lettre à l’auteur des Cimetières de Barcelone (9 octobre 2013), qui rectifie le nom erroné publié dans Guerra di classe: « Pietro Macon ».

[4] Nelles, Piotrowski, Linse et García: Antifascistas alemanes en Barcelona (1933-1939). Sintra, Barcelone, 2010, p.353, note 12. Également dans Guerra di classe (25 mai 1937).

[5] Guerra di classe (25 mai 1937), couverture.

Déclaration de la rencontre internationale des 8 et 9 juin 2015

18 juin 2015 by

Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes, constitué en mars 2013 lors de notre réunion de Saint-Denis (France) est le produit d’années d’échanges et de travail commun entre plusieurs des organisations fondatrices. C’est ainsi, et sur la base d’orientations et de pratiques syndicales communes, que nous avons pu rassembler des organisations syndicales, des courants syndicaux et des tendances syndicales de nombreux pays d’Amériques, d’Europe, d’Afrique et d’Asie.

Deux ans plus tard, en juin 2015, nous avons organisé une nouvelle rencontre internationale, à Campinas (Brésil). A cette occasion, nous avons collectivement apprécié les évolutions positives dans la construction de notre Réseau, notamment son élargissement, mais aussi le chemin qu’il nous reste à parcourir pour nous doter de l’outil commun international nécessaire à toutes les forces syndicales qui se revendiquent et pratiquent un syndicalisme de luttes, anticapitaliste, autogestionnaire, démocratique, écologiste, indépendant des patrons et des gouvernements, internationaliste, et luttant contre toutes formes d’oppression (machisme, racisme, homophobie, xénophobie). La démocratie ouvrière, l’auto-organisation des travailleurs et travailleuses sont aussi parmi nos références communes.

La crise du système capitaliste a des conséquences dans le monde entier

Les crises économiques, financières, écologiques et sociales s’entremêlent et s’autoalimentent. Cette crise globale du capitalisme montre l’impasse d’un développement basé sur un partage de plus en plus inégal de la richesse produite par l’exploitation des travailleurs et des travailleuses, la déréglementation financière, le libre-échange généralisé et le mépris des impératifs écologiques. Pour sauver les profits des actionnaires et des patrons, pour assurer l’avenir des banques, les institutions mondiales (Banque mondiale, Fonds monétaire international, Organisation mondiale du commerce, etc.), les gouvernements et le patronat s’attaquent de plus en plus fortement aux droits des travailleurs et des travailleuses.

Le système économique et politique actuel organise le pillage de nombreux pays, oblige des millions de personnes à quitter leur région d’origine pour survivre et nie ensuite tous leurs droits sous prétexte qu’ils et elles sont immigré-es.

Destruction des services publics, remise en cause de tous les droits sociaux, attaques envers les droits syndicaux, libertés syndicales bafouées, développement de la précarité et du chômage pour faire pression sur les populations … Ce sont les mêmes méthodes qui sont utilisées dans tous les pays !

Pour arriver à leurs fins, ils utilisent tous les moyens : criminalisation, procès, arrestations, interventions policières, occupations militaires, entraves de toutes sortes aux droits collectifs et individuels. La répression est une de leurs armes contre celles et ceux qui résistent, qui s’opposent, qui construisent des alternatives. Notre solidarité, par delà les frontières, est une de nos réponses.

Le syndicalisme dont nous nous revendiquons ne saurait cautionner des pactes avec les pouvoirs en place pour valider des mesures antisociales. Le syndicalisme a la responsabilité d’organiser la résistance à l’échelle internationale, pour construire à travers les luttes la nécessaire transformation sociale. Nous voulons construire un système fondé sur les biens communs, sur la redistribution des richesses entres toutes celles et tous ceux qui la créent, c’est-à-dire les travailleurs et les travailleuses, sur les droits des travailleurs et travailleuses et sur un développement écologiquement soutenable.

Nous revendiquons l’arrêt des privatisations/marchandisations, et au contraire l’extension, la démocratisation et l’appropriation sociale du service public (éducation, santé, transport, énergie, eau, logement, retraite, etc.). La libre circulation des personnes et l’égalité des droits sociaux et politiques de tous et toutes, indépendamment de la nationalité, de l’origine, du sexe, font partie de nos objectifs communs.

Comprendre l’adaptation du capitalisme pour mieux nous y opposer

Les attaques contre les salaires, les conditions de travail, les assurances sociales, le service public et les libertés démocratiques font partie d’un projet stratégique du capitalisme destiné à changer durablement et fondamentalement le rapport de force entre classe dominante d’une part, salarié-es et classes populaires d’autre part. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un capitalisme globalisé, d’une économie qui met en concurrence les régulations sociales, les législations, les conditions et les cadres de travail. Cela provoque une précarisation croissante du monde du travail.

La question de la santé et de la sécurité au travail, les conditions générales de la qualité de vie pour les salarié-es dans les milieux populaires, acquièrent dans les luttes et les revendications une importance décisive.

Dans les pays maintenus en situation de sous-développement, notamment à travers le colonialisme et l’impérialisme toujours très vivaces, ces situations condamnent en masse des Humains à mourir de faim ou à immigrer, souvent au péril de leur vie, dans des pays où ils sont ensuite victimes de fortes discriminations. Le colonialisme et l’impérialisme oppriment encore de nombreuses populations dans le Monde ; le syndicalisme se doit de combattre ces modes de domination.
La conjoncture économique n’est pas l’élément essentiel qui justifie cette stratégie des classes dominantes. Le capitalisme attaque en permanence les conditions de vie, de salaire et de statut des travailleurs et travailleuses. Il utilise la « crise » (crise du système capitaliste !) pour renforcer ses attaques.

La direction financiarisée du capitalisme, sa mondialisation accélérée, les politiques austéritaires dominantes, les politiques de « paiement de la dette », indiquent la prééminence d’une orientation vers le marché globalisé, avec à la clé une nouvelle répartition des richesses et du pouvoir toujours plus défavorable aux classes populaires. Le mécanisme de la dette asphyxie les pays et nous appauvrit : leur dette n’est pas notre dette ; nous n’avons pas à la payer ! Les politiques économiques et financières présentées comme incitant à une reprise de la demande semblent peu susceptibles d’assurer une réactivation économique forte et de longue durée.

De toute manière, ces propositions de relance ne remettent aucunement en question les politiques austéritaires, les attaques contre le salariat, la dégradation et la privatisation des services publics. En d’autres mots, elles ne contiennent pas une dimension de compromis stratégique tel que pouvait par exemple l’instituer la régulation fordiste appliquée, durant une partie du 20ème siècle, dans une partie du Monde (au prix, notamment, de l’exploitation de ce qu’on nommait alors Tiers-Monde).

Les propositions d’un nouveau compromis social, telles que peuvent les formuler une partie du mouvement syndical, ont pour premier point faible l’ignorance délibérée de ce qu’il faudrait comme lutte et rapport de force pour qu’elles puissent commencer à se réaliser, en assurant un cours nouveau « réformiste ». La question essentielle n’est pas simplement l’injection de fonds publics en vue de la réactivation de l’économie mais bel et bien celle de poser radicalement la répartition de la richesse et du pouvoir ainsi que la détermination du modèle de développement.
De même, les hypothèses politiques gouvernementalistes supposant que la conquête de positions institutionnelles au niveau étatique national pourra permettre, moyennant les instruments classiques de la puissance publique et dans le cadre institutionnel mis en place pour servir le capitalisme, de forcer une nouvelle orientation des politiques, avec un nouveau compromis social d’envergure impliquant toutes les classes sociales, nous paraissent illusoires.

Le Brésil, où nous tenons cette rencontre du Réseau syndical international de solidarité et de luttes, est un bon exemple de cela. La politique économique actuelle poursuit celle des gouvernements bourgeois précédents, elle consiste à garantir d’immenses gains au grand capital et à faire de petites concessions vers les secteurs les plus misérables de la population : cette politique s’est épuisée. Maintenant, le gouvernement essaie en outre de satisfaire les diktats du capitalisme international et de la bourgeoisie brésilienne, en faisant payer aux travailleurs et aux travailleuses le fardeau de la crise, par exemple à travers ses politiques fiscales ou la sous-traitance.

La fragilité en général du système international, l’évolution du rapport de force entre les blocs économico-politiques intègrent une radicalisation des luttes sociales et écologiques en général et de la lutte entre salariat et système de domination en particulier.

Renforcer le syndicalisme pour rompre avec le capitalisme

L’indépendance du mouvement syndical qui se mobilise et lutte effectivement constitue la question clé de cette période. En effet, l’enjeu est de briser la stratégie du système de domination du capitalisme globalisé qui tente d’imposer au salariat une régression historique, avec la ruine pure et simple de sa capacité autonome d’organisation, d’action et de positionnement au profit du syndicalisme d’encadrement, voire de la pure et simple disparition du mouvement ouvrier ; ceci, alors qu’une part de plus en plus importante de la population mondiale est prolétarisée et souvent avec des conditions sociales de plus en plus difficiles.

Nous affirmons notre opposition au syndicalisme d’Etat et notre volonté de pluralisme et de démocratie syndicale. Ceci n’est nullement contradictoire avec la recherche de l’unité d’action syndicale, de l’unité ouvrière, de l’unité de toutes celles et tous qui sont exploité-es et/ou opprimé-es. Par contre, nous n’avons rien à faire avec celles et ceux qui se prétendent syndicalistes, alors qu’ils cogèrent des fonds de pension, alors qu’ils sont corrompu-es par la classe dirigeante … Classe dirigeante qui par ailleurs a fait de la corruption le mode de fonctionnement habituel de toute une partie des responsables politiques.

La question du droit à la terre est particulièrement importante dans de nombreux pays, notamment ceux victimes du colonialisme et de l’impérialisme ; nous devons agir sur ce sujet, lutter pour de véritables réformes agraires, en lien avec les mouvements sociaux qui agissent déjà pour ce droit.

Notre syndicalisme allie la défense des intérêts immédiats des travailleurs et travailleuses, et la volonté de changement social profond. Il ne se limite pas au champ revendicatif économique, il englobe des sujets comme le droit au logement, à la terre, l’égalité entre hommes et femmes, l’antiracisme, la lutte contre l’homophobie et la xénophobie, l’écologie, l’anticolonialisme, etc.

Les intérêts que nous défendons sont ceux de la classe ouvrière (travailleurs et travailleuses en activité ou en retraite, chômeurs et chômeuses, jeunes en formation). Ils s’articulent avec ceux des peuples de toutes les régions du monde. En cela, nous nous opposons frontalement au patronat, aux gouvernements et institutions qui sont à son service, et nous revendiquons notre autonomie vis-à-vis de toute organisation politique.
Des organisations syndicales internationales existent ; des réseaux syndicaux ont été créés sur des champs professionnels ou géographiques. D’une région du monde à l’autre, nos histoires syndicales, nos structurations syndicales, nos affiliations syndicales, sont différentes. Mais, nous partageons ce qui est essentiel : nous sommes déterminé-es à avancer dans la coordination du syndicalisme de lutte, au plan international.

Nous voulons partager nos expériences, s’enrichir des résistances et acquis de tous, construire l’unité à travers les frontières, mettre en oeuvre la solidarité internationale des travailleurs et travailleuses. Face à la crise qui frappe les populations de tous les pays, et dont le capitalisme est responsable, il est nécessaire de coordonner et unifier nos luttes. Nous appelons les collectifs syndicaux à nous rejoindre pour construire cette unité d’action syndicale, nécessaire pour combattre les reculs sociaux, conquérir de nouveaux droits, et construire une société différente.

Nous ne nous battons pas pour revenir en arrière ; certes, les attaques envers la classe ouvrière sont très fortes et parfois sous des formes nouvelle. Mais l’exploitation capitaliste n’est pas une nouveauté et c’est avec cela qu’il faut rompre, pour créer des modes d’organisation de la société partant des besoins de la population.

Cette démarche, nous la construisons pas à pas, avec toutes les organisations syndicales de lutte, pour qui le système capitaliste n’est pas le mode d’organisation indépassable pour nos sociétés, et qui construisent le changement à travers les luttes collectives quotidiennes et les réflexions sur la société que nous voulons pour demain.

Nous décidons de renforcer, élargir, rendre plus efficace, un réseau du syndicalisme offensif, de luttes, démocratique, autonome, indépendant des patrons et gouvernements, luttant contre toutes formes d’oppression (machisme, racisme, homophobie, xénophobie), écologiste et internationaliste

Après la rencontre internationale de juin 2015, nous avons des objectifs concrets, des engagements communs. C’est ensemble que nous les définissons et que nous les mènerons à bien :

  •  Nous agissons, dans la durée, pour la solidarité internationale, et notamment contre toute répression antisyndicale. Notre combat se mène contre toutes les oppressions, notamment celles envers les femmes, la population noire, les migrant-es et les LGTB (Lesbiennes, Gays, Transsexuel-les, Bisexuel-les).
  • Nous interviendrons de manière unitaire et coordonnée pour appuyer des luttes et des campagnes internationales, en réaffirmant le droit à l’autodétermination de tous les peuples.
  • Nous renforçons et étendons le travail international mené dans les secteurs professionnels (transport, éducation, centres d’appels, industrie, commerce, santé, etc.) et sur des questions interprofessionnelles (droit des femmes, des noir-es, des LGTB, migration, logement, écologie, santé et travail, …).
  • Nous poursuivons le travail de réflexion et d’élaboration sur les questions de crise du système capitaliste et d’alternatives à celui-ci.
  • Nous mettons, ensemble, les moyens matériels nécessaires à la réussite de nos projets communs : sites web, liste d’échanges par mail, coordination par secteurs professionnels, etc.
  • Pour être plus efficace, nous organisons la coordination des organisations membres du Réseau à l’échelle des régions du monde : Amérique du sud, Europe, Afrique,…
  • Nous décidons d’organiser une semaine de mobilisations et de luttes internationales, durant la deuxième semaine d’octobre 2015 avec comme thème central « contre les plans d’austérité et les coupes budgétaires, pour la défense des droits des travailleurs et des travailleuses. Nous ne paierons pas la crise ! ». La forme de cette semaine d’actions sera adaptée en fonction des réalités dans chacun de nos pays.

Les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de lutte

Organisations syndicales nationales interprofessionnelles:

  • Central Sindical e Popular Conlutas (CSP-Conlutas) – Brésil.
  • Confederación General del Trabajo (CGT) – Etat espagnol.
  • Union syndicale Solidaires (Solidaires) – France.
  • Confédération Générale du Travail du Burkina (CGT-B) – Burkina.
  • Confederation of Indonesia People’s Movement (KPRI) – Indonésie.
  • Confederación Intersindical (Intersindical) – Etat espagnol.
  • Syndicat National Autonome des Personnels de l’Administration Publique (SNAPAP) – Algérie.
  • Batay Ouvriye – Haïti.
  • Unione Sindacale Italiana (USI) – Italie.
  • Confédération Nationale des Travailleurs – Solidarité Ouvrière (CNT SO) – France.
  • Sindicato de Comisiones de Base (CO.BAS) – Etat espagnol.
  • Organisation Générale Indépendante des Travailleurs et Travailleuses d’Haïti (OGTHI) – Haïti.
  • Sindacato Intercategoriale Cobas (SI COBAS) – Italie.
  • Confédération Nationale du Travail (CNT-f) – France.
  • Intersindical Alternativa de Catalunya (IAC) – Catalogne.
  • Union Générale des Travailleurs Sahraouis (UGTSARIO) – Sahara occidental.
  • Ezker Sindikalaren Konbergentzia (ESK) – Pays basque.
  • Confédération Nationale de Travailleurs du Sénégal Forces du Changement (CNTS/FC) – Sénégal.
  • Independent Trade Unions for Egyptian Federation (EFITU) – Egypte.
  • Sindicato Autorganizzato Lavorator COBAS (SIAL-COBAS) – Italie.
  • General Federation of Independent Unions (GFIU) – Palestine.
  • Confederación de la Clase Trabajadora (CCT) – Paraguay.
  • Red Solidaria de Trabajadores – Perou

Organisations syndicales nationales professionnelles:

  • National Union of Rail, Maritime and Transport Workers (RMT/TUC) – Grande-Bretagne.
  • Centrale Nationale des Employés – Confédération Syndicale Chrétienne (CNE/CSC) – Belgique.
  • Sindicato Nacional de Trabajadores del Sistema Agroalimentario (SINALTRAINAL/CUT) – Colombie.
  • Fédération Générale des Postes, Telecom et Centres d’appel – Union Générale Tunisienne du Travail (FGPTT/UGTT) – Tunisie.
  • Trade Union in Ethnodata – Trade Union of Empoyees in the Outsourcing Companies in the financial sector – Grèce.
  • Syndicat national des travailleurs des services de la santé humaine (SYNTRASEH) – Bénin
  • Sindicato dos Trabalhadores da Fiocruz (ASFOC-SN) – Brésil.
  • Organizzazione Sindicati Autonomi e di Base Ferrovie (ORSA Ferrovie) – Italie.
  • Sindicato Único de Trabajadores del Grupo Ripley S.A – Pérou
  • Union Nationale des Normaliens d’Haïti (UNNOH) – Haïti.
  • Confederazione Unitaria di Base Scuola Università Ricerca (CUB SUR) – Italie.
  • Confederazione Unitaria di Base Immigrazione (CUB Immigrazione) – Italie.
  • Coordinamento Autorganizzato Trasporti (CAT) – Italie.
  • Confederazione Unitaria di Base Credito e Assicurazioni (CUB SALLCA) – Italie.
  • Syndicat des travailleurs du rail – Union Nationale des Travailleurs du Mali (SYTRAIL/UNTM) – Mali.
  • Gıda Sanayii İşçileri Sendikası – Devrimci İşçi Sendikaları Konfederasyonu (GIDA-IŞ/DISK) – Turquie.
  • Syndicat National des Travailleurs du Petit Train Bleu/SA (SNTPTB) – Sénégal.
  • Asociación Nacional de Funcionarios Administrativos de la Caja de Seguro Social (ANFACSS) – Panama.
  • Conseil des Lycées d’Algérie (CLA) – Algérie.
  • Confederazione Unitaria di Base Trasporti (CUB Trasporti) – Italie.
  • Syndicat de l’Enseignement Supérieur Solidaire (SESS) – Algérie.
  • Palestinian Postal Service Workers Union (PPSWU) – Palestine.
  • Union Syndicale Etudiante (USE) – Belgique.
  • Sindicato dos Trabalhadores de Call Center (STCC) – Portugal.
  • Sindicato Unitario de Trabajadores Petroleros (Sinutapetrolgas) – Venezuela.
  • Alianza de Trabajadores de la Salud y Empleados Publicos – Mexique.
  • Canadian Union Of Postal Workers (CUPW-STTP) – Canada.

Organisations syndicales locales:

  • Trades Union Congress, Liverpool (TUC Liverpool) – Angleterre.
  • Sindacato Territoriale Autorganizzato, Brescia (ORMA Brescia) – Italie.
  • Fédération syndicale SUD Service public, canton de Vaud (SUD Vaud) – Suisse
  • Sindicato Unitario de Catalunya (SU Metro) – Catalogne.
  • Türkiye DERİ-İŞ Sendikasi, Tuzla et Izmir (DERİ-İŞ Tuzla et Izmir) – Turquie.
  • L’autre syndicat, canton de Vaud (L’autre syndicat) – Suisse
  • Centrale Générale des Services Publics FGTB, Ville de Bruxelles (CGSP/FGTB Bruxelles) – Belgique
  • Arbeitskreis Internationalismus IG Metall, Berlin (IG Metall Berlin) – Allemagne
  • Sindicato de Trabajadores de Celima – Pérou
  • Sindicato Unificado de Trabajadores de la Educación de Buenos Aires, Bahia Blanca -(SUTEBA/CTA de los trabajadores Bahia Blanca) – Argentine
  • Sindicato del Petróleo y Gas Privado del Chubut/CGT – Argentine.
  • Sindicato Lacteos del Sur – FENALTRAL/CUT – Chili.

Organisations syndicales internationales:

  • Industrial Workers of the World – International Solidarity Commission (IWW)

Courants, tendances ou réseaux syndicaux:

  • Transnationals Information Exchange Germany (TIE Germany) – Allemagne.
  • Emancipation tendance intersyndicale (Emancipation) – France.
  • Globalization Monitor (Gmo) – Hong Kong.
  • Courant Syndicaliste Révolutionnaire (CSR) – France.
  • No Austerity – Coordinamento delle lotte – Italie.
  • Solidarité Socialiste avec les Travailleurs en Iran (SSTI) – France.
  • Basis Initiative Solidarität (BASO) – Allemagne.
  • LabourNet Germany – Allemagne.
  • Resistenza Operaia – operai Fiat-Irisbus – Italie

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Y a-t-il un « autre » mouvement ouvrier ? (Mattick, 1975)

16 juin 2015 by

Texte paru dans les Cahiers du Centre de documentation critique internationale N°1 (janvier 1980). Disponible pour l’instant uniquement au format pdf:

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La parution récente d’une traduction partielle de l’ouvrage de K. H. Roth, « L’autre mouvement ouvrier », nous offre l’occasion de faire connaître aussi aux lecteurs français le compte-rendu que Paul Mattick fit de ce livre en 1975.

Les analyses de Roth, comme plus généralement celles du courant dit « opéraïste », entendent se situer du point de vue « d’en-bas », celui des travailleurs les plus exploités et les plus opprimés ; ceux dont la résistance entraine le capital à répondre a la fois par la violence ininterrompue, la répression ordinaire et extraordinaire, et le progrès technologique. Elles se proposent donc de mettre en relief les conduites présentes et passées d’un sujet révolutionnaire méconnu ou dénigré ( « l’ouvrier-masse’’), et de restaurer la signification radicale de ses luttes sauvages, spontanées, autonomes, comme de son hostilité à l’idéologie du travail, productiviste et pro-capitaliste, qui anime les courants dominants du marxisme établi. Perspective qui débouche par conséquent sur une critique également radicale des organisations ouvrières traditionnelles, réformistes ou révolutionnaires, et des séparations dont elles vivent : l’économique et le politique, la conscience et l’action, la théorie et la pratique.

Les volontaires internationaux dans les Milices du POUM

12 juin 2015 by

Texte d’une conférence d’Andy Durgan en 1997, disponible jusqu’alors en anglais sur le site de la Fondation Andreu Nin et sur Libcom.org, qui vient d’être traduit en français (féminisé) par le Collectif Anarchiste de Traduction et de Scannérisation de Caen.

Disponible au format pdf:

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Antonio Martín, « Le Durruti de la Cerdagne »

15 mai 2015 by

Article biographique par Antonio Gascón et Agustín Guillamón publié en novembre et décembre 2014 dans Catalunya, le journal de la CGT de Catalogne, traduit en français par nos amis du C.A.T.S. de Caen (traduction relue par Agustín Guillamón qui nous l’a envoyée, le CATS nous en ayant autorisé la publication).

Antonio Martín Escudero, plus connu sous le surnom péjoratif d’« el Cojo de Málaga » (« le Boiteux de Málaga ») naquit à Belvis de Monroy (Cáceres). Il était le fils de Celestino Martín Muñoz, cultivateur, et d’Ascensión Escudero Jara, « femme au foyer ». À la naissance d’Antonio, tous deux avait 26 ans. La boiterie dont il souffrait était dûe à une blessure reçue durant les journées révolutionnaires de la Semaine Tragique de Barcelone [1] (1909). Selon d’autres versions la cause de la boiterie fut une ostéite. Contrebandier spécialisé, avec César Flores, dans le passage d’armes par la frontière pour ravitailler les groupes d’action [2]. En 1922, tous deux furent des collaborateurs actifs et habituels du groupe Los Solidarios [3], dont ils faisaient partie.

Exilé en France de 1924 à 1934. Il géra une minuscule échoppe de cordonnier dans un recoin à coté d’une charbonnerie auvergnate, sur le Boulevard Montparnasse à Paris. En 1927, résidant à Aubervilliers, il eut avec une compagne, dont nous ne connaissons pas le nom complet, une fille appelée Florida Martín Sanmartín, qui survécut à sa mort en 1937. Dans cette ville il travailla d’abord dans la construction et ensuite dans un garage.

Après les faits révolutionnaires d’octobre 1934 [4], Martín rentra à Barcelone, on ne sait pas si c’est sur sa propre décision ou sur mandat de l’Organisation, ce qui démontre comme fausse la légende selon laquelle il aurait été emprisonné durant trois semaines à cause des Évènements d’Octobre, ou celle selon laquelle on le voyait conspirer dans quelques villages.

Ce fut alors qu’il décida de s’installer en Cerdagne, où il travailla dans diverses entreprises et métiers (maçon, journalier, serveur) des deux cotés de la frontière : ouvrier à la laiterie SALI à Puigcerdá, maçon à Bellver, journalier à Sallagosa, serveur à Font-Romeu, ou piochant la pierre sur la route de Meranges, au forfait selon les mètres cubes extraits, ou dans l’entreprise Py de Osseja, en Cerdagne française.

En mars 1936, il agit à Puigcerdá comme leader et porte-voix syndicaliste face au patronat, participant à divers meetings locaux. En mai 1936, il assista au Congrès de la CNT à Saragosse, comme délégué pour les syndicats de la Cerdagne. Ces deux faits démontrent qu’il était un militant cénétiste connu.

Il avait un demi-frère, Blanco Martín Milar, qui au début de la guerre fut au Conseil de Défense [5], se faisant appelé Rojo au lieu de Blanco, et dont nous ne savons rien de plus.

En juillet 1936, il n’y eut à Puigcerdá aucun affrontement ni lutte d’importance, étant donné que la fuite des militants de droite vers la France fut très facile. Il est faux d’avancer que Martín sortait de prison en ces journées, comme l’affirment certains, car il n’était pas prisonnier mais client de l’Auberge de Ca l’Aragonais, où logeait également son ami Segundo Jordá Gil, mort prématurément, fusillé à Gérone en 1943.

À partir de la Mutua Puigcerdanesca (La Mutuelle de Puigcerdá), et grâce à diverses collectivisations du commerce et à l’expropriation de diverses industries locales, il se constitua une Coopérative Populaire, qui tendit à la création d’un monopole commercial à Puigcerdá et aux alentours, et qu’on tenta d’étendre à toute la Cerdagne, avec la création de nouvelles coopératives dans différentes localités.

Le Comité de Puigcerdá, présidé par Antonio Martín, contrôlait la frontière et, par conséquent, le passage d’armes et d’aliments, ainsi que la fuite de curés et de militants de droite, et bien entendu la fuite de déserteurs de la cause républicaine. Il tenta d’imposer progressivement à toute la Cerdagne un prix juste pour le blé, le lait et la viande produite, avec l’objectif d’empêcher la spéculation des propriétaires et de fournir à une Barcelone affamée une production alimentaire à des prix accessibles.

Le 9 septembre 1936, Martín était en train d’effectuer une tournée en France, collectant argent, armes et aliments pour la Révolution. Il ne se trouvait donc, par conséquent, pas à Puigcerdá au moment de la tuerie de 21 militants de droite. Mais quelques jours après, il revendiqua, en assemblée populaire, ces exécutions de fascistes, posant comme alternative, en cas de refus de cette action répressive, la démission en bloc du Comité Révolutionnaire de Puigcerdá. L’assemblée décida la continuité du Comité, qui à la fin octobre prit le nouveau nom de Comité Administratif, dans lequel Martín avait le portefeuille de l’Intérieur.

Joan Solé, le maire de Bellver, négociant en bétail et petit propriétaire éleveur et cultivateur du canton (une mule, environ 20 vaches et occasionnellement un taureau), prit la tête de la résistance de ce village, dans lequel l’Esquerra (ERC) avait réussi à maintenir sa force en ne participant pas au soulèvement d’octobre 1934. D’autre part, Solé apparaissait sous la cape d’une entité civique locale : le Bloc Républicain Catalaniste. Joan Solé s’opposait aux prétentions hégémoniques du Comité de Puigcerdá, tentant de défendre ses intérêts économiques particuliers. Comme négociant de bétail, il était partisan du libre marché et il s’opposait viscéralement, comme beaucoup d’autres propriétaires de Bellver, à la politique collectiviste et « monopolisatrice » du Comité de Puigcerdá.

Il n’y avait rien de personnel, ni non plus d’affrontement idéologique, Antonio Martín et le Comité révolutionnaire de Puigcerdá, étaient, aux yeux des négociants de bétail et des petits propriétaires de Bellver, des « étrangers », anarchistes et sauvages, qui portaient atteinte à leur mode de vie traditionnel, pour s’enrichir personnellement sur leur dos à eux, catalans défenseurs de la propriété privé et de l’ordre
civilisé « de toujours ».

Là est l’origine de la légende noire du « Boiteux de Málaga ». Antonio Martín était un authentique diable pour les propriétaires de Bellver, parce qu’il essayait de leur imposer un prix inférieur pour le kilo de viande, 1,25 peseta de moins que ce qu’ils voulaient, et parce qu’il essayait de faire de même avec le lait et le blé, et parce qu’en plus il voulait leur fermer une autre source traditionnelle de revenus, très lucrative : la contrebande (y compris celle de bétail) et le passage clandestin de personnes par la frontière, opération dont se chargeaient des gens d’Estat Català et du PSUC, qui percevaient ainsi d’importantes quantités d’argent.

Le Comité révolutionnaire de Puigcerdá avait créé La Comunal, une coopérative de production et de consommation, qui tendait à monopoliser toute la production agricole et de bétail de la Cerdagne, avec l’objectif d’éviter la spéculation et de vendre à des prix bon marché le blé, la viande et le lait à une Barcelone affamée. Ce fut le « grand délit » de Martín le Boiteux : éviter que les petits propriétaires de Bellver s’enrichissent en profitant de la faim des travailleurs et travailleuses de Barcelone.

Après l’échec du coup indépendantiste contre Companys [6], en novembre 1936, grâce à l’intervention de la CNT, une des unités qui devait participer à ce coup d’État, le Régiment Pyrénéen N°1 de Catalogne, décida d’envoyer sa compagnie de skieurs à La Molina, en décembre, avec l’objectif d’en finir avec l’hégémonie des anarchistes de Puigcerdá. Sous le prétexte de garder et protéger la frontière, ils établirent des patrouilles permanentes à Bellver, ce qui permit à ce village de créer une série de conflits avec le Conseil de Puigcerdá, conflits derrière lesquels se cachait la défense à outrance des intérêts économiques des propriétaires de bétail. Entre janvier et février 1937, se concentrèrent à Bellver divers groupes armés, avec les excuses les plus bigarrées, composés de gens d’Estat Catalá, de l’ERC et du PSUC, et y compris un groupe de mercenaires commandés par « el Penja-robes », probablement un sympathisant stalinien infiltré parmi les cénétistes de Puigcerdá.

Le 10 février 1937, Joan Solé Cristòfol obtint de nouveau la mairie de Bellver, qu’il avait tenu depuis janvier 1934 jusqu’à octobre 1936.

À son tour, Martín, fatigué de tant d’ingérences et en accord avec les miliciens du POUM en garnison au Sanatorium d’Alp, décidèrent de donner l’assaut au Chalet de La Molina et de faire prisonnier toute la compagnie de skieurs. L’opération militaire se déroula à l’aube du 1er mars 1937. Le succès fut total, étant donné que, sans tirer un coup de feu, on fit prisonnier tous les skieurs, officiers compris. Ces derniers furent envoyés immédiatement à Puigcerdá, comme otages.

Les officiers retenus, les hommes de Martín expédièrent la troupe en direction de Barcelone, où ce même jour étaient parvenues des nouvelles téléphoniques concernant ce qui s’était produit, grâce à deux skieurs qui s’étaient enfuis du Chalet dans un moment de confusion.

Le samedi 6 mars Tarradellas et Santillán [7] sortirent en auto à destination de Puigcerdá et de Bellver pour s’informer des graves faits qui s’y étaient déroulés. Le 8 mars, Tarradellas informa la presse barcelonaise de son voyage en Cerdagne.

Tarradellas avait commencé précipitemment des négociations avec la CNT pour obtenir la rapide libération des otages. Ses interlocuteurs furent, en plus de Santillán, le Conseiller de la Défense Francesc Isgleas et Antonio Martín lui-même, qui passèrent avec Taradellas un accord entre gentlemen : les officiers ne seraient pas fusillés, comme le menaçait au début le « Consell de Puigcerdá », mais remis en liberté, à la condition que les troupes pyrénéennes ne réapparaissent pas dans ce secteur, la Généralité s’engageant en plus à ne pas envoyer là-bas d’autres forces, de quelque type que ce soit. Les officiers otages furent immédiatement libérés, mais le gouvernement de la Généralité ne tint pas son engagement.

À six heures et demi de l’après-midi du 8 mars 1937 se réunit le Conseil de la Généralité, sous la présidence de Tarradellas, avec l’assistance de tous les Conseillers, à l’exception de celui de la Justice. Tarradellas informa sur son voyage en Cerdagne, qu’il fit en compagnie de Santillán. Il expliqua qu’ils tinrent une réunion avec toutes les organisations représentées dans le gouvernement, étant informé de la situation dans la comarque [8]. Accompagnés de Juan Montserrat, délégué à la Défense, et par une section du Bataillon de la Mort, ils montèrent au Château d’Alp, occupé par environ 80 militants du POUM, où « ils s’étaient fortifiés sous l’excuse d’un sanatorium, qui est une espèce d’hôtel de passe, avec des miliciens et de prétendues infirmières. Tous ces miliciens touchent une solde de la Généralité et terrorisent la comarque ».

Cette calomnie si grossière qui diffamait les Poumistes était seulement possible du fait de leur expulsion du gouvernement, et elle s’ajoutait au processus de marginalisation et de mise en accusation de ce parti, auquel on attribuait toutes les difficultés du gouvernement d’unité antifasciste. Le Château d’Alp était un sanatorium pour les miliciens du POUM. Il s’agissait de discréditer ces militants comme premier pas à leur expulsion de la comarque, vu que leur présence affaiblissait les forces contre-révolutionnaires du
PSUC, de l’ERC et du gouvernement de la Généralité.

Antonio Martín fut requis à Puigcerdá pour que « soient retirées toutes les forces avec lesquelles il maintenait bloqués différents villages, en attendant la requête ». Tarradellas retira du lieu un lieutenant qui, par son comportement et son caractère, tendait à aggraver les conflits et il ordonna la remise en liberté de tous les prisonniers.

Tarradellas informa sur les « innovations irréalisables » qui constituent « le programme de ceux qui gouvernent Puigcerdá et le canton », qui « sous le prétexte d’une coopérative générale se sont emparé de tout le village et ne se privent pas de contraindre pour acheter tous les produits à bas prix et les vendre plus chers à Barcelone », créant un problème économique à la solution difficile.

Article en entier au format pdf

Antonio Martin - le Durruti de la Cerdagne

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Notes:

1 Soulèvement populaire contre l’envoi des réservistes pour faire la guerre au Maroc.
2 Le terme désigne des groupes anarchistes armés qui menaient dans les années 1920 des attentats et des opérations de représailles contre le patronat, des dignitaires religieux, des politiciens, des officiers connus pour persécuter et assassiner les militants anarchistes. Ils affrontaient la terreur conjointe du patronat et de l’État contre les syndicalistes.
3 Célèbre groupe d’action anarchiste dont faisaient partie, entre autres, Durruti, García Oliver et Ascaso.
4 Tentative avortée de soulèvement populaire contre le gouvernement de droite. Le mouvement catalaniste tenta de prendre le contrôle de Barcelone mais se débanda dès que les forces de répression sortirent dans la rue. Il n’y eut que dans les Asturies que l’insurrection fut réelle et elle fut sauvagement réprimée par l’armée.
5 Le terme désigne le ministère de la défense du gouvernement semi-autonome de la Catalogne, la Généralité.
6 Tentative rocambolesque de renversement du président de la Généralité par un coup d’État fomenté par des ultras catalanistes très marqués à droite. Ils avaient l’intention de proclamer l’indépendance catalane et de réprimer brutalement toute expression anarchiste. La conjuration fut éventée par les services de renseignements cénétistes.
7 Tarradellas était le premier ministre dela Généralité, Santillan (CNT) était le ministre de l’économie de la Généralité.
8 Le terme désigne une entité administrative propre à l’Espagne dont la taille se situe entre celle d’un gros canton et d’un petit département.

Organisation et parti (Lefort)

15 mai 2015 by

Brochure de Démocratie communiste revue et remaquettée, téléchargeable au format pdf:

Ce texte, publié en novembre 1958 dans le n°26 de la revue Socialisme ou Barbarie, accompagna le retrait de Claude Lefort et d’autres militants, qui fondèrent alors Informations et liaisons ouvrières (ILO). Il est repris en 1971 dans le recueil Éléments d’une critique de la bureaucratie (réédition Tel, Gallimard, 1979, p. 98). Nous reproduisons ici la version originale telle que publiée dans la revue, légèrement différente de la réédition.

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Textes de Claude Lefort:

Critique sociale N°35

5 mai 2015 by

Le numéro 35 de Cri­tique Sociale (mai/juin 2015) est dis­po­nible:

Au som­maire :

– Actua­lité :

* L’urgence est à la lutte sociale

* Construi­sons une lutte inter­na­tio­na­liste

* Capi­ta­lisme : c’est reparti pour un tour ?

* Le FN, tou­jours une entre­prise de haine

* Créa­tion d’un réseau anti­ca­pi­ta­liste dans le Gard

– His­toire et théo­rie :

* Pour l’indépendance de classe

* Révo­lu­tion : la spé­cu­la­tion sur le com­ment et la néces­sité du pour­quoi

* “Les Grands hommes de l’exil”, de Marx et Engels

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Notre but est de contribuer à l’information et à l’analyse concernant les luttes sociales et les mouvements révolutionnaires dans le monde. Nous nous inspirons du «marxisme», en particulier du «luxemburgisme», certainement pas comme des dogmes (qu’ils ne sont en réalité nullement), mais comme des outils contribuant au libre exercice de l’esprit critique, à l’analyse de la société, et à la compréhension de sa nécessaire transformation par l’immense majorité. Internationalistes, nous combattons le système capitaliste et toutes les formes d’oppression (sociales, politiques, économiques, ethniques, de genre). Nous militons pour que «l’émancipation des travailleurs soit l’œuvre des travailleurs eux-mêmes», pour une société démocratique, libre, égalitaire et solidaire : une société socialiste, au véritable sens du terme.

http://www.critique-sociale.info

L’anarchisme d’État et la Commune de Barcelone

29 avril 2015 by

Livre à paraître bientôt aux Éditions Ni patrie ni frontières (N° ISSN : 1637-3103 Prix : 10 €).

Nous ne prétendons pas, dans ce livre, donner des réponses aux nombreuses questions que le passé nous a laissées. Nous espérons toutefois relancer la discussion autour des questions de la prise du pouvoir par la classe ouvrière et du contenu du socialisme après la révolution. Les 17 et 19 juillet 1936, pour contrer le coup d’État franquiste, les prolétaires se saisissent eux-mêmes des armes dans les casernes et les arsenaux. Ils se défendent à Barcelone, à Madrid, dans le nord de l’Espagne, en Aragon, au Levant, en Estrémadure et en Andalousie et conquièrent ainsi le pouvoir de leurs propres mains. Le gouvernement de la République les avait trahis et avait refusé de leur fournir les armes. Une fois victorieux, les travailleurs se trouvent aux côtes de la CNT, maîtres du pouvoir. Ils étaient organisés par cette dernière depuis de très nombreuses années.

Aujourd’hui, de nombreux militants ignorent que les instances dirigeantes de la CNT et de l’AIT justifièrent théoriquement et politiquement leur collaboration avec la bourgeoisie antifranquiste et les staliniens. Les explications cyniques d’Helmut Rüdiger offrent un témoignage saisissant et très actuel sur la façon dont des révolutionnaires décident de tourner leur veste, en arguant toujours de la prétendue « arriération » des prolétaires et de « conditions nationales spécifiques » qui empêchent de mener à bout la révolution sociale.

Ce livre présente plusieurs documents pour mieux comprendre les enjeux de l’anarchisme d’Etat autour du « rapport secret » d’Helmut Rüdiger, document rédigé pour la CNT à l’occasion du congrès de la FAI de 1937 et qui fut finalement traduit et publié en Espagne :
– une introduction d’Agustín Guillamón,
– des extraits importants du rapport lui-même,
– un article de Frank Mintz,
– une contribution d’Agustín Guillamón sur Les Amis de Durruti en France,
– et un témoignage de Hugo Oehler sur l’insurrection de Barcelone en mai 1937.

Michel Olivier

Couverture Rudiger 21 octobre


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