Archives de la catégorie ‘Révolution allemande’

All Power to the Councils!

5 janvier 2013

Le livre (en anglais) All Power to the Councils! A Documentary History of the German Revolution of 1918–1919 compilant de nombreux textes a été mis en ligne au format pdf par le site Libcom.

Sommaire / Table of Contents:

  • Introduction Gabriel Kuhn xi
  • Glossary xvi
  • Timeline xxiv
  • Wilhelmshaven and Kiel 1
  • The Wilhelmshaven Revolt: A Chapter of the Revolutionary Movement in the German Navy, 1918–1919 Icarus 5
  • With the Red Flag to Vice-Admiral Souchon Karl Artelt 19
  • Berlin 25
  • The Revolutionary Stewards
  • Report by the Executive Council of the Workers’ and Soldiers’ Councils of Great Berlin Richard Müller 31
  • The National Assembly Means the Councils’ Death Ernst Däumig 40
  • The Council Idea and Its Realization Ernst Däumig 51
  • Democracy or Dictatorship Richard Müller 59
  • “Revolutionary Gymnastics” Richard Müller 76
  • Spartacus
  • The Next Objectives of the Struggle Gruppe Internationale (Spartakusgruppe) 79
  • The Beginning Rosa Luxemburg 81
  • The Usual Game Rosa Luxemburg 84
  • The New Burgfrieden Karl Liebknecht 87
  • The National Assembly Rosa Luxemburg 90
  • That Which Is Karl Liebknecht 93
  • On the Executive Council Rosa Luxemburg 96
  • What Does the Spartacus League Want? Rosa Luxemburg 99
  • Confront the Counterrevolution! Karl Liebknecht 107
  • To the Entrenchments Rosa Luxemburg 109
  • National Assembly or Council Government? Rosa Luxemburg 113
  • A Pyrrhic Victory Rosa Luxemburg 116
  • About the Negotiations with the Revolutionary Stewards Karl Liebknecht 119
  • Despite It All! Karl Liebknecht 122
  • Noske and the Beginning of the Comrades’ Murders Karl Retzlaw 126
  • Brunswick 143
  • The Revolution Has Come Volksfreund 147
  • Bremen 149
  • We Fought in Bremen for the Council Republic Karl Jannack 152
  • Shame! Bloodshed by the Government Troops Der Kommunist 161
  • The Council Idea in Germany Karl Plättner 164
  • Bavaria 167
  • Letters from Bavaria Gustav Landauer 171
  • The United Republics of Germany and Their Constitution Gustav Landauer 199
  • From Eisner to Leviné: The Emergence of the Bavarian Council Republic Erich Mühsam 205
  • Appendix 1: Ruhr Valley 265
  • Documents from the Red Ruhr Army 268
  • Dortmund after the Bielefeld Resolution Anton Kalt 273
  • What Has Been Really Bothering Me All Those Years… Johannes Grohnke 275
  • Appendix 2: Vogtland 277
  • From the “White Cross” to the Red Flag: Youth, Struggle, and Prison Experiences (Excerpts) Max Hoelz 280
  • Bibliography 305
  • Index 315
Gabriel Kuhn

cliquer sur l’image pour ouvrir le pdf externe

 

Parution d’une biographie de Rosa Luxemburg

6 octobre 2012

Les éditions Spartacus rééditent la biographie de Rosa Luxemburg par John Peter Nettl :

http://atheles.org/spartacus/livres/rosaluxemburg/index.html

Présentation de l’éditeur :

"Par les différentes facettes de sa personnalité, énergique et sensible, penseur et femme d’action, plus encore peut-être par son rôle d’opposante à ceux qu’elle tenait pour responsables du ralliement en 1914 des socialistes à l’Union sacrée, par son assassinat enfin, précurseur des massacres à venir, Rosa Luxemburg a suscité au cours des dernières dizaines d’années nombre d’interprétations et de créations. Pourtant, il reste difficile de trouver en français une biographie qui rende compte non seulement de son existence, mais du contexte où elle s’est déroulée et de la signification des orientations politiques qu’elle a défendues, souvent déformées pour servir telle ou telle cause sans rapport avec les conditions dans lesquelles elle les a élaborées.

Il y a 40 ans que François Maspero a publié l’édition française du Rosa Luxemburg de John Peter Nettl. Dès sa parution en anglais en 1966, ce livre de plus de 900 pages s’est imposé comme une référence : il s’agissait en effet de la première biographie systématique consacrée à Rosa Luxemburg, fondée sur la recherche et l’utilisation du plus grand nombre de sources possibles. Le seul recensement des publications où l’on retrouve ses écrits et ses discours y occupe une cinquantaine de pages.

En 1968, peu de temps avant sa mort accidentelle, John Peter Nettl a terminé une version abrégée de son livre pour le rendre accessible à un plus large public ; elle fut publiée l’année suivante en anglais et en allemand. Depuis, bien des livres ont été consacrés à Rosa Luxemburg ; pourtant, son ouvrage, y compris dans sa version abrégée qui, comme on le voit, reste substantielle, conserve un intérêt tout particulier car il rend compte des débats et des combats qui ont accompagné la naissance et la croissance des organisations de masse du mouvement ouvrier socialiste, contribuant ainsi à notre compréhension des succès relatifs et des défaites effroyables que celui-ci a connus au cours du XXe siècle.

Dès les années 1930, mais surtout à partir de 1946, René Lefeuvre, le fondateur des Cahiers Spartacus, a tenu à faire connaître et à tenir disponibles, contre vents et marées, les principaux textes de Rosa Luxemburg. Notre catalogue n’a cessé de s’enrichir de textes écrits par Rosa Luxemburg ou se rapportant à elle. Il manquait cependant une biographie permettant de les relier entre eux, un rôle que le livre de John Peter Nettl nous semble remplir parfaitement.

Rosa Luxemburg a appartenu à une époque où la révolution socialiste, à la fois désirable et inéluctable, semblait à portée de la main, et, comme d’autres fortes personnalités de l’époque, au caractère souvent solitaire, elle a consacré son existence à l’avènement d’un pouvoir collectif, d’une société où « le libre développement de chacun sera la condition du libre développement de tous ». De cette existence, de cette réflexion tournée vers l’action on ne tirera pas de recettes ; mais John Peter Nettl, en combinant récit et analyse, fournit d’amples matériaux à tous ceux qui pensent que des échecs mêmes du mouvement socialiste des leçons sont à tirer pour œuvrer à cet avènement."

La "Gauche résolue" (groupe Schwarz)

31 juillet 2012

Extrait de l’article de Siegfried Bahne ENTRE LE « LUXEMBURGISME » ET LE « STALINISME »  paru dans les Cahiers de l’ISMEA (1972)

Le groupe d’opposition communiste radical qui s’était séparé en automne 1926 de Korsch et de la "Politique communiste" s’était regroupé autour d’Ernst Schwarz et de son périodique « Entschiedene Linke » (La gauche résolue). Le motif principal de cette séparation de Korsch, que l’on insultait des noms de « nouveau Lénine » et de « Ledebour raté », c’était — différent personnel mis à part — des divergences d’opinion sur des problèmes syndicaux. Dès le début, le nouveau groupe entretint des rapports étroits avec le K.A.P.D., et enfin en juin 1927, lors du Congrès du Comité central de la« Gauche résolue » à Berlin, la fusion du K.A.P.D. avec la A.A.U., « avant-garde révolutionnaire du prolétariat », fut conclue à l’unanimité.

Voici la devise de la politique du groupe Schwarz : « Tout le pouvoir aux conseils ! » Lui aussi se considérait comme une « nouvelle gauche de Zimmerwald », voulait marcher sur les traces de Liebknecht et de Rosa Luxemburg et reprendre les traditions spartakistes ; il défendait la théorie révolutionnaire des conseils et plaidait pour la fondation d’un « nouveau parti ouvrier révolutionnaire, dans lequel la probité et la pureté prolétariennes ainsi que le droit de cogestion des masses ouvrières » devaient remplacer la « corruption » d’une « clique dictatoriale de bureaucrates ». Le groupe réclamait l’« anti-légalisme » de tout combattant prolétarien et récusa Lénine. A côté de l’idée des conseils, base de sa politique, la« Gauche résolue » partageait avec d’autres groupes d’ultra-gauche le refus de tout travail syndical. Elle expliquait qu’aucune révolution n’avait encore réussi par le détour d’une conquête des syndicats, mais au contraire qu’elle réussissait toujours par la lutte des minorités radicales solidaires. C’est pourquoi il fallait créer une organisation « puissante », bâtie sur le principe des conseils, une « union des organisations d’entreprises », qui s’assigne pour but d’élargir les luttes économiques en « luttes pour le pouvoir politique de la classe ouvrière ».

Pour le groupe Schwarz, les communistes d’« ultragauche » étaient les héritiers du mouvement communiste fondé par Liebknecht, Rosa Luxemburg et Lénine. Il était pleinement d’accord avec le groupe Korsch dans son appréciation de la dictature soviétique : la Russie soviétique « dégénérée », menée par le « renégat » Staline, était une « dictature bourgeoise en puissance » ; la politique de cet État présentait un « caractère totalement non prolétarien » et ne laissait apparaître nulle « évolution vers le communisme » M. A l’occasion de la quinzième Conférence du P.C.U.S. (26 octobre-3 novembre 1926), immédiatement après la révocation de Zinoviev en tant que président du Komintern et l’éloignement de Trotski et Kamenev du Politburo, la « Gauche résolue » constata qu’une guerre entre l’Union soviétique et les États d’Europe occidentale serait désormais tout à fait « dans la ligne des conflits ordinaires opposant les États bourgeois entre eux ». Le Comintern était mort, le K.P.D. était devenu "un appendice du front unifié noir, rouge et or", tandis que la rationalisation du processus de production en Russie soviétique et dans les pays capitalistes présentait, au fond, les mêmes caractéristiques néfastes à l’ouvrier. En septembre 1926, le groupe Schwarz, analogue de Korsch, déduisait du prétendu processus « obligatoire » d’embourgeoisement du bolchevisme depuis 1921 que : l’« organisation de la révolution prolétarienne » était « à l’ordre du jour» également en Russie.

Tous les groupes communistes pour qui le Comintern et ses sections étaient encore socialistes et qui voulaient uniquement les réformer furent récusés par les « communistes révolutionnaires » groupés autour de Schwarz. Leur sympathie allait au radical Miasnikov, qui se situait encore à gauche de l’« opposition ouvrière» russe.

Le mot d’ordre de Staline à propos de l’édification du socialisme national en Russie aussi bien que la « bolchevisation » des sections du Comintern avec toutes ses conséquences n’étaient pas un des moindres effets de la conviction, acquise après 1920-21, définitivement confirmée en 1923-24, qu’il ne fallait pas compter voir l’Union soviétique sortir de son isolement dans un délai prévisible".

A la suite de son échec de l’automne 1923 et de son interdiction (1923-24), le K.P.D. s’était trouvé considérablement affaibli dans ses forces organisatrices et son énergie offensive politique. En dépit de la violente opposition de la gauche et surtout de l’opposition d’« ultragauche » au sein du K.P.D. qui, sans le soutien que la Russie soviétique avait apporté à la « direction Thälmann staliniste » et grâce à l’union considérable des forces d’opposition, n’aurait pas été condamnés d’emblée à l’échec, les "stalinistes" auraient réussi au cours des années 1925-1928 à changer le caractère du parti. Au terme du processus de bolchevisation, le K.P.D. n’était plus le parti ouvrier radical allemand qu’il était lors de sa fondation au tournant des années 1918-1919.

Les « ultragauchistes » aussi bien que les « droitiers », qui en 1928-29, en tant qu’ultime "fraction" du K.P.D., s’opposèrent à ce développement, s’appuyèrent sur Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht dans leur lutte contre le « stalinisme ».

Intervention de Rosa Luxemburg à l’A.G. de l’U.S.P.D. du Grand-Berlin (15 décembre 1918)

25 juillet 2012

Révolution allemande de novembre 1918. Depuis quelques jours, trois socialistes de l’USPD ("Socialistes Indépendants", scission de gauche d’une social-démocratie allemande passée à l’union sacrée et à la participation gouvernementale pendant la guerre) ont rejoint le gouvernement Ebert, dont son président Hugo Haase (Liebknecht, pressenti le 9 novembre, a refusé). Les spartakistes quitteront bientôt l’USPD, dont les 3 ministres se retireront le gouvernement. La version allemande de ce texte est disponible ici et ici.

Le camarade Haase vient de prononcer un réquisitoire contre sa propre politique et un plaidoyer en faveur de la politique des Ebert-Scheidemann. Il a dit que Liebknecht était prêt à participer au gouvernement, mais il a omis de préciser la condition fixée par Liebknecht. Cette condition, c’était que le nouveau gouvernement fasse une politique socialiste de principe. A cette condition, aujourd’hui encore, nous sommes tout prêts à participer au gouvernement. En ce qui concerne les événements à Schwartzkopff que nous signale un camarade, il ne s’agit que d’un changement d’humeur d’une unité.

Cinq semaines se sont écoulées depuis le 9 novembre. La situation s’est entre-temps radicalement modifiée. Aujourd’hui la réaction est bien plus puissante que le premier jour. Et Haase de nous dire:  voyez l’ampleur de tout ce que nous avons réalisé. Il eût été de son devoir de nous montrer les progrès de la contre-révolution, qui a été favorisée par le gouvernement où Haase siège. Au lieu d’empêcher la contre-révolution le gouvernement a renforcé la bourgeoisie et la réaction. Vraiment, la bourgeoisie ne pouvait souhaiter gouvernement qui lui soit plus favorable: il est la feuille de vigne masquant ses objectifs contre-révolutionnaires.

Le gouvernement actuel n’a même pas pris les mesures les plus élémentaires. A-t-il annulé les dettes de guerre ? A-t-il armé le peuple pour la défense de la Révolution ? Il a interdit la Garde rouge, et reconnu par contre la Garde blanche de Wels. Lors du putsch du 6 décembre, tous les fils de la contre-révolution aboutissaient à Ebert et Wels. Tous les officiers et tous les généraux, Lequis comme Hindenburg, approuvent la plate-forme choisie par le gouvernement et Haase vient nous dire que ce gouvernement est un gouvernement socialiste. Ce sont de telles méthodes qui sèment la confusion dans les rangs du prolétariat. Au lendemain du 6 décembre les Indépendants devaient quitter le gouvernement, refuser de prendre la responsabilité des événements pour secouer les masses, pour leur dire: « La Révolution est en danger ! » On ne l’a pas fait: on endort les masses, et le discours de Haase tout à l’heure n’a été que la continuation de cette politique.

Haase a énuméré les hauts faits du nouveau gouvernement: il s’agit uniquement de réformes bourgeoises qui nous prouvent à quel stade rétrograde se trouvait l’Allemagne. Ce sont là les vieilles dettes de la bourgeoisie et non pas les conquêtes révolutionnaires du prolétariat que nous attendions.

Haase a dit ensuite que nous ne devions pas copier servilement la tactique des Russes, car, sur le plan économique, l’Allemagne est plus avancée. Mais nous devons apprendre des Russes. Les bolcheviks ont dû commencer par faire moisson d’expériences. Nous pouvons nous approprier les fruits de cette expérience.

Le socialisme n’est pas une question d’élections parlementaires, mais une question de force. Les prolétaires doivent affronter la bourgeoisie dans une lutte de classe sans merci, poitrine contre poitrine et face à face. Pour ce combat, il faut armer le prolétariat. Les discussions et résolutions adoptées à la majorité n’ont plus d’importance. Hasse a plaidé pour l’ajournement de l’Assemblée nationale mais il n’en considère pas moins l’Assemblée nationale comme l’arène de la lutte politique. La direction du parti des Indépendants avait choisi avril comme date pour l’Assemblée nationale. Les représentants des Indépendants au gouvernement ont tourné casaque et fixé les élections au 16 février.

Haase a célébré le principe de la démocratie. Eh bien si ce principe est valable, qu’on commence donc par l’appliquer dans notre parti. Mais alors il faut convoquer immédiatement le Congrès de notre parti, pour que les masses puissent dire si elles veulent encore de ce gouvernement.

Si l’U.S.P. vient de subir à Berlin une défaite à l’occasion des élections [au premier Congrès des conseils de travailleurs et de soldats, 14-12-1918], la cause véritable en est la politique que mène Haase au sein du gouvernement. (interruptions). Quelle erreur d’en rendre les spartakistes responsables, alors que c’est nous qui en avons appelé à la conscience socialiste des masses ! Haase et ses amis ont combattu quatre années durant les sociaux-patriotes pour finir par faire la paix avec eux. Voilà pourquoi ils sont les vrais responsables.

Haase a voulu nous faire grief de nous soumettre à l’opinion de la masse, sous prétexte que nous refusons de prendre le pouvoir sans l’accord des masses. Nous ne nous soumettons pas aux masses et ne pratiquons pas l’attentisme, mais nous entendons dénoncer vos demi-vérités et vos faiblesses. Si Haase et ses amis quittent le gouvernement, ce geste secouera les masses, leur ouvrira les yeux. Mais si vous persistez à couvrir les actes du gouvernement, les masses se soulèveront et vous balaieront. A présent, en période révolutionnaire, ce ne sont pas des discours, des brochures, qui peuvent constituer le travail d’explication nécessaire. Ce qui importe à présent c’est l’explication par les actes.

C’est vrai, la situation au sein de l’U.S.P. est intenable car y sont réunis des éléments qui ne vont pas ensemble. Soit on est décidé à faire cause commune avec les sociaux-patriotes, soit il faut marcher avec la Ligue Spartacus. C’est le Congrès qui devrait trancher. Mais quand nous réclamons la convocation du Congrès, Haase se bouche les oreilles, tout comme Scheidemann se bouchait les oreilles pour ne pas nous entendre pendant la guerre, quand nous formulions la même revendication.

Je soumets à l’assemblée la résolution suivante:

L’Assemblée extraordinaire des adhérents de l’U.S.P. du Grand-Berlin réunie le 15-12-1918:

1. exige le retrait immédiat des représentants de l’U.S.P. dans le gouvernement Ebert-Scheidemann;

2. repousse la convocation de l’Assemblée nationale qui ne saurait aboutir qu’à renforcer la contre-révolution et empêcher la réalisation des objectifs socialistes de la Révolution;

3. demande le transfert immédiat de tous les pouvoirs vers les Conseils d’ouvriers et de soldats, le désarmement de la contre-révolution, l’armement de la population ouvrière, la constitution d’une Garde rouge pour défendre la Révolution, la dissolution du Conseil des commissaires du peuple d’Ebert, la remise du pouvoir d’Etat au Comité exécutif des Conseils d’ouvriers et de soldats.

4. demande la convocation immédiate du Congrès de l’U.S.P.

Nous sommes à un moment d’importance historique,  peu de temps avant la réunion du Conseil central [Congrès des conseils d'ouvriers et de soldats]. La révolution est presque au bord du gouffre. Le prolétariat doit la tirer d’une poigne de fer. Le gouvernement a tout fait pour enlever par avance tout pouvoir au Conseil central des conseils, il a désarmé la population civile et le prolétariat, a pris des mesures dirigées contre la révolution qui sèment la confusion dans les masses. C’est contre cette politique qu’il s’agit de mener une lutte implacable. (Vifs applaudissements).

[Reste un court discours de clôture à traduire]

Marins de la Division de la Marine du Peuple en décembre 1918 à Berlin

Haase parlant aux funérailles des victimes de la Révolution de novembre 1918.

Discours au Reichstag (Otto Rühle, 1918)

19 juillet 2012

Le 25 octobre 1918.

Au nom des ouvriers et soldats sociaux-démocrates, qui ne se rattachent ni au parti des socialistes gouvernementaux et dépendants ni au parti des sociaux-démocrates indépendants, et qui sont pourtant des milliers et des milliers, au nom de ces hommes qui revendiquent le droit de se faire entendre du haut de cette tribune, et de dire leur mot dans une situation politiquement et historiquement importante, je veux, très brièvement, préciser notre point de vue sur les problèmes qui ont été au centre des débats de ces derniers jours.

Nous repoussons toute paix d’entente que les gouvernements bourgeois-capitalistes ont l’intention de conclure et sont sur le point de conclure sur le dos des peuples exsangues. A l’époque de l’impérialisme, une paix de compromis qui puisse servir le bien du peuple et les intérêts de la classe ouvrière est chose purement et simplement impossible. Un tel accord ne sera jamais réalisé qu’aux dépens du peuple. Car, la contradiction politique, économique, historique qui oppose le capital au travail, la bourgeoisie au prolétariat, n’a pas été supprimée: elle continue d’exister, et même cette guerre n’a fait que l’élargir et l’approfondir.

S’il est vrai que l’ennemi principal, l’ennemi mortel de la classe prolétarienne est dans son propre pays, on comprendra que le prolétariat ne puisse être d’accord, quand ces ennemis mortels s’entendent et s’allient dans le monde entier aux dépens du prolétariat et contre ses intérêts vitaux.

Dans la paix qu’on envisage, ce dont il s’agit, c’est uniquement de sauver de la catastrophe qui les menace les méthodes d’exploitation et d’asservissement des peuples pratiquées jusqu’ici avec tout ce qu’elles impliquent sur le plan de l’État, du droit, de la législation, de l’économie.

Pour la classe laborieuse, il n’existe pas de paix de compromis sur la base du régime capitaliste. Elle exige une paix fondée sur la force: c’est-à-dire que son ennemie mortelle, la bourgeoisie, doit être vaincue, le gouvernement bourgeois capitaliste renversé, le militarisme mis en pièces; alors le prolétariat révolutionnaire imposera la paix socialiste au régime bourgeois qu’il aura vaincu et jeté bas.

En second lieu, nous repoussons cette prétendue démocratie, ce parlementarisme que le régime bourgeois capitaliste offre au peuple allemand au moment précis où on ne peut plus nier que le militarisme, qui constituait jusqu’ici le rempart le plus solide de la domination de classe réactionnaire, s’effondre irrésistiblement, et où le Haut Commandement lui-même acquiert la conviction que la guerre est définitivement perdue. Cette prétendue démocratie par la grâce de Hindenburg n’est rien d’autre qu’un décor destiné à faire illusion, à égarer l’opinion et qui dissimule une tentative désespérée: en accordant des pseudo-réformes, des réformettes sur le papier, on veut mettre à l’abri l’essentiel, le cœur même de ce système capitaliste, on veut le sauver en empêchant qu’il ne soit traduit devant le tribunal des masses. Il est des sociaux-démocrates pour accepter de tenir le rôle du sauveur de dernière heure, ou celui de bouclier chargé de protéger cette société bourgeoise qui craque de toute parts: les masses ressentent cette attitude comme une honteuse trahison ("Très juste ! sur les bancs des sociaux-démocrates indépendants). … Et elles se voient flouées par cette pseudo-démocratie qu’on tente de leur faire prendre pour un gouvernement du peuple.

Les masses, pour se sentir libres, ont besoin de tout autre chose: la démocratie du socialisme, la République fondée sur la révolution socialiste et à cet effet, elles exigent, en premier lieu, l’abdication de l’Empereur en tant qu’instigateur de cette guerre mondiale.

(Bruit prolongé. Le président agite sa sonnette).

Le Président: Monsieur Rühle, vous avez exigé l’abdication de l’Empereur en invoquant des motifs inexacts quand au fond et qui contredisent au respect que l’on doit à l’Empereur. Je vous rappelle à l’ordre.

Otto Rühle: Ce rappel à l’ordre ne lui évitera pas le jugement qui l’attend.

(Désordre dans l’hémicycle. Le président agite sa sonnette).

Le Président: Monsieur Rühle, je vous interdis toute remarque sur mon activité de président. Pour cette remarque, je vous rappelle à l’ordre une seconde fois.

Otto Rühle: … Enfin nous repoussons la prétendue Société des Nations au sein de laquelle les gouvernements bourgeois capitalistes, avec l’aide une fois encore de certains sociaux-démocrates, veulent se retrouver après la guerre. Cette ligue d’États, cette Société des Nations, quel que soit son nom, ne saurait être qu’une coalition de puissances hostiles aux ouvriers et ennemis de la liberté, une Sainte Alliance constituée pour écraser et étouffer la révolution sociale qui grandit déjà. Nous voyons bien comment les grandes puissances capitalistes s’entendent à merveille pour accomplir cette infamie: étrangler la révolution populaire en Russie, envers laquelle nous nourrissons une sympathie sans bornes. Ce n’est pas d’une Société des nations de type Wilson ou d’un modèle analogue, seulement réalisable sur la base du régime capitaliste, que la classe laborieuse attend sa libération et son salut; elle aspire à la fraternisation de tous les peuples afin d’établir une association qui garantisse durablement la paix et la civilisation sous le signe du socialisme victorieux.

J’appelle toute la classe ouvrière, et en particulier la classe ouvrière d’Allemagne, à conquérir ce socialisme par la révolution ! L’heure de l’action a sonné !

Otto Rühle

Pour l’histoire du mouvement communiste en Allemagne de 1918 à 1921 (D. Authier, 1972)

3 juin 2012

Dernière partie de la brochure d’Invariance sur la gauche allemande. Rappel des précédentes parties numérisées: Textes du KAPD, [2]: Textes de l’Union générale des travailleurs d’Allemagne (AAUD)[3]: l’Internationale communiste ouvrière (K.A.I.).

Cliquer pour ouvrir le pdf

La gauche allemande [3]: l’Internationale communiste ouvrière (K.A.I.)

13 mai 2012

Suite de la brochure publiée en supplément d’Invariance en 1973, pour laquelle nous avons déjà publié les textes du K.A.P.D. et de l’A.A.U.D. Merci à la bibliothèque mobile La Pensée sauvage de l’Assemblée libertaire de Caen.

**

Note: KAI. Internationale Communiste Ouvrière. Sa naissance coïncide et accélère la décomposition du KAPD (1922). Après l’ échec de Moscou le Comité Central du KAPD décide de préparer la fondation d’une quatrième Internationale, regrou­pant les groupes « de gauche » de tous les pays. Cette activité prenant beaucoup d’énergie au parti, sa majorité se prononce rapidement contre, demandant que tous les efforts soient faits pour développer d’abord le KAPD lui-même en Allemagne. Il en résulte une opposition entre partisans de la KAI (la direction du KAPD) et ceux qui trouve que cette fondation est prématurée et qui se mettent à s’occuper des luttes salariales (qui réappa­raissent au premier plan après la fin des insurrections. Ceci mène à la scission du KAPD en mars 1922 entre la majorité « pragmatiste » (tendance de Berlin) et une extrême minorité, dite « dogmatique » (tendance de Essen) avec donc la plupart des intellectuels du KAPD et Gorter lui-même. Ils fondent la KAI après la scission; y adhèrent quelques groupes (le parti com­muniste ouvrier de Bulgarie, 1000 membres, celui de Hollande, divers petits groupes). Déjà très petite à son premier congrès, la KAI se réduit de plus en plus et n’est plus rapidement qu’un bureau, émettant des textes de temps en temps. Cf. Gorter. Die Kornmunistische Arbeiter Internationale. 1923 (édité par Kommunismen. Post boks 61. 2880 Bagsvaerd (Danemark). Cf. bibliographie.

**

LIGNES DIRECTRICES DE LA K.A.I. (extraits)

La Troisième Internationale.

1. La 3ème Internationale est une création russe, une création du parti communiste russe. Elle fut créée pour soutenir la révolution russe, c’est-à-dire une révolu­tion en partie prolétarienne, en partie bourgeoise.

2. De par le caractère double de la révolution russe, dans la mesure où la 3ème Internationale devait soute­nir aussi bien la révolution russe prolétarienne que la révolution russe bourgeoise, donc de par le caractère double de son but également, la 3ème Internationale devint une organisation en parti prolétarienne, en partie capitaliste.

3. Dans la mesure où elle appelait à la révolution, à l’expropriation des capitalistes, elle était une organi­sation prolétarienne pour la suppression du capitalis­me; dans la mesure où elle conservait le parlementa­risme, les syndicats, la dictature de parti et la dictature des chefs, elle était une organisation bourgeoise, crée pour maintenir le capitalisme en place et pour le cons­truire. Car le parlementarisme, les syndicats et la dicta­ture de parti ou la dictature des chefs conduisent non pas au communisme, mais au maintien du capitalisme.

4. La 3ème Internationale fut ainsi dès le début une organisation en partie contre-révolutionnaire.

5. Dans les pays européens cette organisation ne conduisit pas non plus à la victoire mais à la défaite du prolétariat.

6. Maintenant que depuis le printemps 1921, le parti bolchevique qui exerce sa dictature sur la Russie est passé au capitalisme, il a contraint rapidement la 3ème Internationale à revenir au capitalisme, et la 3ème In­ternationale devint alors effectivement, à partir de l’été 1921, complètement capitaliste et bourgeoise. La révolu­tion fut abandonnée, on n’aspira plus qu’à des réfor­mes, son but devint la reconstruction du capitalisme.

7. Comme le capitalisme russe doit être recons­truit, et comme ce capitalisme ne peut être reconstruit sans la remise en état et la reconstruction du capitalis­me européen, la 3ème Internationale fut forcée d’aban­donner la révolution et de revenir au réformisme, c’est-à-dire de se donner comme but la reconstruction du capitalisme.

8. Et pour reconstruire le capitalisme, la 3ème In­ternationale — de même que le parti bolchevique russe, maintenant capitaliste, noue des liens avec les gouver­nements capitalistes européens et avec le capitalisme européen pour reconstruire le capitalisme russe — noue  maintenant des liens avec la 2ème Internationale, l’Internationale 2 1/2 (*) pour la reconstruction du capitalis­me européen.

9. Le but de la 2ème Internationale, de l’Interna­tionale 2 1/2 et de la 3ème Internationale est ainsi le même: c’est celui des États et des gouvernements ca­pitalistes. Le front unique de ces trois internationales est le front unique avec le capitalisme.

10. Alors que le capitalisme se trouve dans une crise mortelle et ne voit plus aucune issue, le gouvernement soviétique et la 3ème Internationale se proposent pour le sauver.

11. C’est pourquoi la 3ème Internationale, de même que le parti bolchevique russe, sont devenus des orga­nisations tout à fait contre-révolutionnaires, qui trahis­sent le prolétariat. Il faut la mettre dans le même sac que la 2ème Internationale et l’Internationale 2 1/2.

12. De même que le prolétariat dans tous les pays est un moyen aux mains des partis social-démocra­tes, bourgeois et réactionnaires de maintenir le capi­talisme, de le reconstruire et de le répandre sur le mon­de, en donnant le gouvernement et le pouvoir à ces par­tis et à leurs chefs, de même le prolétariat est mainte­nant un instrument dans les mains de la 3ème Interna­tionale elle aussi et dans le même but. Son but n’est pas la révolution, la libération du prolétariat, mais le pouvoir personnel dans l’Etat bourgeois et l’esclavage du prolétariat.

L’Internationale Communiste Ouvrière.

1. Autant la situation de l’ensemble du prolétariat international, à l’intérieur du capitalisme mondial qui se trouve dans sa crise mortelle, exige la révolution pro­létarienne comme l’accomplissement de sa tâche pratique actuelle, aussi peu d’un autre côté les dispositions intellectuelles et les rapports organisationels de la clas­se ouvrière mondiale correspondent à cette exigence his­torique. La majorité écrasante du prolétariat mondial est prisonnière des modes de pensée de la propriété privée bourgeoise et des formes de la collaboration de classe internationale entre capitalisme et prolétariat, for­mes qui, chacune de son côté, bien qu’il s’agisse d’un processus unifié, prêtent main forte à toutes les orga­nisations existantes du prolétariat; cela place les prolé­taires révolutionnaires de tous les pays devant la consé­quence historiquement inévitable de la fondation d’une nouvelle internationale prolétarienne.

2. Cette nouvelle internationale prolétarienne, l’In­ternationale Communiste Ouvrière, représente la lutte de classe prolétarienne pure, dont la tâche pratique est l’abolition de la propriété privée bour­geoise-capitaliste et sa transformation en propriété com­mune prolétarienne-socialiste. Par-delà cet objectif elle lutte fondamentalement pour la réalisation de la société communiste.

3. Reconnaissant que les conditions objectives sont données pour le renversement de la bourgeoisie et la domination du prolétariat, elle met au premier plan de son activité le principe du développement de la cons­cience de classe du prolétariat, c’est-à-dire qu’elle veut amener le prolétariat à reconnaître qu’il est historique­ ment nécessaire d’éliminer immédiatement le capitalis­me; par là elle veut éveiller en lui la volonté effective de faire la révolution prolétarienne.

4. La réalisation de tels buts exige comme condition première le caractère ouvertement anticapitaliste (du point de vue de la forme comme du contenu) de son organisation et de la direction de toute sa lutte. Son point de repère suprême n’est pas l’intérêt particulier des groupes ouvriers nationaux pris isolément, mais l’intérêt commun de l’ensemble du prolétariat mondial: la révolution prolétarienne mondiale.

5. Comme premier pas sur le chemin qui mène à son but elle s’efforce d’atteindre la proclamation de la dictature de classe du prolétariat sous la forme de la destruction des puissances étatiques capitalistes et de l’instauration de puissances étatiques prolétariennes (Etats des conseils). Elle rejette toutes les méthodes de lutte réformistes et combat avec les armes antiparle­mentaires et antisyndicales de la lutte de classe prolé­tarienne-révolutionnaire pour la création de conseils ou­vriers révolutionnaires et d’organisations révolutionnai­res d’entreprise (Unions Ouvrières).

6. En particulier elle combat les organisations inter­nationales existantes du prolétariat (les Internationales de Londres, de Vienne et de Moscou) qui, en tant que complices de la bourgeoisie dans leur effort commun de reconstruire le capitalisme mondial, s’efforcent de réali­ser le front unique de la bourgeoisie et du prolétariat contre la révolution prolétarienne mondiale, et représen­tent en conséquence l’obstacle le plus dangereux pour la libération du prolétariat.

Kommunistische Arbeiter – Zeitung (Essener Richtung). («Journal Communiste Ouvrier» – tendance d’Essen)(3) 1922. n. 1

(*) Internationale 2 1/2: nom ironique donné par les bolcheviks à l’Union de Vienne avec O. /Bauer, Kautsky. Bernstein etc. re­groupant de 1921 à 1923, ce qui restait des partis centristes après l’admission des « gros partis » dans la 3ème Internationale. Y étaient aussi des menchéviks russes. Retournent dans la 2èrne Internationale en 1923.

La gauche allemande [2]: Textes de l’Union générale des travailleurs d’Allemagne (AAUD)

24 avril 2012

Suite de la brochure publiée en supplément d’Invariance en 1973, pour laquelle nous avons déjà publié les textes du K.A.P.D.

Cette numérisation contient le programme et des extraits des lignes d’orientation de l"A.A.U.D. ( Allgemeine Arbeiter-Union Deutschlands).

Cliquer sur la couverture pour ouvrir le pdf

Cliquer sur la couverture pour ouvrir le pdf (2 Mo)

La gauche allemande: Textes du KAPD

17 avril 2012

Première partie d’un recueil publié en supplément à Invariance n°2, Année V série II en 1973. Merci à la bibliothèque mobile La Pensée sauvage de l’Assemblée libertaire de Caen.

Cette numérisation va de la couverture à la page 71 et contient:

  • Table des matières
  • Textes du K.A.P.D.:
  • Le K.A.P.D. au 3ème congrès de l’I.C.

Cliquer sur l'image de couverture pour ouvrir le pdf "allégé" (10,5 Mo)

Nous nous efforcerons de numériser prochainement la suite de cette brochure.

La révolte de Wilhelmshaven – Un chapitre du mouvement révolutionnaire en Allemagne, 1918-1919 (1943)

17 avril 2012

Texte traduit par le Collectif Anarchiste de Traduction et de Scannerisation (CATS) de Caen (et d’ailleurs) en mars 2012.

édition anglaise d'origine, 1944

« Icarus » était le pseudonyme d’Ernst Schneider (1883-1970?). Né à Königsberg, il était travailleur portuaire et marin (barreur) ; il avait été social-démocrate, puis un des éditeurs de la revue Kampf, à Hambourg, « organe indépendant pour l’anarchisme et le syndicalisme » (1912-1914). Membre de l’IKD de Wilhelmshaven, il fut actif dans les mutineries navales de 1918. En prison après l’insurrection de Wilhelmshaven de janvier 1919. Sa spectaculaire evasion de prison en septembre 1920 lui valut le surnom d’Ikarus. Il participa à la formation du KAPD (Parti Communiste Ouvrier D’Allemagne) à Brême en 1920. En 1923, il fut actif dans l’insurrection de Hambourg organisée par le KPD en octobre, et ce en tant que leader du KAPD et de l’AAU. Secrétaire de l’Association des Marins Allemands (Deutscher Seemansbund – DSB) à Bremerhaven, 1926-29.
De 1926 à 1929, il fut l’organisateur de l’AAU des Marins à Cuxhaven et l’éditeur de la revue des marins unionistes : Wellenbrecher («Brise vague »), Bordzeitung der Seeleute. Il fut arrêté par la gestapo en 1935, et il put passer en Grande-Bretagne via Anvers en 1939. Actif contre la guerre au sein de l’ Anti-Parliamentary Communist Federation et l’un des principaux contributeurs de Solidarity (le journal de l’APCF) entre 1938 et 1945. Son groupe, avec sa revue Solidarity, défendit des positions internationalistes Durant la seconde Guerre Mondiale.

Cliquer sur l'image pour ouvrir le pdf externe

Quelques photos de l’insurrection:

*


Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 122 followers