Archives d’un auteur

Interview with Caroline Fourest about Multiculturalism

17 décembre 2014

Maryam Namazie et Fariborz Pooya, du Parti communiste-ouvrier d’Iran, interrogent (en anglais) Caroline Fourest:

Voir aussi:

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Revue « L’Échaudée » N°4 (printemps-été 2014)

5 juin 2014

Au sommaire de ce numéro (7 € en librairies ou auprès des éditions Ab irato):

  • Paul Mattick – « Les quinze années à venir promettent d’être à la fois dures et passionnantes ».
  • Charles Reeve – « Quarante ans après le 25 avril, brève descente dans les soutes de la démocratie ».
  • Gary Roth – « Préface à « La Révolution fut une belle aventure » de Paul Mattick », suivie de plusieurs « bonnes feuilles » du livre de P. Matick.
  • Eve Mairot – Huile.
  • Amaredine Mudejar – « Petit enfer de tous les jours ».
  • Alfredo Fernandes – « Invectivopharismes ».
  • Pauline A. Berneron – Dessins.
  • Alain Joubert – « Terrossian en deux temps »
  • Stéphane Goarnisson – « Le flip de Paris » (encart)
  • Reinaldo – « Pensées pour Michel Herz ».
  • Christine Delcourt – « Cataracte de la douleur », extraits II.
  • Jean-Luc Salaghian – « Gumri, Arménie, si loin du ciel ».
  • Stéphane Goarnisson – « Media song ».
    Barthélémy Schwartz – « Métamune comix de Jean-Christophe Menu ».
  • Charles Jacquier – « Zo d’Axa, la feuille qui ne tremblait pas »
  • Zo d’Axa – « Articles de Paris », « Trente ans ».
  • Henri Simon – « Commentaires sur les articles de l’Echaudée 2 sur Socialisme ou Barbarie » et « Précisions à propos de Castoriadis ».
  • Chantal Montellier, Dessins.
  • Rachel Deville, Dessins.
  • Anne Van der Linden, Dessins, huile et acrylique.
  • Jean Terrossian, huile.

Echaude-4-couv

 

Nazionalismo e socialismo (Mattick, 1959)

30 novembre 2012

Traduction en italien de l’article Nationalisme et socialisme:

première page

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D’autres traductions sont disponibles sur le blog Connessioni per la lotta di classe.

Nous condamnons le massacre brutal des mineurs de Marikana par la police

27 août 2012

Nous, militants ouvriers et syndicalistes, condamnons fermement le massacre des mineurs de platine par la police le 16 août en Afrique du Sud. C’est une véritable barbarie et un crime contre l’humanité. C’est clairement un massacre d’ouvriers sans défense qui ne font que défendre la juste revendication d’une hausse de salaire. Toutes les preuves montrent que c’est une attaque sanglante contre des grévistes planifiée par la police et l’employeur, et qu’aucun prétexte ne peut justifier cette brutalité contre des travailleurs. Nous appelons tous les travailleurs, les syndicalistes, et les gens du monde entier à protester et à condamner cette barbarie commise par la police sud-africaine et les patrons.

Nous déclarons que :

1- L’identité de tous les assassins de mineurs doit être rendue publique dès que possible. Tous les travailleurs et manifestants arrêtés doivent être immédiatement libérés.

2- Toutes les autorités et tous les individus qui sont, à un niveau ou à un autre, impliqués dans ce massacre, que ce soit en le décidant, en l’organisant ou en tirant, doivent être jugés au cours d’une audience publique.

3- Les mineurs et les familles de toutes les victimes doivent avoir accès gratuitement à des conseillers juridiques et à des avocats lors de ce procès.

4- Toutes les familles des victimes doivent immédiatement recevoir un soutien financier leur permettant d’avoir un niveau de vie décent pendant toutes leurs vies.

5- Tous les mineurs blessés doivent avoir un accès gratuits et de qualité pour les soins médicaux et recevoir l’intégralité de leurs salaires jusqu’à ce qu’ils soient complètement guéris.

6- Les travailleurs de la mine de platine de Marikana revendiquaient une hausse de salaire lorsqu’ils ont été brutalement attaqués par la police. Le massacre ne doit pas faire oublier les revendications salariales des mineurs. Nous soutenons la revendication de hausse des salaires des mineurs de Marikana.

7- Nous, signataires, déclarons le jour du massacre des mineurs comme journée internationale de protestation contre la barbarie du capitalisme à l’encontre des travailleurs dans le monde. Nous appelons tous les syndicats, ouvriers et humanistes du monde à soutenir ces revendications et à encourager leurs organisations à signer officiellement ce texte.

Premiers signataires :

  • Marcel Amiyeto, secrétaire général ODT-travailleurs immigrés – Maroc
  • Ludovic Arberet, militant du Syndicat National du Ministère de l’Agriculture et de la Pèche et des établissements publics CGT (SYAC CGT) – France
  • Masoud Arjang, syndicaliste de Vancouver – Canada
  • Alain Baron, membre de la commission internationale de l’Union syndicale Solidaires – France
  • Donatella Biancardi, secrétaire national de l’Unione Sindacale di Base (USB) – Italie
  • Emmanuelle Bigot, membre de la commission internationale de l’Union syndicale Solidaires – France
  • Luis Blanco, secrétaire de l’Intersindical Alternativa de Cataluña (IAC) – Catalogne
  • Sophie Boiszeau, Initiative Communiste-Ouvrière – France
  • Angel Bosqued, membre du secrétariat aux relations internationales de la Confederación General del Trabajo (CGT) – État espagnol
  • Pascal Brun, secrétaire départemental de l’Union syndicale Solidaires du Var – France
  • Biel Caldentey, coordinateur international de la Confederación de Sindicatos de Trabajadores y Trabajadoras de la Enseñanza ; Intersindical – État espagnol
  • Anaïs Cintas, militante du syndicat CGT PEP -Lyon – France
  • Comités Syndicalistes Révolutionnaires – France
  • Confédération Solidaridad Obrera – Espagne
  • Annick Coupé, déléguée générale de l’Union syndicale Solidaires – France
  • Shahla Daneshfar, coordinatrice du Comité de Solidarité Ouvrière Internationale – Iran
  • Pascal Descamps, militant du syndicat CGT ADDSEA, Besançon – France
  • Nicolas Dessaux, Solidarité Irak – France
  • Émancipation tendance intersyndicale – France
  • Stéphane Enjalran, membre de la commission internationale de l’Union syndicale Solidaires – France
  • Paco González, secrétaire du Sindicato Trabajadores del Metal – Intersindical Valenciana
  • Goran Gustafson, LO – Suède
  • Aleksa Gvozden, militant de l’Initiative Communiste-Ouvrière – France
  • Willi Hajek, coordinateur du réseau international syndical et associatif Transnationals Information Exchange (TIE).
  • Stéphane Julien, militant du SNUipp-FSU (tendance Émancipation) et de Solidarité Irak – France
  • Yadi Kohi, militant du syndicat CGT PEP – Lyon – France
  • Marcel Kounouho, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs des services de la santé humaine (SYNTRASESH) – Bénin
  • Ali Lofti, secrétaire général de l’Organisation Démocratique du Travail (ODT) – Maroc
  • Christian Mahieux, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires – France
  • Vicent Maurí Genovés, secrétaire de la Confederación Intersindical – État espagnol
  • Frédéric Michel (SUD-Rail), coordinateur du réseau international syndical et associatif Rail Sans Frontières (RSF) – France
  • Giulio Moretti, responsable national de l’Organizzazione Sindacati autonomi e di base (Or.S.A.) – Italie
  • Saïd Nafi, responsable national de l’Observatoire des Droits des Travailleurs et des Libertés Syndicales au Maroc (ODTLSM) – Maroc
  • Arsalan Nazeri, responsable en Australie du Comité de Solidarité Ouvrière Internationale – Iran
  • Mamadou Niang, Département International CGTM – Mauritanie
  • Organisation Démocratique du Travail – Maroc
  • Vincent Présumey, secrétaire départemental de la FSU Allier – France.
  • Habib Rezapour, Syndicat des Travailleurs de la Compagnie de Bus Vahed Téhéran et Banlieue – Iran
  • Fernando Rodal, président de la Confederación Educadores Americanos – Uruguay
  • Mohamed Salem Sadali, secrétaire général du SATEF ( Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Éducation et de la Formation) – Algérie
  • Luis Serrano, secrétaire aux relations internationales de la Confederación General del Trabajo (CGT) – État espagnol
  • Bahram Soroush, porte-parole du Comité de Solidarité Ouvrière Internationale – Iran
  • Bayla Sow, secrétaire général du Syndicat Unique des Travailleurs des Transports Aériens et Activités Annexes (SUTTAAAS) – Sénégal
  • Pierre Stambul, animateur national de la tendance Émancipation, SNES/FSU – France
  • Dirceu Travesso, secrétaire national  de la Central Sindical e Popular Conlutas (CSP-Conlutas)  – Brésil
  • Workers Party of America – États-Unis
  • Helmut Weiss, LabourNet – Allemagne
  • Brahim Yakine, secrétaire national de l’Organisation Démocratique du Rail (ODR) – Maroc
  • Syndicat Local Construction-Bois Ameublement CGT 31- France

Pétition à signer en ligne

Tract pdf

Brochure Israël/Palestine

31 juillet 2012

Compilation en petite brochure pdf (16 pages) de 4 textes parus en 2009-2011:

Cliquer sur l’image de couverture pour ouvrir le pdf

Rappel: Vous pouvez aussi télécharger la brochure (2,66 Mo) en cliquant sur le clic droit de la souris, puis sur « Enregistrer la cible du lien sous ».

Italie: les femmes à l’usine FIAT (1970)

5 juillet 2012

Présentation dans Root & Branch N° 2 (1971) de la traduction d’un article publié dans Lotta Continua en février 1970. (Les deux textes ont été traduits et sont téléchargeables sur le site du C.A.T.S. de Caen).

L’idée sous-jacente dans cet article est que la signification d’un combat dans un département au sein de l’usine, par exemple, ou d’une strate au sein de la classe ouvrière, dans ce cas les femmes, peut seulement être compris en termes de relation entre ce point particulier de lutte et les autres. L’importance d’une telle analyse est particulièrement visible dans le cas d’une ville comme Turin, dans laquelle chaque aspect de la vie sociale est déterminé par la stratégie de FIAT. Une écrasante majorité de la force de travail est employée directement par FIAT, ou par les compagnies comme Alpha-Romeo, qui appartient à FIAT. Le système de transport public est dirigé par la Compagnie, dans les mains de laquelle se trouve une part décisive si ce n’est la plupart des propriétés de la ville. Les hôpitaux sont la propriété de FIAT, les journaux sont sous sa coupe. Turin est FIAT. On pourrait même dire que le Nord de l’Italie dans
son ensemble est sous la dictature de l’automobile, avec des industries et d’énormes corporations comme Pirelli (pneus, caoutchouc), strictement corrélée avec l’industrie automobile, ou les usines chimiques à Porto Marghera (près de Venise). Cette dictature s’étend, de plus, au Sud de l’Italie, par son contrôle sur le niveau d’immigration vers le Nord industriel « riche ».

Dans ces circonstances, dans lesquelles le capital peut tenter de coordonner sa domination de la totalité de la vie dans une région complète, il est clairement nécessaire de comprendre et de diffuser des informations sur l’interrelation pas seulement entre différents secteurs de production mais aussi entre le lieu de travail et les aspects de la vie des travailleurs/euses, apparemment séparés mais en fait connectés. Mais la même tâche s’impose elle-même dans des situations sociales/économiques d’une plus grande complexité que celle qui vient d’être décrite et/ou celles dans lesquelles les capitalistes sont moins capables ou désireux de coordonner leurs tentatives de faire des profits. La signification des récentes grèves sauvages des chauffeurs routiers, par exemple, ne peut être comprise sans référence aux relations entre des industries de transport différentes et en concurrence, au rôle du transport dans l’économie d’aujourd’hui, sans parler des conditions générales de l’économie américaine. La prise en considération des luttes des noirEs dans une ville du Nord demande une compréhension de la mécanisation de l’agriculture dans le Sud, de l’étendue et des types d’emploi des noirEs dans le Nord etc… Le document qui suit est une tentative d’appliquer ce type d’analyse aux luttes des femmes ouvrières à Turin.

Il commence par montrer comment FIAT essaye d’utiliser les femmes pour briser la lutte que les travailleurs, principalement des hommes, ont mené dans les usines, spécialement depuis 1968. Il décrit ensuite l’importance grandissante des femmes au sein du combat de la classe ouvrière dans son ensemble, à la fois dans les ateliers et dans la vie sociale en général (famille, logement, santé, transport, école etc…).

Cette manière de regarder la situation découle de, et mène à un point de vue précis sur la manière suivant laquelle les militantEs de Lotta Continua souhaitent aider la lutte à se développer : en montrant comment au sein des intérêts spécifiques des hommes et des femmes, des jeunes et des vieux et vieilles, des qualifiéEs et des non qualifiéEs, des employéEs et des chômeurs/euses peut être trouvé le même intérêt commun, la base pour une unité de classe qui ne supprime pas mais qui exprime les situations particulières des différents groupes dans la classe qui peuvent être comprises et sur lesquels on peut agir.

pdf externe

Les idiots utiles à la confusion

9 septembre 2011

Extrait de Extrême droite, extrême gauche : Les artisans de la confusion (Ni Patrie Ni Frontières N° 36-37, à paraître le 25 septembre):

La pater­nité de l’expres­sion « idiots utiles » est géné­ra­lement attri­buée à Lénine, sans que l’on cite jamais l’arti­cle, ou le livre, où se trou­ve­rait cette expres­sion sous la plume du diri­geant bol­che­vik. Elle désigne ici des indi­vi­dus ou des grou­pes qui se déc­larent géné­ra­lement de gauche mais qui, plus que par leur « idio­tie » (cer­tains sont intel­li­gents), se révèlent sur­tout utiles pour leurs adver­sai­res. Si leur sincérité n’est le plus sou­vent pas en cause, leur luci­dité poli­ti­que est sans conteste nulle. Mais ils peu­vent à tout ins­tant rejoin­dre défi­ni­ti­vement le camp de la réaction…

Bricmont, Jean  : cet ami de Chomsky milite pour la libé­ration du négati­onn­iste Reynouard et la liberté d’expres­sion de Dieudonné. Mais qui ne s’est pré­occupé ni de la « liberté d’expres­sion » de Jean-Marc Rouillan, remis en prison suite à une inter­view, ni de la fer­me­ture du site Internet de l’Action anti­fas­ciste par l’avocat de P.-E. Blanrue et Faurisson… Une posi­tion tota­le­ment incohér­ente, donc, sans comp­ter qu’elle est absurde quant au fond (cf. le texte de Luftmenschen « Contre la liberté d’expres­sion », dans notre compil’ n°6).

Auteur de ces lignes repro­dui­tes sur le site fas­ciste voxnr (« La dés­io­ni­sation de la men­ta­lité amé­ric­aine » – rien que le titre de ce texte ne peut que réjouir les par­ti­sans de la théorie du ZOG, com­plot sio­niste mon­dial) : « Il y a essen­tiel­le­ment deux argu­ments qui ont jus­ti­fié la création de l’État d’Israël en Palestine : l’un est que Dieu a donné cette terre aux Juifs, et l’autre est l’Holocauste. Le pre­mier est extrê­mement insul­tant pour des gens qui sont pro­fondément reli­gieux, ce qui est le cas de la majo­rité des Arabes, mais qui ont une croyance différ­ente. En ce qui concerne le deuxième argu­ment, cela équivaut à faire payer un crime à des gens qui ne l’ont pas commis. Ces deux argu­ments sont pro­fondément racis­tes, car ils revien­nent à affir­mer qu’il est juste que les Juifs, et eux seuls, puis­sent établir en Palestine leur État, alors que celui-ci serait de toute évid­ence arabe, comme la Jordanie ou le Liban, sans la lente inva­sion sio­niste. »

M. Bricmont ne trouve pas « insul­tant » et « raciste » pour les athées et non-croyants, ou les fidèles d’autres reli­gions, qu’il existe des Etats « isla­mi­ques » ou « musul­mans ». Rappelons quand même que 57 Etats sont mem­bres de l’Organisation de la Conférence isla­mi­que. Pour qu’un Etat appar­tienne à l’OCI il faut que la majo­rité de sa popu­la­tion soit musul­mane (ce qui sup­pose donc un contrôle de la féc­ondité des femmes non musul­ma­nes, ou bien l’épu­ration démog­rap­hico-reli­gieuse en cas de déséq­ui­libre démog­rap­hique…). Les « rois et les chefs d’Etat » de l’OCI, « guidés par les nobles valeurs isla­mi­ques », doi­vent « déf­endre l’uni­ver­sa­lité de la reli­gion isla­mi­que ». Mais tout cela est normal pour M. Bricmont qui pense, comme tous les natio­na­lis­tes (qu’ils soient isla­mis­tes, répub­licains ou fas­cis­tes), que « Ein Reich, ein Volk, ein Führer » ou « Une Terre, un Peuple, un Dieu » soit un modèle.

Enfin, il est par­ti­cu­liè­rement cra­pu­leux d’affir­mer, comme Bricmont, que l’idée de créer une terre d’accueil pour les res­capés du judéo­cide serait en soi… « raciste » ! Ce qui peut être (et est effec­ti­ve­ment) raciste, ce sont les dis­cri­mi­na­tions mises en place sur cette terre d’accueil par les gou­ver­ne­ments israéliens, mais cer­tai­ne­ment pas la référ­ence au judéo­cide, que Bricmont appelle bizar­re­ment « l’Holocauste », terme reli­gieux qui évoque les sacri­fi­ces dans la Bible…

Dénonçant « l’impér­ial­isme huma­ni­taire » en mars 2011, Bricmont s’aligne sur Chavez, le copain de Kadhafi, et pro­pose une mis­sion de conci­lia­tion entre le régime et les « rebel­les ». Ce savan­tis­sime pro­fes­seur ne s’était pas encore rendu compte, tout comme son cher colo­nel vénézuélien, que le régime libyen était une dic­ta­ture et il déploie dés­ormais tous ses efforts pour lui sauver la mise ou lui ménager une sortie hono­ra­ble…

C’est ce qu’il appelle « faire de la poli­ti­que ».

CAPJPO : groupe anti­sio­niste créé en 2002 qui prés­enta une liste (Europalestine) avec Dieudonné en juin 2004 et le sou­tint lors de son procès en avril 2004 (suite à son sketch de déc­embre 2003 sur un colon israélien qui fai­sait le salut nazi et déc­larait : « Je me suis converti au fon­da­men­ta­lisme sio­niste pour des rai­sons pro­fes­sion­nel­les, euh poli­ti­ques », allu­sion très claire à une prét­endue main­mise des Juifs sur le milieu du show busi­ness).

Plusieurs arti­cles déf­en­dirent Dieudonné sur le site de la CAPJPO et deux de ses représ­entants tém­oignèrent à son procès : « Nicolas Shahshahani a pour sa part tém­oigné que le per­son­nage de Juif reli­gieux, mili­ta­riste et fana­ti­que, campé par Dieudonné dans son sketch, cor­res­pond à une réalité incontes­ta­ble. « Oui, il y a bien, en Israël et plus encore dans les colo­nies juives implantées dans les ter­ri­toi­res pales­ti­niens occupés, des mil­liers de fana­ti­ques, obsédés par leur racisme anti-arabe, se réc­lamant publi­que­ment de l’axe « amé­ri­cano-sio­niste » cité par Dieudonné, et que le défunt grand phi­lo­so­phe israélien Yeshyahou Leibowitz qua­li­fiait de  » judéo-nazis « . » « Olivia Zémor, éga­lement d’ori­gine juive, a sou­li­gné que le racisme anti-Arabes est prégnant dans l’édu­cation dis­pensée aux Israéliens, et qu’il est éga­lement rép­andu chez un cer­tain nombre de juifs “com­mu­nau­ta­ris­tes” comme M. Roger Cukierman, pré­sident du CRIF, qui se per­met­tait de déc­larer au len­de­main du pre­mier tour des élections pré­sid­enti­elles, en 2002 : »Le score de Jean-Marie Le Pen est un mes­sage aux musul­mans, leur indi­quant de se tenir tran­quilles », propos qui n’ont fait l’objet d’aucune pour­suite judi­ciaire. »

Ces deux ani­ma­teurs de la CAPJPO invo­quèrent tous deux leurs ori­gi­nes juives et celles d’un phi­lo­so­phe israélien (Yeshaou Leibowitz, dont ils oublient de dire qu’il était pour un Etat israélien laïque) pour jus­ti­fier un parallèle absurde entre les Israéliens et les nazis. Cela montre que ces deux ex-mili­tants trots­kys­tes n’ont pas retenu grand-chose de leur long pas­sage à Lutte ouvrière : si toutes les armées colo­nia­les ou néo­co­lon­iales de la planète sont « nazies », on se demande ce qu’attend la CAPJPO pour dén­oncer les « Franco-nazis » actuels qui opèrent en Afghanistan, en Côte-d’Ivoire, au Tchad, etc., sous les cou­leurs du dra­peau bleu-blanc-rouge. Courageux mais pas témér­aires, nos anti­sio­nis­tes, dans leurs com­pa­rai­sons poli­ti­ques ! Dans le cas du conflit israélo-pales­ti­nien, ce type de propos ne peut servir que les anti­sio­nis­tes-antisé­mites, de gauche comme de droite.

Ajoutons que ces mili­tants de la CAPJPO man­quent sin­gu­liè­rement de flair poli­ti­que puisqu’ils ont été sur­pris par l’évo­lution antisé­mite de Dieudonné. Ils devaient quand même en avoir perçu quel­ques signes annon­cia­teurs puis­que, dans un com­mu­ni­qué d’octo­bre 2004, ils écri­virent : « Nous sommes désolés que Dieudonné pré­fère la fréqu­en­tation des Alain Soral et Ginette Skandrani à celle d’Euro-Palestine, fréqu­en­tations qui nous pesaient par­ti­cu­liè­rement comme nous le lui avions fait savoir à plu­sieurs repri­ses ». S’ils avaient été moins oppor­tu­nis­tes (moins en quête de noto­riété méd­ia­tique grâce à leur ami Dieudonné) ils se seraient aussi sou­venu d’une émission chez Ardisson en 2002, soit deux ans aupa­ra­vant, où Dieudonné avait déjà déclaré (ou confirmé) des déc­la­rations qu’il avait tenues dans différents jour­naux : « l’antisé­mit­isme n’existe pas », « juif c’est un concept vir­tuel », « qui est juif ou qui ne l’est pas, je m’en fous, je ne me suis jamais posé la ques­tion », etc. Evidemment, tout cela au nom de l’idée que les êtres humains seraient, à ses yeux, tous pareils. Cela n’alerta pas le moins du monde ses amis « anti­sio­nis­tes » de gauche.

Il faut dire qu’ils n’ont pas su non plus déceler la nature antisé­mite du livre de Paul-Emile Blanrue sur Sarkozy, Israël et les Juifs qu’ils dif­fu­saient dans la librai­rie Résistances. Pas plus qu’ils ne savaient que l’avocat de Blanrue, John Bastardi, était celui de R. Faurisson et qu’ils ont laissé ce « baveux » pren­dre la parole lors d’une réunion devant leur local après qu’il eut été van­da­lisé par un com­mando de l’extrême droite juive. Tant d’inca­pa­cité à dét­ecter les dis­cours et les écrits antisé­mites devrait les inci­ter à une petite remise à niveau poli­ti­que voire à une dé(anti)sio­ni­sa­tion (excuse my French ) [*]…

Chossudovsky, Michel  : ani­ma­teur du site mon­dia­li­sa­tion.ca (cf. l’arti­cle des Luftmenschen dans ce numéro) et pote de Thierry Meyssan. Conspirationniste.

Collon, Michel : jour­na­liste tiers­mon­diste, anti­sio­niste qui uti­lise les mêmes argu­ments que l’extrême droite (« L’Etat israélien est l’Etat le plus raciste du monde » qui place « les Palestiniens dans des camps de concen­tra­tion », cf. l’émission « Ce soir ou jamais » de déc­embre 2008 sur dai­ly­mo­tion) et n’hésite pas à par­ti­ci­per à des réunions où sont invités des mili­tants d’extrême droite (Axis for peace). Son livre est publié dans la même maison d’édition (Oser dire) que Sarkozy, Israël et les Juifs de Paul-Emile Blanrue et Le Pin et l’Olivier d’Israël Shamir.

Ce néos­ta­linien est l’ami d’Olivier Mukuna grand déf­enseur de Dieudonné ; pro­cha­viste, il est considéré comme une référ­ence séri­euse dans les milieux alter­mon­dia­lis­tes et fréqu­ente les pla­teaux de télé­vision en France. Parmi les grands éman­ci­pateurs de la femme arabe, il a cité (sans rire) l’Irakien Saddam Hussein et l’Afghan Najibullah (sou­tenu par les Soviétiques), dans une émission du 23 mars 2011.

Au nom d’une cri­ti­que des « média-men­son­ges » et de la dén­onc­iation des inter­ven­tions mili­tai­res des gran­des puis­san­ces, il blan­chit les régimes natio­na­lis­tes du Sud sans tenir compte de l’oppres­sion et de l’exploi­ta­tion qu’ils font régner sur leurs peu­ples, et sans jamais men­tion­ner l’exis­tence d’oppo­si­tions révo­luti­onn­aires à ces régimes. Vanessa Stojilkovic, dans une inter­view réalisée par Michel Collon à propos de son film sur Chavez, affirme que ce der­nier aurait « vrai­ment redonné un sens à la rela­tion peuple-Etat ». Sans le savoir, cette dame nous res­sert le modèle poli­ti­que que prônait le fas­ciste Norberto Ceresole quand il évoquait la rela­tion Caudillo-Armée-Peuple à propos du colo­nel vénézuélien dont il fut tem­po­rai­re­ment le mentor.

Et, le 11 juin 2011, Collon a publié une inter­view de Jacques Vergès inti­tulée : « En Syrie, il faut déf­endre l’Etat actuel ! » Ce qu’il y a d’épatant avec le déf­enseur zélé de Klaus Barbie (Vergès), c’est qu’il parle cash, lui au moins. Et que Michel Collon, lui, juge pru­dent de se taire après de tels propos. On ignore donc s’il les approuve ou pas. Au nom de l’anti-impér­ial­isme sans doute ? Ou peut-être juge-t-il que Assad a aussi ins­tauré un « Etat-pro­vi­dence » en Syrie comme, selon lui, Kadhafi en Libye ?

Finkelstein, Norman  : auteur d’un pam­phlet (L’Industrie de l’Holocauste) contre les avo­cats amé­ricains qui déf­endent les Juifs vic­ti­mes de l’Holocauste. Une partie de ses argu­ments sont régul­ièrement repris par les fas­cis­tes et les négati­onn­istes, ce qui est injuste pour l’auteur, et en même temps mérité, vu la légèreté incroya­ble de son argu­men­ta­tion.

Grand Soir, Le : « jour­nal mili­tant d’infor­ma­tion alter­na­tive » créé en 2002. Défend des posi­tions pro­cas­tris­tes et cha­vis­tes. Dénoncé comme « rouge-brun », suite à une polé­mique avec le site Article XI, Le Grand Soir a établi une comp­ta­bi­lité pré­cise (que nous sup­po­sons exacte) des auteurs « dou­teux » (Jean Bricmont, Ginette Hess-Skandrani, Michel Chossudovski, Michel Collon, Paul-Eric Blanrue, Silvia Cattori, Thierry Meyssan, Yahia Gouasmi) qu’il a publiés. Il a abouti au rés­ultat sui­vant : moins d’un pour cent des arti­cles publiés méri­teraient la volée de bois vert admi­nis­trée par une jour­na­liste d’ACRIMED.

Il est donc dif­fi­cile d’accu­ser Le Grand Soir d’être sym­pa­thi­sant de l’extrême droite comme la rumeur sur Internet l’en accuse : c’est plutôt un site anti-impér­ial­iste réacti­onn­aire : il suffit de par­cou­rir les titres des 120 arti­cles de Vivas (l’un des deux res­pon­sa­bles avec Viktor Dedaj) publiés pour voir qu’il passe l’essen­tiel de son énergie à déf­endre la vision géo­po­li­tique sta­lino-sovié­tique clas­si­que remisée au goût alter­mon­dia­liste du jour : il n’y a qu’un seul impér­ial­isme (l’impér­ial­isme amé­ricain) et sa tête de pont au Moyen-Orient, Israël. Pas étonnant que Le Grand Soir dét­este « les gau­chis­tes », pas étonnant qu’il se réc­lame du pro­gramme du Conseil natio­nal de la Résistance en tai­sant com­ment les ouvriers ont dû marner pour recons­truire le capi­ta­lisme français quand le PCF considérait que la grève était « l’arme des trusts », etc., jusqu’à ce que la grève des ouvriers de Renault oblige les minis­tres com­mu­nis­tes à quit­ter le gou­ver­ne­ment.

Si l’on consulte les titres et les auteurs des 80 arti­cles consa­crés à la crise éco­no­mique, on voit que ce site a une vision réf­or­mat­rice du capi­ta­lisme, tout à fait conforme à la pensée alter­mon­dia­liste keynési­enne domi­nante. Il se caracté­rise éga­lement par un anti­sio­nisme radi­cal (ce qui n’est pas un défaut) sans la moin­dre cri­ti­que vis-à-vis du Hamas (ce qui est net­te­ment plus grave mais assez pré­vi­sible). Les posi­tions les plus dou­teu­ses et cri­ti­qua­bles se trou­vent dans les com­men­tai­res placés à la suite des arti­cles : ils tra­dui­sent l’état d’esprit des inter­nau­tes qui apprécient ce média ou qui le para­si­tent (les mili­tants d’extrême droite aiment se glis­ser dans les dis­cus­sions sur les sites alter­mon­dia­lis­tes en essayant de faire passer leur pro­pa­gande de façon déguisée). C’est à ce titre que, jusqu’à plus ample informé (nous n’avons pas lu les 6 000 arti­cles de ce site pour faire cette note), Le Grand Soir est placé dans la rubri­que des Idiots utiles à la confu­sion…

Lacroix-Riz Annie : his­to­rienne sta­li­nienne, l’une des fon­da­tri­ces du PRCF (Pôle de renais­sance com­mu­niste en France) fréqu­emment invitée sur…Radio Libertaire mais qui n’hésite pas aussi à causer chez les antisé­mites cons­pi­ra­tion­nis­tes de Jacques Cheminade, au Local du fas­ciste Serge Ayoub et dans des confér­ences inter­na­tio­na­les com­mu­nes aux médias d’extrême droite et à ceux d’Etats comme la Russie, l’Iran et le Vénézuela (Axis for Peace).

Primitivi.org  : « relais d’infos sud-amé­ric­aines, relais des médias libres français, infor­ma­tions alter­na­ti­ves mar­seillai­ses ». Ce site héb­erge des arti­cles en faveur des régimes de Chavez et Morales, ce qui ne nous sur­prend pas. Un site qui s’intér­es­serait aux luttes de classe sur le conti­nent latino-amé­ricain n’aurait guère de succès chez les gau­chis­tes tiers­mon­dis­tes et néos­ta­liniens ou auprès des alter­mon­dia­lis­tes réf­orma­rds. Dans ses liens, on trouve donc les ingrédients habi­tuels de la salade de la confu­sion : CQFD (gauche radi­cale), RESF (huma­ni­tai­res de gauche), Le Monde diplo­ma­ti­que (tiers­mon­dain et sou­ve­rai­niste), Article 11 (anti­fas­ciste), mais aussi alte­rin­fos (tiers­mon­diste réacti­onn­aire) et le Grand Soir (néos­ta­linien, natio­na­liste de gauche)… Et deux arti­cles du Réseau Voltaire (cons­pi­ra­tion­niste). Un petit débat s’est engagé à la suite des der­niers délires de Meyssan en faveur de Kadhafi après sa chute, mais rien de plus…

Ramadan, Tariq : Dans un texte paru sur son blog le mardi 14 avril 2009, ce grand ami des alter­mon­dia­lis­tes défend sur son blog l’antisé­mite Dieudonné en ces termes : « J’ai déf­endu, et je conti­nue­rai à déf­endre, le droit de Dieudonné à s’expri­mer. En 2005, j’ai dit et répété publi­que­ment que l’on ne pou­vait pas accu­ser Dieudonné d’antisé­mit­isme alors que, procès après procès, il était blan­chi de ces accu­sa­tions. » Donc si l’on suit Ramadan et sa confiance dans la jus­tice, toutes les per­son­nes accusées d’« isla­mo­pho­bie », ou de racisme anti-Arabes et anti-Africains, et qui ont été « blan­chies » ont été injus­te­ment accusées ?

Tariq Ramadan est par­fai­te­ment capa­ble de dén­oncer « un dis­cours antisé­mite qui cher­che à tirer sa légi­timité de cer­tains textes de la tra­di­tion musul­mane » ; les « intel­lec­tuels ou les imams qui, à chaque écueil, au détour de chaque revers poli­ti­que, voient la main mani­pu­la­trice du “lobby juif” » ; les « faus­ses rumeurs sur les 4000 juifs qui ne se seraient pas présentés à leur poste, le matin des atta­ques contre le World Trade Center » et il ne craint pas d’affir­mer : « L’antisé­mit­isme ne se jus­ti­fie jamais. » A priori, Ramadan aurait donc les idées très clai­res sur ce sujet.

Mais dans Les musul­mans d’Occident et l’avenir de l’islam, il tient des propos beau­coup plus ambi­gus : « D’aucuns pro­po­sent aux musul­mans de pren­dre exem­ple sur les juifs aux Etats-Unis. »

On se demande qui est ce mystérieux « d’aucuns », bien com­mode pour dis­ser­ter sur le mythi­que lobby juif amé­ricain, objet de tous les fan­tas­mes à l’extrême droite et chez les par­ti­sans de la théorie du com­plot. Ramadan « oublie » de nous pré­ciser que ce lobby bien réel n’est pas un lobby seu­le­ment reli­gieux – donc que la com­pa­rai­son avec un éventuel lobby musul­man n’a pas de sens – et qu’il englobe des Américains qui ne sont pas juifs et sou­hai­tent que leur pays entre­tienne des liens étroits avec Israël, pour des rai­sons géo­po­li­tiques évid­entes et pas pour des rai­sons reli­gieu­ses. Sans comp­ter la Droite chréti­enne (fon­da­men­ta­liste et sou­vent antisé­mite) qui sou­tient les gou­ver­ne­ments israéliens car elle pense que, pour que Jésus revienne sur terre, il faut d’abord que tous les juifs soient regroupés en « Terre sainte » ! La ques­tion est donc beau­coup plus com­plexe que feint de le croire Ramadan. Ou alors est-il tout sim­ple­ment igno­rant, comme le sou­li­gne la très com­plai­sante Esther Benbassa, qui pense que le conseiller ès-Islam de Tony Blair, « connaîtrait mal la com­mu­nauté juive » ?

Mais pour­sui­vons notre lec­ture :

« Lobby extrê­mement bien orga­nisé, très présent et influent dans les allées du pou­voir de Washington, il se caracté­rise par une action per­ma­nente soit dans le but de protéger les intérêts de la com­mu­nauté juive, soit dans celui de sou­te­nir l’Etat d’Israël ».

Se ren­dant compte qu’il s’engage sur un ter­rain glis­sant, sur les traces d’une foul­ti­tude d’alter­mon­dia­lis­tes et de gau­chis­tes qui jouent avec le feu, Ramadan ajoute aus­sitôt que « la tra­di­tion du lob­byisme est différ­ente des deux côtés de l’Atlantique ». Ouf, on res­pire ! Mais notre équi­libr­iste vacille de nou­veau en ajou­tant que « chaque culture poli­ti­que natio­nale a dét­erminé une cer­taine façon, pour les différ­entes allége­ances com­mu­nau­tai­res, éco­no­miques ou reli­gieu­ses de faire pres­sion et d’influer sur la vie poli­ti­que du pays ». Et que ces « pra­ti­ques de lob­bying ou des grou­pes de pres­sion » « sont menées dans les pays européens de façon différ­ente, ou sim­ple­ment plus dis­crète ».

« Plus dis­crète », qu’est-ce à dire ? Que veut insi­nuer là notre lettré suisse ? Les insi­nua­tions de Ramadan devien­nent d’autant plus trou­blan­tes qu’il écrit que la « très grande majo­rité des musul­mans » d’Occident n’ont pas « les moyens dont sont riches les com­mu­nautés juives ». Les pét­ro­mon­arques qui dis­tri­buent génér­eu­sement de l’argent en Europe (et qui ont arrosé Sani Ramadan, le père de Tariq, pen­dant près de vingt ans) ont dû bien rigo­ler en lisant ces lignes ! Quant à l’oppo­si­tion entre la pau­vreté des « moyens » dont dis­po­sent la majo­rité des musul­mans européens, et la richesse prét­endue de moyens des Juifs européens, elle nous rap­pelle de très mau­vais sou­ve­nirs, même si ce dis­cours nous est servi en termes très alam­bi­qués.

Résistance71 : Ce site aux appa­ren­ces liber­tai­res « se veut être le réveil- matin (ou la son­nette d’alarme) de notre cons­cience sociale bafouée et assu­jet­tie à la société de consom­ma­tion, arme de des­truc­tion col­lec­tive des libertés indi­vi­duel­les. Résistance pour notre mis­sion de lutter contre la pensée unique si rép­andue de nos jours et lutter contre le néo-fas­cisme glo­ba­liste du Nouvel Ordre Mondial (…). 71 pour la date de la Commune de Paris de 1871, réprimée dans le sang par la République. Commune qui, bien qu’impar­faite et mas­sa­crée dès sa nais­sance, a été et est tou­jours le sym­bole d’un espoir d’éman­ci­pation sociale de l’ensem­ble du genre humain, soli­daire et fra­ter­nel pour qu’enfin la jus­tice se réa­lise dans l’Histoire, déb­arrassée des chaînes de l’exploi­ta­tion. »

Malheureusement cette déc­la­ration d’amour aux com­mu­nards coexiste avec les liens les plus dou­teux (les « sus­pects habi­tuels » : Meyssan, Catori, Collon, Chossudovsky, et des sites comme le Grand Soir), mais aussi avec ceux de la FA, de la CNT, et de quel­ques sites anar­chis­tes. Au nom de la lutte contre la « pensée unique », Résistance 71 orga­nise la confu­sion, fait la part belle aux théories du com­plot, publie et tra­duit des contri­bu­tions qui déf­endent les régimes libyen et syrien, à grand ren­fort de cita­tions anar­chis­tes, de la CNT espa­gnole à Bakounine et Proudhon !

Résistances : librai­rie pari­sienne anti-impér­ial­iste et « anti­sio­niste », créée par deux ex-mili­tants de Lutte Ouvrière, par ailleurs mem­bres de la CAPJPO. Cette librai­rie a sou­tenu la can­di­da­ture Dieudonné sur les listes Europalestine avant de se fâcher avec lui. A invité dans ses murs Gilad Atzmon, musi­cien juif qui tient des dis­cours délirants contre la gauche juive ; Paul-Emile Blanrue, autour d’un livre bourré de sous-enten­dus antisé­mites (Sarkozy et les Juifs) ; et des écrivains cons­pi­ra­tion­nis­tes comme Thierry Meyssan et Webster G. Tarpley.

Suite à l’agres­sion dont ce local avait été vic­time, agres­sion menée par des sio­nis­tes d’extrême droite après que la librai­rie eut accepté d’accueillir le livre de P.-E. Blanrue, ces ani­ma­teurs ont écrit dans une lettre cir­cu­laire : « les agres­sions subies à plu­sieurs repri­ses par la librai­rie Résistances (…) visaient de toute évid­ence à bâillon­ner la déf­ense des droits du peuple pales­ti­nien, mais aussi la contes­ta­tion plus géné­rale de l’idéo­logie du « choc des civi­li­sa­tions », du racisme, ainsi que l’infor­ma­tion régul­ièrement dis­po­ni­ble sur toutes les autres luttes : celles des sans papiers, des peu­ples d’Amérique Latine, d’Afrique noire… ».

On vou­drait les croire mal­heu­reu­se­ment, P.-E. Blanrue se fout comme de ses pre­mières chaus­set­tes des « droits du peuple pales­ti­nien ».

Y.C.

[*] Expression anglo­saxonne employée pour faire passer la pillule lorsqu’on uti­lise un gros mot ou une expres­sion vul­gaire

Capture d'écran sur le site de Michel Collon

Voir aussi:

NPNF N° 36-37 à commander 10€ franco de port à yvescoleman@wanadoo. fr

[Les photos ont été ajoutées par la BS.]

Le fascisme – Promesses et réalités (Guérin, 1956)

5 septembre 2011

Brochure de Daniel Guérin au format pdf. Merci au C.H.T. de Nantes.

Cliquer sur l'image pour ouvrir le pdf (20,2 Mo)

La voix des sans-papiers N° 5

25 août 2011

Le N°5 de La voix des sans-papiers est sorti et est téléchargeable au format pdf (8 pages) ici. Ci-dessous son éditorial:

COORDINATION 75 DES SANS-PAPIERS : LA SCISSION

Ce numéro de notre bulletin sort bien méconnaissable par rapport au projet initial.
Depuis fin avril, une crise grave, concernant d’abord le seul collectif du 18e, étendue ensuite à tous les collectifs de la CSP75, secoue l’ensemble de la coordination parisienne formée en 2004, au point d’être désormais sentie de part et d’autre comme une scission véritable.
Quand l’idée de ce numéro a été lancée, il a été proposé et accepté par les deux parties selon ce plan de principe : 1) aller au-delà de l’événement brut pour en saisir les raisons de fond, 2) présenter les positions des uns et des autres « en regard », sur une page celles du « côté Sissoko », sur la page d’en face celles du « côté Danfakha », ou vice versa, et ainsi de suite.
Nous espérons ne pas avoir entièrement failli au premier point. Mais, pour le second, il en va tout autrement.
Le côté Danfakha avait d’abord (28 juillet) accepté et salué ce projet, et un premier rendez-vous collectif de travail avait été fixé au mardi 2 août. Mais deux jours avant, un mail nous avertissait qu’« on se fixera un autre rendez-vous plus tard ». Finalement, le dimanche d’après (7 août), à une réunion de leur groupe, Dramé et Danfakha nous ont annoncé qu’ils refusaient toute contribution au journal. Vaine a été toute tentative de les convaincre.
Que faire ? Mieux vaut une information incomplète, que pas du tout d’information. L’assistance a alors été avertie que le travail d’interviews et de rédaction des articles était, côté Sissoko, bien avancé, que donc le journal paraîtrait avec les seules positions de cette partie. La réponse a été que la leur se réservait un « droit de réponse » (Dramé), bien improbable, vu le caractère épisodique de notre publication : ceci a été exprimé de manière appuyée, au cours de la tentative de persuasion.
C’est donc largement incomplet que paraît ce numéro de la Voix des sans-papiers. Il y a là une situation subie, contraire à notre volonté, voulue par d’autres pour des raisons inexpliquées. Mais il s’en trouvera qui nous accuseront quand même de « prendre parti»… Eh bien voilà, c’est déjà fait : avant même que le journal ne sorte. Et du côté d’où on se l’attendait le moins.
La FASTI ne saurait être trop remerciée d’avoir été la seule association parisienne à appuyer publiquement l’occupation de la Bourse du travail par les sans-papiers de la CSP75, et d’avoir, depuis, durant trois ans, mis ses locaux et son matériel à la disposition des publications qui se sont succédé.
Seulement voilà : alors que la plupart des articles de ce numéro étaient rédigés et que la composition allait commencer, par lettre du 11 août remise le jour même (adressée aux « membres des collectifs de sans-papiers »), la FASTI nous a annoncé qu’elle n’entendait « pas prendre position pour l’une ou l’autre des parties » : en conséquence notre publication devait cesser de se servir du matériel de l’association.
Vaines ont été nos protestations d’indépendance et autonomie du journal par rapport à quelque collectif que ce soit, vains nos arguments touchant l’information correcte : différence entre information partielle (incomplète) et partiale (qui prend parti): c’est en faisant obstacle à l’information de se faire et circuler, qu’on « prend position », même sans le vouloir. En l’occurrence, pour ceux opposés à la parution du journal.
Et c’est pourquoi ce numéro, réalisé en plein mois d’août avec des moyens de fortune, paraît avec une semaine de retard.

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Après le capitalisme: économie participative ou monde sans argent ?

22 juin 2011

Vidéo (en anglais) du débat contradictoire organisée à Londres le 23 octobre 2010 entre l’anarcho-chaviste Michael Albert et Adam Buick, du Parti socialiste de Grande-Bretagne. On lira aussi avec amusement le voyage de Michael Albert au Venezuela dans le livre de Rafael Uzcátegui, p. 218-220.